Ma vie sans Internet !

Pingoo m’a taggée il y a quelques semaines. Il s’agissait de dire en cinq points ce que serait ma vie sans Internet. Je ne réponds pas souvent à ce genre de chaînes mais avouons-le, je me sens particulièrement concernée par la question en ce moment. En effet, pendant mes vacances, j’ai beaucoup de mal à joindre le réseau et je passe des jours entiers sans wifi, ni même téléphone. Au début, c’est mortifiant puis on s’y fait. Mais clairement la Bretagne n’est pas la priorité des opérateurs…

Alors voici 5 choses qui seraient sans doute différentes si je n’avais pas Internet. (déjà je bloguerais sans photos parce que c’est trop lourd à gérer 😀 ) !


1 – Je connaitrais moins de monde. Pourtant je ne suis pas farouche hein, je peux discuter avec des inconnus sans que mon coeur s’emballe ni que ma peau rougisse. Mais même avec la meilleure volonté du monde, comment pourrais-je aller à la rencontre de tant de personnes ? Sur les forums, j’ai découvert des gens avec qui je n’aurais jamais pris le temps de causer dans la vraie vie, parce que pas assez d’opportunités, de patience, de tolérance et de curiosité sans doute. Pour les blogs, c’est encore mieux. Pas besoin de s’ancrer dans une communauté pour découvrir des personnalités et des savoir faire, tout est exposé dans la vitrine. Il y a des gens plus ou moins doués pour faire passer leurs messages mais dans l’ensemble, on n’en sait pas plus que ce que la personne veut bien donner, et c’est très bien ainsi. Je ne vous parle pas des mails qui permettent d’approfondir des relations qui se serait essouflées au bout de deux lettres il y a 10 ans…. Bref, pour moi, le net loin d’être le média isolant et autiste dont on nous menaçait est une grande fenêtre vers les gens dans ma vie.

2 – Je bricolerais moins. Hé oui, aussi paradoxal que cela puisse être, je bricolais moins avant mon blog. Le premier déclencheur a été l’achat de ma maison. Quand je louais, je n’avais pas envie de décorer la maison d’un autre. Mais le vrai moteur de ma créativité, c’est mon blog. J’aime le rythme qu’il m’impose, la créativté que j’auto engage pour ne pas sombrer dans l’ennui et la redite, je suis ravie de partager les bidouilles que je bricole pour lires vos impressions, je nourris mes pensées de toutes les créations que je n’ai pas encore réalisées, je réfléchis à des astuces, à des facilités, à des partenariats, à des difficultés… Mon blog est la partie immergé de mon plaisir. En dessous, il y a tout ce qui me porte. Je ne cherche pas à vous plaire (du moins ce n’est pas ma priorité), je cherche à marcher allégrement sur le fil de mes envies. Et ce fil, je ne l’aurais jamais autant développé sans Internet (et sans vous, par la même occasion).

3 – Sans Internet je serais certainement plus engagée dans la vie politique. Je ne parle pas de politique au sens des partis et des élections, non, mais bien au sens étymologique. De mémoire, polis, en latin, signifie la ville. Et moi, j’adorerais avoir le temps de me consacrer davantage à ma ville, à la société qui m’entoure plus généralement. Internet hypnotise ma volonté et m’empêche de m’engager dans une association par exemple. Je fais déjà tellement de trucs qui  me sont chers le soir que j’ai la flemme de militer pour une ligue queconque. Bref, un tas de freins bidons qui font que je reporte à plus tard, comme le sport, l’écriture d’un roman, la construction d’autre sites, d’autres blogs… C’est nul parce que je crois naïvement et narcissiquement que je pourrais aider certains projets à avancer.

