Cuisine moléculaire - Ciloubidouille

Cuisine moléculaire

La cuisine moléculaire m’a toujours titillée. Je voyais le truc comme un concept lointain, presque inaccessible. Ben vi, je n’ai pas les moyens de faire des glaces à l’azote liquide par exemple, même si ça doit être trop marrant et super efficace contre le pailletage. Pis, je suis tombée nez à nez avec un petit kit qui permettait de s’initier à la chimie gastronomique amusante en testant la sphérisation des liquides. Du coup, j’ai sauté sur l’occas pour tester le principe.

Vous allez voir, il y a du bon et du moins bon. En tout cas, à mon niveau, il y a surtout une marge de manoeuvre pour arriver à exploiter le kit convenablement…

 

Le kit le voici. Boîte au super design, on se sent déjà dans le monde des grands… C’est chic et c’est à moiiiiiii 😀 !

Dans la boîte, on trouve un sachet de 10 pipettes en plastoque (toutes de la même taille), un mini écumoire trop choux et deux autres boîtes…

Dans le paquet vert, il y a de l’alginate de sodium, qui est un gélifiant. Je ne fais pas ma craneuse, c’est marqué dessus ! Dans l’autre paquet se trouvent les sachets de lactate de calcium, qui sont les sels qui entraineront la sphérisation. A ce stade, vous vous demandez peut-être ce qu’est la sphérisation ? Et bien l’idée c’est de prendre du jus de fruit ou du sirop et d’arriver à le transformer en petites boules. Ca reste comestible bien sûr et c’est très déco dans des cocktails par exemple. Il paraît que ça explose dans la bouche et que c’est une expérience mirifique… 😀 Dis comme ça, ça vaut le coup de se lancer non ?

Le soir où je me décide à tester le kit, je suis assistée des Marie, mes copines. Ici MHF verse le sachet de gélifiant dans 200 ml de jus d’orange. Elle touille bien, c’est visiblement important.

De mon côté, je prépare le bain de calcium, en respectant les proportions indiquées dans la notice. Je ne suis pas du genre à suivre les recettes mais là, c’est de la chimie, alors je m’incline…

 

Je choppe une pipette que je remplis de jus d’orange trafiqué.  Je fais glisser doucement une goutte de jus dans la solution.

Celle-ci se scratch lamentablement au fond du bol… Arg… Bon, j’ai du y aller trop vivement, je recommence. Heu… pareil. Zéro bille. Je me demande si cee n’est pas moi la bille. Les copines essaient à leur tour. Rien.

Waaaaa, c’est trop cool la cuisine moléculaire… Youhou.

On décide d’agir. MHF, sur mes instructions, rajoute un peu de compote dans le jus et également le contenu d’un demi sachet de gélifiant. L’idée est d’arriver à épaissir la solution parce qu’on a l’impression que le problème vient que cette dernière est trop liquide. 

On retente l’expérience et hop, ça fonctionne. Enfin, ce n’est pas non plus l’expérience de magie que j’attendais. Les sphères se forment péniblement et on sent bien que ce n’est pas solide solide. Mais on est quand même contentes de nous, ça glousse dans tous les sens.

Au final, entre les petites gouttes, les grosses giclées, les grands n’importe quoi, on obtient ce résultat là. Pas si pire comme dirait quelqu’un que je connais. Moi, je crois 😀 !

Sur la notice, ils le disent bien, l’étape suivante c’est la douche. Tu es sensé rincer tes petites billes. Sauf que toi tu as bien galéré à les fabriquer et tu te dis que l’eau courante sur ton tas, ça va le dissoudre en moins de temps qu’il en faut pour l’écrire. Et t’es moyen motivé… Bon au final, tu te lances et oh miracle, il ne se passe rien. Enfin si, ca lave bien les billes mais surtout ça ne les détruit pas ni même les déforme. Les billes résisent. A ce stade, tu hésites entre te réjouir du fait que tout fonctionne parfaitement et t’inquiéter du fait que rien ne bouge. Tout ça est quand même bien chimique !

 Je rassemble tout mon petit monde dans un verre. C’est pas hyper volumineux (sachant que là, on a le contenu d’une ou deux pipettes, max).

Si je rajoute de l’eau, deux groupes se forment. Les petits légers et les gros maousses qui se trainent au fond du verre.

 Mais si je remue on dirait une lampe lave, vous savez des lampes qui font des sortes de bulles molles quand elles ont suffisemment chauffé.

Avec les Marie, on trouve ça choux mais pas spectaculaire. On décide donc de rajouter une variante. Je coule trois gouttes de colorant noir dans le jus d’orange. Et au lieu de chercher à obtenir des sphères, je tente les spaghettis !

Le résultat est tout de suite plus rigolo même si encore moins ragoûtant !

Quand on les sort de l’eau, ça ressemble à rien, à des asticots, des algues !

Et voilà les deux compères. Comme je suis une jusqu’auboutiste, j’ai goûté ma production. Pas d’explosion mirifiqe dans la bouche mais je crois que ça vient de mon mélange. La compote, ça n’a jamais explosé dans la bouche. Bref, expérience ludique et à garder dans un coin de sa tête. Doit y avoir des déclinaisons plus prometteuses.

En cherchant sur Internet, j’ai trouvé deux vidéos intéressantes. La première vous file l’astuce pour créer des sphères chez vous, sans passer par le kit. Le résultat est identique à un détail près. Comme le gars utilise de l’agar agar, on obtient des billes gélifiées alors qu’avec ma méthode, le liquide est sensé être enfermé dans une pellicule molle, un peu comme les boules qu’on met dans son bain. On voit bien le principe dans l’autre vidéo :).

http://fr.youtube.com/watch?v=yMk4PZ5GbxA

 http://fr.youtube.com/watch?v=7yjAt9RMwuk&feature=related

38 Commentaires

Commenter