Ciloubidouille
13 février 2018 WE à Berlin

3 jours à Berlin entre amis : le bon plan

Un grand WE à Berlin, sans les enfants et avec les copains. Beau programme non ? Ce fut le nôtre en septembre de l’année dernière. Je vous raconte ce qu’on y a fait, même si ce fut largement improvisé. Mais je crois que parfois l’improvisation a du bon, non ?

(J’avoue que j’aime bien dans ce genre de photos la tronche des gens qui ne font pas partie du groupe ^^).

(Et moi, je fais toujours le clown quand c’est moi qui suis dans la photo d’un autre groupe #guiltypleasure).

Première journée à Berlin

Pendant le temps du vol, j’ai pris le temps de noter toutes les idées que vous m’aviez données quelques jours auparavant dans mon Bullet Journal. C’est quand même génial Internet pour ça ! Vive le partage !

Hôtel Michel Berger

Une fois n’est pas coutume, pour l’hôtel, on a mis un peu de sous. Habituellement, je me fiche pas mal de là où je dors. Un bon hôtel est un hôtel propre et pas cher, avec en bonus une bonne localisation. Par exemple, vous êtes nombreux à me demander mes adresses de logement pendant notre périple en famille en Californie. Mais franchement, d’une ce n’est pas moi qui gère. Et deux, je n’en ai aucun souvenir. Je me fiche totalement de cet aspect des vacances. Moi je dors sur un caillou, alors si tu me files un matelas, c’est la fête toutes les nuits !

Bref, tout ça pour dire qu’on s’est installés au Michel Berger hôtel, sous les conseils l’influenceuse de l’influence intergalactique Caroline. Et on n’a pas regretté. C’est cher mais c’est hyper instagramable ^^ ! Et comme c’est un peu le but de toute ma vie, faire des photos pour Instagram, j’étais comblée.

On a pris le repas dans un restau en amont dans la même rue. Rien de foufou mais une première approche sympa de l’ambiance de la ville, détendue et très saine de la bouffe…

 

Quartier Friedrichshain

On a commencé par explorer le quartier à pied. Ici c’est le Berlin de l’Est, le quartier alternatif comme on dit… Ancien quartier industriel, ravagé par les guerres, reconstruit par un communisme tout stalinien, redémoli… On est dans une zone à forte histoire ajoutée :).

Dans ce quartier, les petits bonhommes des feux de signalisation sont des Ampelmännchen, ce qui signifie littéralement « petits bonshommes du feu (de signalisation) ». Ma photo est moche, mais ils ont des petits chapeaux et une position soit de marche soit de stop, bras écartés. C’était les feux d’ex-Allemagne de l’Est et lors de la réunification, malgré une volonté d’harmonisation, les allemands se sont battus pour garder ce souvenir.

On fait vite connaissance avec l’ambiance graphique de Berlin. On déambule le nez en l’air, on cherche, on s’interroge.

Les deux premières constatations sont assez évidentes. Les allemands aiment la verdure et le street art.

Quand tu voyages à l’étranger, forcément tu notes des différences avec les usages de chez toi. A Berlin comme partout, c’est facile de voir des tas de détails marrants. Par exemple, les prospectus de rue sont collés aux poteaux mais comme personne ne les retire, ils finissent par former une sorte de robe de papier ! Certains poteaux ont une couche impressionnante de publicités !

Le point Street Art

Je vous le disais, Berlin, c’est un peu le musée de plein air du street art. Il y en a PARTOUT ! Moi qui adore ces dessins, j’ai mitraillé ! J’espère que vous ne les détestez pas sinon, va falloir quitter cet article rapidement ^^ !

Si les origines de cet art urbain viennent des USA, dans le début des années 1960, une partie de la population européenne s’est accaparée le mouvement. A cette époque, l’Allemagne était en pleine ébullition. Le mur de Berlin séparait l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest rendant impossible la circulation des citoyens. S’approcher du mur était un défi que beaucoup de résidents bravaient régulièrement afin d’y réaliser des graffitis contestataires. D’ailleurs, quand le mur fut enfin détruit à la fin des années 80, il était totalement recouvert de slogans, dessins, peintures, etc. Le street art a servi de tribune aux (jeunes) Allemands qui désiraient protester et signifier leur colère.

