Faire du sucre coloré - Ciloubidouille

Faire du sucre coloré

 Mes placards en sont les criants témoins, je commence à être pas mal équipée en bidouilles pour cuisiner, décorer, m’amuser… J’achète des tas d’objets ou d’ingrédients qui me rendent la vie plus simple et surtout plus drôle. Le sucre coloré en fait partie. Des pots comme celui-ci, j’en ai pris deux ou trois jusqu’à ce que je réalise que c’était quand même super ballot à faire soi-même.

Voici un petit pas à pas en en image, quelque soit le système de colorant que vous possédez dans vos tiroirs :).

Commençons par faire un récapitulatif de ces colorants justement. Tous sont bien sûr alimentaires mais ils n’ont pas la même structure. Ceux qu’on trouve le plus facilement, ce sont les colorants alimentaires liquides. Je crois que la marque Vahiné en propose dans tous les supermarchés. Ils sont vendus par lot de trois teintes : vert, jaune, rouge. Depuis peu, ils ont remplacé le vert par le bleu et c’est plutôt une bonne nouvelle. Parce que c’est plus facile de faire du vert que du bleu hein… De mon côté, j’ai acheté deux flacons de noir et de bleu, à une époque où on ne trouvait que le vert. Ils valent environ 11 euros chacun. Je ne suis pas prête de les vider, néanmoins quand on doit se composer son stock, à l’achat, ça revient assez cher. Faut bien choisir ses teintes.

On peut également trouver des colorants en poudre (16 euros le pot chez Mora). L’avantage, c’est la rareté des couleurs proposées, on peut acheter de l’argent, du cuivre, du rouge metallisé, et puis bien sûr toutes les autres teintes classiques. On utilise ces poudres en les diluant ou à l’inverse en les saupoudrant, un peu comme j’ai fait pour mes champignons en meringue avec le cacao. Le rendu fait très pro pour peu de technique :). Les poudres sont également très appréciables pour colorer le chocolat, matière qui supporte assez peu l’ajonction d’eau (je pense surtout au chocolat blanc).

Enfin, sur le marché des colorants alimentaires, on trouve les gels. Pas toujours facile de les doser mais ceux sont ceux qui me procurent les plus jolies teintes. Pis, ils font au final moins chers. J’ai achetés ce kit chez Mora (20 euros) il y a de longs mois et il me sert toujours autant. Je fais même des mélanges.

 Enfin, il existe des colorants à base d’alcool qui évitent de remouiller le sucre ou le chocolat mais bon, je ne suis pas encore tombée aussi bas dans mon addiction… 😀 Bref, voilà où s’arrête mes connaissances en matière de colorants alimentaires mais peut-être que vous allez m’apprendre d’autres systèmes 🙂 .

Avant de me lancer avec les enfants dans notre atelier sucre, je remplis 6 pots de sucre blanc.

 MaëllePrincesse commence par tester la poudre. Le rendu final est sensé tourné au rose intense…

Mouais… rien du tout. Là c’est marron tristoune. Forcément, la poudre a besoin d’eau pour se révéler. Je rajoute donc une cuillère à café d’eau. Seulement, je ne vous apprends rien, tout corps plongé dans l’eau ressort mouillé ! Et là, ces quelques millilitres suffisent pour récupérer une vraie bouillie. Je n’ai pas de photos hélas de ce stade là, mais ce n’est pas glorieux.

Passons donc immédiatement aux colorants liquides. Voici le pot de sucre avec quelques gouttes de bleu.

 ElouanPrinceCharmant touille avec application (et une cuillère).

Fastoche pour lui. C’est humide mais ça ressemble à un début de succès :).

L’avantage des colorants liquides, c’est qu’on peut se lancer dans des mélanges. Faut prendre la main, toujours commencer par les colorants clairs et rajouter ensuite les foncés, gouttes par gouttes. Là je souhaite réaliser un violet, avec donc du rouge et du bleu.

MaëllePrincesse a transformé le sucre en caviar noir :).

Enfin, testons le colorant en gel. ErwanouGentilLoup dépose un bout de cuillère de gel orange.

Au début, nous ne sommes pas convaincus. Le gel n’est pas évident à se mélanger (je ne vous refais pas les cours de chimie que je n’ai pas suivis, mais doit y avoir des raisons évidentes, des histoires de mollécules).

Cela dit, en insistant, on parvient à un résultat très satisfaisant.

Mes deux pré-ados en pleine séance de touillage intense.

Le carmin des lèvres de ma princesse n’est pas lié à une lecture trop prolongée de Blanche Neige mais bien à un nettoyage méticuleux des cuillères qui passent à portée de bouche.

Dans l’ensemble, en dehors du gel, les sucres ne sont pas utilisables immédiatement (enfin, surtout si on est psychorigide du sucre bien sec). Du coup, je les passe au four en mode “deshydratation”, à 45°C environ pendant 10 minutes. Ca suffit à certains mais je prolonge les sunlights des tropiques pour les autres.

Voici le sucre violet obtenu par un mélange de colorants liquides. Il est devenu super dur, comme du sucre carré. Du coup, je me fais la réflexion qu’on pourrait mettre faire des moulages marrants en utilisant des bacs à glaçon à forme de coeur, d’étoile, etc. Dans mon cas, je souhaite retrouver le sucre en poudre des origines alors je le casse à la fouchette. Casséééééé le sucre 😀 !

On peut le comparer à l’autre violet, bricolé avec du gel. En dehors de l’intensité des couleurs (mais ça c’est du au dosage), je trouve le rendu final similaire.

Le sucre bleu donne l’impression de ne jamais sécher mais pourtant, ça va, il est bien comme il faut :). C’est joli non ?

Matez-moi ce bel orange ! La grande classe non ?

Et voilà, la photo de famille. Je n’ai pas lavé les contenants. A refaire, je travaillerais les poudres dans des récipients en plastique et je remplirai les pots ensuite. Je me dis que ça peut être une belle idée de cadeau si on prend de jolis bocaux. Pour les maîtresses, à la fin de l’année par exemple, ça peut le faire non ?

Nous on les utilise surtout pour les yaourts du soir. Ca amuse beaucoup les enfants.

Et moi, j’ai l’impression d’être Mary Poppins :).

 

Voilà. A vous de vous lancer. Je rajoute un dernier conseil, c’est très salissant. Alors n’hésitez pas à nettoyer immédiatement en cas d’accident, sinon ça risque d’imprégner en profondeur vos plans de travail.

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