4 – Sans Internet je regarderais davantage la télé. Là c’est flagrant. Chez moi, j’allume le poste toutes les morts d’évèques. Oh je loupe forcément des super trucs, je dis ça sans ironie. Je ne crache pas sur la TV, ce n’est pas par militantisme que je snobe mon poste. D’ailleurs dans le gite où je suis, la télé est souvent allumée le soir. Bon, les vacances ne sont visiblement pas la meilleure grille de programmes mais j’ai enfin pu voir l’émission « un diner presque parfait » dont on me parle si souvent (heu, quelle bande de bêcheurs certains non ?). Pis il y a les JO. C’est cool, ça me rappelle mes grossesses. J’ai toujours eu des JO les années où j’étais enceinte de mes enfants, c’est ça de faire dans les années paires : 2000, 2002, 2006 🙂 . Bref, sans Internet, on s’occupe comme on peut. Et les livres me direz-vous ? Ben déjà j’en lis toute l’année, un par semaine en moyenne, selon la taille. Je déteste prendre le métro sans un truc à lire alors forcément, mon sac contient soit des magazines, soit des bouquins. Depuis ma première semaine de vacances, j’ai lu trois livres : Ceux qui vont mourir de saluent de Fred Vargas (je croyais l’avoir déjà lu et pis non), Serre, faucon aux serres argentées, de Feist, pis un polar d’un écrivain local. Je vous épargne les livres sur la légende de Merlin et ceux sur la philosophie pour les petits que je lis par intemitence aux enfants le soir. Donc ici, Internet n’empêche pas de lire. Si je stoppais les transports en commun, là, je ne crois que ce serait un frein sérieux à mon rythme de lecture.

5 – Sans Internet, je croulerais sous les contraintes techniques. Bon, dans mon couple, ce n’est pas moi qui gère l’administratif. Si vous voulez parler impôt, remboursement de la sécu, inscriptions des enfants à l’école, ce n’est pas à moi qu’il faut s’adresser… Doudou gère. Mais pour autant  j’adore ma banque en ligne, je rêve que le trésor public accepte les virements même pour payer la cantine et pas que pour les impôts , je plébiscite de toutes les touches de mon clavier les mairies qui te fournissent les papiers en ligne etc… Des miriades de recettes de cuisine à dispo, le quid puissance monde, l’enyclopédie de mes besoins disponible à volonté, des services en ligne plus complexes chaque jour… impossible de me passer de ce média. Il est un plaisir et une nécessité. Sans lui, je suis handicapée.
Voilà pour moi. Je ne taggue personne en retour mais je veux bien lire vos 5 points dans les commentaires . Steph, si tu passes par là, tes réponses m’intéressent :p… J’ai du mal à t’imaginer sans Internet toi… hihihi !

  

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Voir les commentaires

  • çà y est, j'ai terminé ma lecture!
    Alors moi, les cinq points seraient les suivants :
    - je n'aurais pas pu garder certains contacts, des relations "qui se seraient essouflées au bout de deux lettres il y a 10 ans…",comme tu dis.
    - je lirais beaucoup plus (ce que je faisais vraiment beaucoup plus avant!!!),
    - j'aurais sans doute beaucoup moins d'idées de bricolages, d'activités pour les enfants, et sans doute également, moins d'envie de découvrir et de pratiquer de nouveaux "loisirs créatifs",
    - je serais bien embêtée pour connaître ce que j'ai sur mes comptes!!!!
    - et enfin si je n'avais pas internet, je serais peut-être partie faire du sport, plutôt que de répondre à ton billet! Heu, enfin je crois que j'aurais trouvé une autre excuse pour ne pas y aller!!!
    Bonnes vacances!

  • Tiens je passe par là… alors je réponds donc à cette question… 5 points de ma vie qui changerais sans accès au grand Web.

    - Je connaitrais plus de monde et surtout je m’occuperais mieux des gens
    - Je bricolerais beaucoup plus, enfin ma maison avancerait
    - Je serais Maire de mon village
    - Je serais beaucoup plus concentré quand ma télé est allumée
    - Je gèrerais l’administratif en retard et sous la contrainte

    j’arriverais très bien à me passer du grand Internet, d’ailleurs j’ai vécu très longtemps sans accès chez moi :)

  • - pareil pour l'administratif
    - je dépenserais moins d'argent en étant coincée dans ma campagne, souvent bloquée à la maison par mes petits
    - je ne me serais pas remise à la couture
    - j'aurais aussi beaucoup moins d'envies créatrices
    - je cuisinerais moins
    Bonnes vacances Cilou.

  • - J'utiliserais beaucoup plus souvent le téléphone (je travaille à la maison, et j'utilise systématiquement les emails pour communiquer avec collègues et employeurs)
    - Je dépenserai moins d'argent (pas le temps de courir les magasins spécialisés genre matériel de cuisine ou anciens livres pour enfants, alors que sur Internet, on trouve tout ça facilement)
    - Je connaîtrais probablement moins de monde, ou en tous cas pas les mêmes gens, certainement pas des gens qui partagent mes improbables et puérils centres d'intérêts... ;-)
    - Je passerais ma vie à la bibliothèque et je m'arracherais les cheveux en essayant de trouver des renseignements spécifiques qu'on ne trouve même pas là-bas (mais comment faisaient les traducteurs, avant ?)
    - Je perdrais beaucoup moins de temps à glander (par exemple en écrivant ceci !) au lieu de bosser... :-(
    - Je ne me serais jamais mise à faire des yaourts, du pain, des gâteaux rigolos, à essayer plein d'ingrédients dont je ne connaissais pas l'existence, bref, je cuisinerais de manière moins inventive, et ça, ce serait bien dommage !