Et depuis, c’est un moyen d’expression bien plus toléré qu’à Paris.

Le quartier de Friedrichshain, lieu privilégié des étudiants, des artistes, des végétariens, des noceurs regorge de façades colorées et créatives.

Je n’ai pas cliqué mais j’ai hésité…

Mitte, le quartier historique de Berlin

On s’y est rendu en métro. Visiblement, vu les stickers, tu n’as pas le droit de faire grand chose… :). J’adore prendre le métro des villes que je visite. C’est souvent là où tu captes les habitants.

Mitte est donc le quartier historique de Berlin. Dans les gros trucs visibles, il y a cette cathédrale luthérienne, la Berliner Dom. Nous ne sommes pas rentrés dedans.

On a préféré marcher le long de la Spree. J’aurais bien goûté un de ces bretzels mais pour une raison qui m’échappe, je ne me suis pas lancée.

DDR museum à Berlin

Je ne suis pas une grande adepte des musées, sauf si il y a un guide ! Mais je me suis laissée tenter par la visite de celui-ci qui raconte le quotidien des habitants de l’Allemagne de l’Est, du temps de la RDA. C’était assez étrange comme exposition. La vie de l’époque est mise en situation de manière très réaliste. On ne sait pas bien s’il s’agit d’une critique ou d’une forme de regret.

On se sent comme dans une maison de poupée, un peu surannée, plutôt confortable et étrangement chaleureuse, coincée dans une période vintage dont on ne sait quoi penser. Je suis désolée de ne pas vous proposer d’analyse plus poussée (en même temps, ce n’est pas comme si mon blog était un endroit très érudit…). Je n’ai pas su quoi conclure de cette visite. Une sorte de tendresse et de malaise à la fois. Et de rigolade quand même, parce que c’était un concept parfois bien étrange que ce communisme appliqué.

Si vous y allez, vous me direz :).

Sinon, en sortant, les mecs ont profité du soleil pour emballer des allemandes. Faut dire qu’elles étaient à poil, elles devaient chercher… #humourdeféministe

A côté du Alte National Galerie, sur ce qu’ils appellent l’île aux musées, on a croisé des tas de couples de mariés en pleine séance de photos. Ca m’a immédiatement replongé  en Chine où il est presque impossible de sortir sans croiser un couple en train de remplir son album de photos improbables.

On a repris la balade à pied. Sur les chaises vous pouvez voir un ours. En fait, Berlin, c’est un peu la banquise. Tu croises ce gros mammifère poilu PARTOUT. C’est l’animal emblématique de la ville (d’où l’Ours d’Or au festival de Berlin) :). En allemand, l’ours se dit « Bär », alors de Bär à Berlin, il n’y a qu’un pas.

Fernsehturm : symbole le plus visible de Berlin

Dans le quartier de Mitte, il y a aussi la Fernsehturm (tour de télévision).

Symbole de la RDA, l’idée était de prouver au monde la supériorité technologique de l’Allemagne de l’Est et de sa démocratie populaire… Elle était à l’époque l’une des structures les plus hautes d’Europe, avec ses 368 mètres. Dedans, une plateforme panoramique qui fait le tour d’elle-même en 30 minutes et bien-sur des restaus, cafés, etc…

Nous on s’est contentés de la regarder humblement d’en bas.

Et puis on est rentrés vers l’hôtel, non sans s’arrêter au niveau du pont Oberbaumbrücke. Inauguré en 1896, il a remplacé un petit point de bois (qui ne tenait plus guère que par un grand mystère et deux piquets tout droit… #pardon) qui datait de fiouuuu… C’est un chouette pont je trouve, avec ses briquettes rouges qui lui donnent un air anglais. Au sommet, des girouettes représentant l’ours et l’aigle prussien.

Ce passage est un des symboles du Berlin réunifié, il relie de nouveau le quartier de Friedrichshain et celui de Kreuzberg, séparés par la Spree.


Pendant qu’une partie de la troupe se reposait, d’autres ont poursuivi la promenade dans le quartier.

