Ciloubidouille

Les invisibles. Quand les gens qu’on aime meurent, on ne les oublie pas. Mais ils deviennent invisibles à nos câlins, à nos fous rires, à nos tristesses, à nos projets. Heureusement, il y a les objets et leur histoire. Cette lanterne m’a été offerte par ma cousine Charlotte, pour mon mariage, il y a 20 ans. Elle l’avait dénichée dans une brocante et il n’y avait qu’elle pour m’apporter ce lampion poussiéreux en rayonnant de sa trouvaille. En plus d’être de la même famille, on était amies. Elle a donné à sa fille ainée mon prénom, « pour qu’elle ait ta joie », disait-elle. Et puis, la maladie a emporté Charlotte il y a quelques années. La maladie bien moche. La colère est passée. Le chagrin s’est installé, la poussière s’est faite plus épaisse sur la lanterne. La semaine dernière, j’ai voulu déplacer sa présence dans ma chambre neuve. Alors j’ai fait ce que je n’avais jamais osé faire. J’ai soufflé sur les fines particules grises, j’ai viré l’ancien papier rouge qui partait en lambeau. J’ai glissé ce nouvel imprimé, fait de nuit et de petites lumières. Et puis j’ai posé ma lanterne près de la fenêtre. Pas loin du cendrier trouvé chez ma grand-mère non fumeuse. Pour penser à toi Charlotte. Et à tous mes invisibles.

Les invisibles. Quand les gens qu’on aime meurent, on ne les oublie pas. Mais ils deviennent invisibles à nos câlins, à nos fous rires, à nos tristesses, à nos projets. Heureusement, il y a les objets et leur histoire. Cette lanterne m’a été offerte par ma cousine Charlotte, pour mon mariage, il y a 20 ans. Elle l’avait dénichée dans une brocante et il n’y avait qu’elle pour m’apporter ce lampion poussiéreux en rayonnant de sa trouvaille. En plus d’être de la même famille, on était amies. Elle a donné à sa fille ainée mon prénom, « pour qu’elle ait ta joie », disait-elle. Et puis, la maladie a emporté Charlotte il y a quelques années. La maladie bien moche. La colère est passée. Le chagrin s’est installé, la poussière s’est faite plus épaisse sur la lanterne. La semaine dernière, j’ai voulu déplacer sa présence dans ma chambre neuve. Alors j’ai fait ce que je n’avais jamais osé faire. J’ai soufflé sur les fines particules grises, j’ai viré l’ancien papier rouge qui partait en lambeau. J’ai glissé ce nouvel imprimé, fait de nuit et de petites lumières. Et puis j’ai posé ma lanterne près de la fenêtre. Pas loin du cendrier trouvé chez ma grand-mère non fumeuse. Pour penser à toi Charlotte. Et à tous mes invisibles.

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