    Oui, je sais, ça fait six, mais il me fallait tout ça pour conclure que dans l'ensemble, le bilan est mitigé, mais plutôt positif !

  • - je n'aurais jamais au grand jamais eu l'idée de retoucher à une machine à coudre, cauchemar de mes années d'école primaire
    - je ne recevrais pas de téléphone d'amis qui me demandent "les pingouins d'apéro qui assurent trop, tu les fais comment ?"
    - je n'aurais pas tester toutes les recettes possibles et inimaginables à base de Carambar à la barbapapa et de fraises tagada
    - je ne me serais jamais rendue compte que je suis tout à fait capable de comprendre un film en n'ayant que le son
    - j'aurais sûrement des propose beaucoup plus accessibles pour mon entourage parce que les phrases du type "je veux un birch comme la Poule et tu sais pas quoi, Cilou elle fait un swap, c'est une vraie tuerie, pis tu crois que ça donne quoi si je fais fondre des bonbons schtroumpfs ?", ça les laisse pantois !

    ... et finalement je ne pourrais pas te souhaiter de très bonnes vacances !

  • Amusant, je partage beaucoup de vos avis. A l'ecole j'avais publié ca dans le journal interne, car certains ne mettaient plus le nez dehors, genre crevette albinos....

    Hymne au foetus

    Jouer avec un Pc c’est pas sorcier
    Il suffit d’acheter et d’assembler
    D’allumer et d’vérifier
    Qu’le Pc qu’on t’as filé l’est pas truqué.

    L’informatique ça n’a rien de fantastique
    En deux trois clics
    T’es connecté
    Sur le web t'es bon tu peux surfer.

    Je les vois tous, ces ingénieurs
    Fœtus encore, jamais eu de cœur
    Le nez dehors ? Non j’ai trop peur
    C’est qu’à part le binaire y’a qu’des malheurs.

    La vie aussi tu la numérises,
    Tu download, ça oui ça te défrise
    Tu bandes devant les passantes
    Tu upgrades pour garder les plus chiantes

    Et oui mon pauvre l’informatique
    Ça fait des miracles, tu trouves ça chic
    Mais moi ma belle, son âme m’habite
    Pourtant avec une plume et du papier je l’ai séduite.

  • Je ne m'énerverais pas de constater que mon commentaire hautement intelligent et longuement pesé a disparu sans laisser de traces suite à un bug obscur... ;-)

  • Si je n'avais pas Internet....

    1° : Je me sentirais bien seule au fin fond de ma campagne normande
    2° : Je passerais plus de temps à regarder la TV (y compris les programmes peu interessants)
    3° : Je ne communiquerais pas avec des gens des 4 coins de France et du Monde,qu'ils soient de la famille, des amis ou de parfaits inconnus.
    4° :Je n'aurais pas créé mes blogs et donc pas appris à partager avec les autres
    5° : Je passerais plus de temps à lire (la preuve, je reviens de vacances sans ordi et j'ai lu trois bouquins , chose que je n'arrive pas à faire à la maison)
    6° : Je ne pourrais pas "ouspiller" mon mari pour qu'il se dépêche de lire ses messages et me passe rapidos l'ordi.

    En conclusion, Internet c'est comme tout, on vivait très bien sans, mais quand on y a touché, on a du mal à s'en passer. A méditer pendant les vacances....

  • alors , si je n'avais pas internet ...
    - je dépenserais moins !!!!!! ca c'est une evidence
    - je passerais moins de temps à préparer ma classe (c'est fou le temps que je passe à faire des recherches pour ma classe, voir ce qui a ete fait par d'autres instit, ....)
    - Tout Petit Gris (mon album pour 3 /7 ans) n'existerais pas !!! (illustratrice trouvée sur internet et site d'auto edition )
    - je n'aurais pas retrouvé des tas de "copains davant" !!!!
    - et ...j'aurais moins mal au genou gauche (il me fait mal quand je reste trop longtemps assise !lol)
    voili voilou

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