Time to dance

Ne comptez pas sur moi pour des adresses de boites de nuit hélas. Ce n’était pas trop la volonté du groupe. Ce titre fait simplement référence au slogan de Sobr, un artiste français qui recouvre les façades de danseurs et de confettis en les accompagnant de cette chouette injonction : It’s time to dance !

J’ai souvent croisé ses œuvres à Paris mais Berlin est remplie de ses affiches ! Voici un morceau de ma collection berlinoise.

Sur cette image, il y a aussi une oeuvre de Little Lucy (rectangle rose) qui s’obstine a tuer son chat de toutes les manières possibles (là elle songe à la seringue de drogue).

Quartier de Kreuzberg

Un des quartiers les plus multiculturels de Berlin et assez punk aussi, historiquement. C’est aussi un lieu verdoyant, rempli de cabanes flottantes.

De ce que j’ai vu, j’ai trouvé le coin paisible et écolo. Ce canal (Landwehrkanal) qui se jette dans le fleuve est un des canaux les plus vieux de Berlin. A l’origine il servait à drainer les boues du sud. Maintenant il n’est navigué que par le tourisme fluvial.

Je longeais la Spree et en déroulant le cours d’eau, j’ai croisé l’œuvre Molecule man de Borosky. Ces trois bonhommes troués représentent la rencontre des trois quartiers de Treptow, Kreuzberg et Friedrichshain.

La sculpture de 30 mètres est en aluminium et date de 1999.

En traversant à nouveau la Spree, on a vu des mecs en train de taguer au loin. Alors on a fait comme eux, passés des barrières et sauté les grillages pour les rejoindre et les observer travailler. Visiblement, ils n’étaient pas les premiers à faire parler la bombe…

Montés sur leur pot de peinture ou sur un escabeau, se penchant pour prendre du recul sur leurs dessins, jetant un coup d’œil sur leur téléphone où s’affichait le modèle, ils étaient appliqués et très pros.

Je n’ai pas tout aimé mais il y avait du level en technique j’ai trouvé.

Comme les copains s’étaient reposés, on a profité pour retourner les chercher à l’hôtel. Pis on a sorti les cadeaux pour ce jeune homme de 15 ans qui fêtait justement l’arrivée de sa barbe ce jour-là. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Pis on est reparti visiter.

East Side Gallery : vestige du mur de Berlin

Le mur de Berlin est visible à plein d’endroits dans la ville mais c’est à East Side Gallery qu’on trouve la plus grande partie conservée. Sur 1,3 km, on peut admirer les fresques réalisées par des artistes du monde entier juste après la chute du Mur (en 1989). Cette galerie à ciel ouvert est aujourd’hui classée au patrimoine des monuments historiques.

Le lieu est donc gratuit, libre d’accès quand bon vous semble. Moi j’ai beaucoup aimé, l’impression d’avancer le long d’un livre serpent.

Certaines illustrations sont très connues, d’autres moins. Mais toutes sont très visuelles et emblématiques.

Les œuvres sont régulièrement rénovés, par les artistes eux-mêmes parfois. Malheureusement, elles subissent les mauvais traitements du temps. Sans parler des nouveaux graffitis qui les recouvrent et les abîment.

Mais c’est quand même plein d’émotions d’être ici. Ce lieu parle d’une étrange demande en mariage, entre deux mondes qui méritaient mieux. Des colères, des disputes et de l’amour. Pis la surprise de l’avenir.

Je vous laisse visiter à votre tour et vous retrouve plus bas.



 



Deuxième journée à Berlin

Petit dej de champion au Michel Berger Hôtel (rien à voir avec le nôtre hein).

Prête pour aller pédaler dans les rues de Berlin.

Visite en vélo d’un bout de Berlin

On est partis visiter la ville pendant la matinée sur cet engin ! (Non je rigole, je ne suis pas sûre que ça m’aurait amusée longtemps. Pis moi j’aime être libre de m’arrêter).

On est passés par Découvrir Berlin en vélo et on n’a pas regretté, c’était super ! Le guide était français et comme on parle bien cette langue, on a pu profiter pleinement des explications.

Zhom a gardé la trace du parcours, alors la voici :

 

La patrouille de France…

On a commencé par Le Palais du Reichstag, dans le quartier du Tiergarten, qui accueille actuellement le parlement allemand. Je n’ai pas retenu grand chose de ce que m’a dit le guide, si ce n’est qu’il a été incendié sous Hitler. 

On a croisé des Traban, voiture emblématique de l’Allemagne de la RDA (la seule voiture du pays qu’on pouvait avoir, en passant commande et en attendant des années avant que ce soit son tour d’en posséder une…).

Porte de Brandebourg

Toujours dans le quartier de Tiergarten, la porte de Brandebourg a une histoire longue et colorée. Le monument n’est pas très haut (l’arc de triomphe mesure deux fois plus en hauteur). En haut, il y a un char. Napoléon qui l’avait ramené en souvenir de guerre a dû le rendre une fois sa déculottée de Leipzig prise. A l’époque nazi, on fait passer des messages, le char est tourné vers l’ouest, en direction de la France et l’Angleterre… Pis ils rajoutent une petite croix et un aigle prussien, histoire que ce soit clair… #jedisçajedisrien

A la libération, on vire leur déco rapidos. A l’époque du mur, de nombreux concerts ont lieu à ses pieds. Et les artistes tournent les enceintes vers la RDA, à fond le volume, afin que les jeunes de là-bas profitent aussi de la musique. Ca fonctionnait assez bien car des émeutes éclataient alors au sein de la population emmurée.

Le mémorial de l’Holocauste

On s’est arrêtés également à côté de ce mémorial. Il s’agit d’une œuvre d’art formée de milliers de bloc de pierre. En dessous, il y a un centre d’informations que je n’ai pas visité.

Inauguré en 2005, ces 2 711 stèles en béton foncé sont l’œuvre de l’artiste Peter Eisenman. Elles forment un labyrinthe de pierres brutes. Chose étrange, il n’y a pas de panneaux ou de plaques d’informations sur le site du mémorial. Si personne ne t’explique ce rassemblement de rectangles, impossible de savoir de quoi il en retourne.

Nous on avait notre guide, alors pas de soucis :).

Place Gendarmenmarkt

Pause instructive sur la place Gendarmenmarkt. Là aussi on est en plein dans le Berlin historique. Ce que la photo ne montre pas, c’est qu’on se retrouve avec un triptyque de monuments : deux cathédrales jumelles se font face, une allemande et l’autre française, Deutscher et Französicher Dom, et au centre un ancien théâtre devenu une salle de concert, le Konzerthaus.

Quand Louis XIV a révoqué l’édit de Nantes en France, ce fameux texte qui interdisait aux protestants de pratiquer leur religion (et permettait aussi leurs persécutions tant qu’à faire hein…), ces derniers ont été nombreux à se réfugier en Allemagne. Berlin les a accueillis à bras ouverts. La version française de ces églises de la place a été construite pour ces protestants migrants.

Il parait qu’à Noël il y a un marché très sympa.

Squat des trois bonnes sœurs

On continue la balade vers un squat logé dans un ancien hôpital religieux. S’il est toujours actif, c’est grâce à la mobilisation des habitants du quartier. Je crois que c’est ce que j’ai préféré, l’enthousiasme des berlinois pour défendre les valeurs de leur ville, contre le consumérisme à tout va.

C’est un peu comme cette jolie histoire, racontée par notre guide. Un jeune migrant turc a construit une cabane à l’époque où l’Allemagne était encore découpée. Personne n’a rien dit car c’était une zone minuscule pas clairement définie. Ni à l’est, ni à l’ouest. Il a agrandi sa cabane, s’est marié, a fait des enfants. A la chute du mur, le prêtre de l’église juste à côté s’est battu pour qu’il puisse rester dans son coin de paradis. Depuis il réside ici et c’est lui qui est assis sur le banc, au loin dans la photo.

 

Quartier de Haubentaucher

Le guide nous a fait également passer par Haubentaucher. Et après qu’on l’a quitté, on est revenus dans cet endroit qui nous a beaucoup séduit. Encore un de ces lieux dits alternatifs dont Berlin regorge. Il est au beau milieu de la Großstadtjungel, entre les anciennes zones industrielles. On y trouve des tas d’espaces différents.

A gauche, la plus petite boîte de nuit du monde… Tu rentres et tu peux écouter de la musique dans une ambiance stroboscopique…

L’entrée est gratuite mais je ne sais pas si c’est ouvert 24h sur 24.

Bim ! La fine équipe :).

Et un magnifique graffiti… Il est trop chouette ce poisson !

Mais bon, niveau street art, c’était difficile de savoir lequel choisir, j’en ai pris des centaines. Le lieu est dingue !

L’endroit est aussi culturel, on peut venir regarder des expos, acheter des œuvres, boire un coup…

Je n’avais pas pris d’option bagage pour des raisons d’économies, mais c’est dommage, certaines illustrations m’ont fait envie.

Partout des sortes de jardins partagés, de la récup, de l’urban jungle.


Des œuvres d’art improbables.

Même les wawas sont à visiter :).

Friperie solidaire

Le jour où on se promenait, une friperie était organisée dans ce chouette lieu.

Les gens apportaient leurs affaires et ils étaient nombreux à le faire.

Ensuite, ils pouvaient repartir avec les affaires des autres. De ce que j’ai compris, aucun échange d’argent. Que du troc.

Gros succès de l’événement en tout cas.

Enfin succès…

Si les voyages forment la jeunesse, la vieillesse reste assez difficile à faire évoluer… Trois hommes passionnés par les fringues. As usual.

Mur d’escalade extérieur

En continuant la balade, sans autre objectif que d’ouvrir les portes et voir ce qu’il y avait derrière, on est tombés sur une salle d’escalade.

L’immense fresque de gauche aurait pu nous donner un indice ^^ !

Au milieu d’une ancienne société, des blocs d’escalade et plein de gens motivés.

Chouette surprise et chouette endroit. Ça donnait envie de revenir un dimanche avec les enfants (j’ai un ErwanouGentilLoup pas mauvais en escalade).

Pis toujours, des merveilles de dessins partout…

J’ai très envie d’un mur comme ça dans ma nouvelle maison. Pas sûr que ce soit à ma portée mais bon.


Ah oui, un autre truc qui m’a suuuuper plu à Berlin ce sont ses photomathons vintage. On en trouve dans des tas d’endroits. Ce ne sont pas les nouveaux, de ceux qui font les cartes d’identité. Non, ceux sont les vieux, en noir et blanc avec un rendu pelucheux. Si un jour, vous croisez un de ces appareils à vendre, faites-moi signe. C’est clairement un objet que j’adorerais avoir chez moi.

Diner au Hugos

Pour fêter ses 15 ans, le copain nous a invités dans un super restau chic de Berlin : Hugos. C’était délicieux et on a eu une jolie vue sur la ville.

Rien que de revoir les photos, ça donne faim ! Beaucoup de créativité dans les associations de goûts. J’ai adoré.


Troisième jour à Berlin

On avait notre avion dans l’après-midi mais on réussit à caser quelques activités avant de repartir chez nous.

Footing du matin

Je ne suis pas une sportive dans le sens où je n’arrive à aucun résultat spécifique en matière de temps et de compétences. Mais je reste très épatée de ma capacité à chausser mes baskets un peu partout sur la planète, tôt le matin, tard le soir. Je crois que c’est ce qui me rend le plus fier dans cette aventure.

Je suis donc celle aussi qui fait des photos (c’est vous dire si la notion de chrono n’est pas LA grande priorité), parce que quand même, c’est joli une ville qui sort de ses brumes matinales. Pis courir dans le parc de Treptow, c’est pas dégueu hein…

N’empêche, je crois que je vais vous faire un article sur ce sport un jour. Pas sûre que ça vous passionne, mais j’en ai envie. C’est l’essentiel finalement ^^ !

Location de vélos

Enthousiasmés par notre visite de la veille, on a repris des vélos, mais sans guide cette fois-ci. On savait à peu près où aller et il faisait super beau. Que de bonnes conditions pour pédaler.

 

Ex-aéroport de Tempelhof

Je ne sais plus qui m’avait parlé de ce lieu improbable. Il s’agit d’un aéroport abandonné depuis 2008. C’est immense, plus grand que Central Parc à New-York, pour ceux à qui ça parle. La ville voulait profiter de cet espace pour en faire un centre commercial et un lieu universitaire mais a finalement décidé d’écouter ses habitants qui réclamaient un endroit pour buller.

On s’est envolés avec plaisir. Un peu comme des enfants dans un parc. Un espace à explorer, pour pédaler, sauter, rigoler…

On a retrouvé les jardins partagés ici aussi.

J’aime la version potagère des chaussures. D’habitude c’est à Noël devant la cheminée. Là c’est toute l’année, avec des plantes dedans.

Et puis on a filé à travers la ville pour rejoindre ma cousine. On est passés devant d’autres vestiges du mur de Berlin, ici remplacé par des tiges métalliques.

Mauerpark, marché aux puces de Berlin

J’ai adoré cet endroit et là aussi je me suis imaginée ramener les 4 rigolos pour pique-niquer un dimanche. Ou mieux, je leur aurais dit : « tenez, voici quelques euros, allez acheter votre repas et rendez-vous sur la pelouse ».

Parce que cet endroit un gigantesque marché qui mélange gastronomie, brocante, plantes, friperie, souvenirs…

On a testé des trucs un peu chelou mais je garde un super souvenir d’un jus de canne fraichement pressé et citronné.


Peu de touristes étrangement.

De la brocante…

 

Des chinoiseries…

Moi je regrette un joli bracelet en queue de sirène que je n’ai pas acheté, parce que trop cher. Mais il me faisait envie car il était réalisé à partir d’une cuillère et que j’adore les bijoux de ce style. Je n’ai pas la photo alors je vous montre ces espèces de mugs bavarois à la place. Vous y perdez au change je pense ^^ !

 

Et surtout, il y a le parc à côté. Lieu de vie des berlinois le dimanche, manifestement. Ils étaient des centaines à se retrouver et selon la cousine, c’est bien plus aux beaux jours.

Ils viennent pour manger entre amis, jouer de la musique, l’écouter, participer à des spectacles de rue…

La cousine en question ! Coucou Gaëlle (oui une bretonne forcément) !

Là aussi un bout de mur… Il est vraiment partout, c’est assez dingue.

J’ai pris un peu de hauteur pour vous montrer l’étendu du lieu. On n’a pas d’espaces aussi grands à Paris. Ou en tout cas, pas autant qu’à Berlin.

On est finalement rentrés à l’hôtel, on a rendu nos vélos au loueur d’à-côté et on a filé prendre notre avion, fourbus mais heureux.

Voilà pour ce périple. Bye-bye Berlin. J’avais des idées préconçues sur toi, pas forcément mirifiques. Mais je t’ai découverte lumineuse, vivante, colorée, verte et joyeuse. J’ai hâte que mes enfants te rencontrent à leur tour. J’espère bientôt !

Et vous ? Ça vous a plu la visite ? N’hésitez pas à payer le guide en commentaires ^^ !

39 réactions au sujet de « 3 jours à Berlin entre amis : le bon plan »

  1. Nous qui habitons à la frontière allemande, avions aussi une idée préconçue et pas forcément enchanteresse de Berlin. Et bien nous a pris de visiter cette ville que nous avons adorée. Ton récit est non seulement très sympa à lire mais transmet fidèlement les atouts de cette ville dynamique , jeune, verte et cool. Bravo !

  2. C’est vraiment chouette ce reportage et je découvre un troisième Berlin… une bonne occasion d’y revenir encore ! Nous y sommes allés pour fêter le nouvel an et avons été au marché de Noël devant l’église que tu montres (Gendarmenmarket). Cette ville a de multiples facettes . Merci pour ton reportage

  3. Ah, chic, moi qui viens de conclure un accord d’échange d’appartement pour une dizaine de jours à Berlin cet été, ça me donne déjà quelques bonnes idées !

    (Par contre, pas merci pour « Le petit pont de bois », hein. Je vais l’avoir dans la tête jusqu’au moment de me coucher…)

  4. C’est un endroit qui ne m’attire pas spécialement mais après la lecture de ton article, je change d’avis!
    Merci pour cette belle découverte et d’ouvrir mes yeux sur des endroits différents.

  5. Merci pour le reportage. J’y suis allée alors que j’étais jeune, du temps du mur, dans le cadre de mes études … Et je n’avais pas particulièrement envie d’y retourner.
    C’était sans compter ton article … Je mets cette ville dans ma to do list !

  6. Merci pour ce joli reportage. Je suis allée 2x à Berlin, mon fils y était en Erasmus, on a profité ! Je retrouve pas mal d’endroits vus dans ces photos mais j’ai complètement oublié les noms des différents quartiers. Heureusement un autre séjour est prévu cet été, je vais pouvoir réviser et surtout aller voir au moins une partie de ce qui m’avait échappé

  7. Mêmes sensations sur Berlin!
    Preuve qu’il faut bannir les préjugés , j’ai beaucoup aimé , c’est vivifiant et ça donne envie de participer à l’ambiance cool qui bouge et expansive ! Bon je ne sais pas si c’est clair mais j’ai partagé ton récit avec un grand sourire !

  8. Ouiii! Revenez me voir!! Il y a encore plein d’endroits que vous n’avez pas vus. Revenez en été et on ira se baigner aux lacs environnants, grimper Teufelsberg et découvrir le côté ouest de la ville, très différent de l’est.
    Des bisous cousine, toujours un plaisir de te lire et, cette fois, de redécouvrir *ma* ville à travers tes yeux. J’ai appris plein de nouvelles choses grâce à toi! :-*

  9. Un chouette week-end effectivement ! Qui me donne envie d’y retourner avec les enfants d’ici peu quand il fera beau pour prendre les vélos…
    Si tu as besoin d’un grapheur/grapheuse pour ta maison, dis-moi. Ma soeur a ses entrées dans le milieu.
    Bref, j’adore ces articles vivants !

  10. Wouaou, merci pour ce beau et long reportage photo !
    Je ne sais pas encore si ça pourrait me réconcilier complètement avec l’idée que j’ai de Berlin, mais je crois que ça commence un peu 😉

  11. Ah, super! J’y suis allée il y a… 22 ans, gloups, quand Christo avait emballé le Reichstag, pour un échange scolaire. A l’époque, la ville était un immense chantier avec des grues partout, fascinant. Depuis, j’ai bien envie d’y retourner, mais il n’y avait pas de vols directs depuis Toulouse, alors c’était compliqué sur un week end (et bon, une semaine de vacances là-bas, ça me faisait moyennement envie). Mais je crois que maintenant, c’est possible.
    Tes images montrent à quel point la culture underground s’est développée, ce doit être très chouette!

  12. j’y suis allée plusieurs fois, avec et sans enfants, en hiver sous la neige, en été pour les belles balades à vélo… en toutes saisons, j’ai aimé Berlin, merci pour tes photos, ce périple entre amis qui reflètent bien la vie berlinoise.

  13. Un nouveau recit de voyage avec pleins de photos 🙂 merci merci!
    Je n’avais pas une image aussi sympa de la ville… je crois que ta façon de raconter fait bcp dans mon envie d’y aller!

  14. Coucou !
    Très chouette cet article. Ça donne vraiment envie d’y aller. Peut-être après Paris ( départ demain matin) et Rome pour les vacances d’avril…Merci beaucoup pour tout ces récits enchanteurs, qui nous font voyager !

  15. Jubilatoire, cet extrardinaire reportage exhaustif d’une virée française à Berlin. A voir et revoir ! C’est une collection impressionnante de photos, autant de documents pour conserver l’image d’un Berlin probablement appelé à disparaître prochainement, au fur et à mesure d’une “gentrification” qui transforme déjà cette immense friche post-communiste en ville-centre chère et cossue.

    C’est aussi un témoignage de tout ce qui fascine tant les Français à Berlin. Certes, en trois jours ils n’ont pas pu tout voir ni, a fortiori, tout photographier. Mais on reste quand même assez ébahi, en tant qu’Allemand, sur tout ce qu’ils n’ont pas vu, sur leurs impasses, et sur tout ce qui fait l’autre grand charme plus ancien et plus durable de Berlin, sa qualité de vie, sa vie culturelle et sociale… Impasse totale sur l’Ouest, sur la nature en ville, les terrasses, l’architecture, l’urbanisme, etc., etc.. Même pas un petit tour au moins au KdW ! il faudra donc que cette joyeuse équipe y retourne et fasse une autre reportage tout aussi extraordinaire que celui-ci… qu’il faut regarder jusqu’au bout : 73 pages toutes aussi intéressantes et instructives les unes que les autres. C’est très fort. A voir absolument !!!!…

    On sourira peut-être aussi sur certains commentaires “naïfs”, typiquement français, tant il est vrai que les Français connaissent si peu l’Allemagne. Au hasard, j’ai relevé les “mugs bavarois” pour une collection de bocks à bière si courants dans tous les pays germaniques et dont les Prussiens, parmi tant d’autres, avait eu le talent d’en produire d’impressionnantes versions national-impériales. Mais il est vrai que tout ce qui est typique est forcément bavarois, tant il est vrai que tous les Bavarois portent des culottes de peau et des petits chapeaux tyrolien à plume… et boivent des litres et des litres de bière dans des grands « mugs ».

    J’ai relevé aussi l’”aigle prussien” qui résume à lui seul une certaine image de l’Allemagne. En effet, peu de Français ne peuvent savoir qu’il fût d’abord l’emblème de l’Ordre Allemand (dégradé en “teutonique” chez les Français) et que le dernier Commandeur était un Hohenzollern dont l’héritage (le territoire de la Prusse orientale) est tombé dans l’escarcelle de ses cousins Ducs du Brandebourg. Parce que l’Empereur avait créé cette coterie de chevaliers désargentés pour représenter l’Empire en Palestine, aux côtés des féodaux fortunés de France et d’Angleterre, elle arborait l’aigle impérial du Saint Empire, donc hérité de l’aquila romain. Au retour de Palestine, pour leur trouver des sources de revenus durables, on a envoyé cette horde d’intégristes chrétiens, entre autres opérations de police européenne et à la demande conjuguée des Polonais et du Pape, en Prusse orientale évangéliser par la force des Baltes farouchement païens. C’est ainsi qu’une des nombreuses versions de l’aigle romain (impérial ou fédéral dans de nombreuses civilisations et pays) a fini par n’être plus dans la mémoire française qu’un aigle prussien…. mais, il y aurait encore tant de choses à dire sur les clichés !

  16. C’est vrai que ça donne envie ce super reportage, mais il faut corriger une erreur : ce ne sont pas les Allemands qui ont commencé à peindre le Mur mais deux …. FRANÇAIS !! En effet les locaux détestaient et craignaient ce Mur de la Honte et ne s’y risquaient pas à cause des surveillants qui avaient la gâchette facile … En 1982 donc le lyonnais Thierry Noir (aujourd’hui connu dans le monde entier avec ses têtes aux couleurs primaires cernées de noir) et Christophe-Emmanuel Bouchet, ont -de nuit, puis au grand jour- commencé à colorer la grisaille de cette frontière de béton. Ils ne seront rejoints par le premier Allemand Kidy Citny que plus tard.
    Sur Berlin il faut rajouter que la ville est TRÈS CALME et très verte, ce qui est étonnant pour une capitale, 8 x plus grande que Paris …;-)

  17. Merci pour cette visite insolite. Berlin est comme toi, colorée, inventive, non conformiste. Je me suis régalée et n’hésiterai pas à revenir consulter cet article si je devais un jour aller découvrir cette ville.

  18. Bonjour à tous ! Ayant visité Berlin avec mes deux ados de 13 et 15 ans, nous avons eu avec ma femme la bonne idée de faire un workshop de graffiti avec un guide français super sympa. Un super moment en famille dans le parc Mauerpark ! Vous pouvez contacter Sylvain (le guide français) directement sur leur site paint your first graffiti Bonne peinture et bonne visite !

  19. Bo.jour ce fut un plaisir de lire votre fraîche découverte de Berlin. J’ai connu cette ville en RDA hiver 1964 et ai suivi son évolution. Je me demandais comment elle pouvait apparaître aux yeux de ceux qui la découvrent maintenant. Il est certain que la vision ici est celle de la découverte touristique mais elle est de belle curiosité. Elle est intéressante de façon particulière pour moi car elle accompagne mes séjours berlinois en me permettant de comprendre les regards de mes jeunes compatriotes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *