Les couches d'oignon des croyances limitantes

Des ateliers créatifs pour dépasser ses croyances limitantes

Les couches d’oignon des croyances sur nos capacités créatives, on en parle ? Je suis tombée sur cet extrait de Daniel Pennac, issu de son livre Chagrin d’école et cela a beaucoup résonné en moi. Comme une révélation. Vous savez, une révélation, c’est quand on sait déjà quelque chose, quand on applique déjà cette croyance dans notre quotidien mais qu’en découvrant l’expression de cette croyance dans la bouche de quelqu’un d’autre, on a l’impression qu’on lève le voile sur une zone floue. Tout devient alors net, éclairé, limpide. Une mise au point intellectuelle permise par un humain différent révèle ce qui vivait déjà en nous.

les couches d'oignon des croyances limitantes

Daniel Pennac raconte ici les couches de croyances limitantes que se trimballent les “mauvais élèves”. Ces enfants portent un fardeau composé d’émotions contrariées, de valeurs imposées, de manque d’amour… Je vous laisse lire l’extrait qui raconte cela mieux que je ne suis en train de le faire.

« Nos « mauvais élèves » (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l’école. C’est un oignon qui entre dans la classe : quelques couches de chagrin, de peur, d’inquiétude, de rancœur, de colère, d’envies inassouvies, de renoncement furieux, accumulées sur fond de passé honteux, de présent menaçant, de futur condamné. Regardez, les voilà qui arrivent, leur corps en devenir et leur famille dans leur sac à dos. Le cours ne peut vraiment commencer qu’une fois le fardeau posé à terre et l’oignon épluché. Difficile d’expliquer cela, mais un seul regard suffit souvent, une parole bienveillante, un mot d’adulte confiant, clair et stable, pour dissoudre ces chagrins, alléger ces esprits, les installer dans un pré­sent rigoureusement indicatif...

Naturellement le bienfait sera provisoire, l’oignon se recomposera à la sortie et sans doute faudra-t-il recommencer demain. Mais c’est cela, enseigner c’est recommencer jusqu’à notre nécessaire disparition de professeur. Si nous échouons à installer nos élèves dans l’indicatif présent de notre cours, si notre savoir et le goût de son usage ne prennent pas sur ces garçons et sur ces filles, au sens botanique du verbe, leur existence tanguera sur les fondrières d’un manque indéfini. Bien sûr nous n’aurons pas été les seuls à creuser ces galeries ou à ne pas avoir su les combler, mais ces femmes et ces hommes auront tout de même passé une ou plusieurs années de leur jeunesse, là, assis en face de nous. Et ce n’est pas rien, une année de scolarité fichue : c’est l’éternité dans un bocal.

Daniel Pennac – Chagrin d’école

Je suis à peu près convaincue que ça parle à tout le monde non ? Et bien, ce processus de couches d’oignon des croyances limitant nos capacités ne s’arrête pas à l’école, on peut le reproduire sur tous les domaines où on se déprécie.

les couches d’oignon des croyances sur nos capacités créatives

Les couches d’oignon des croyances limitantes en créativité

Quand on me dit “je ne suis pas créatif”, “je ne suis pas très douée de mes mains”, etc… Je vois bien les couches de votre oignon. Ce manque de confiance créative raconte le même processus que pour les “mauvais élèves”.

Les gens qui viennent dans mes ateliers (et je ne parle même pas de ceux qui n’osent pas venir) entrent avec ces couches d’oignon des croyances :

  • ils ne sont pas créatifs ou pas assez, pas aussi bien que les autres…
  • ils ont peur de se lancer, ça leur demande du courage
  • ils ont peur du résultat, lui aussi jamais assez beau, parfait, instagrammable
  • on leur a dit que creer, bricoler, ce n’était pas sérieux, pas prioritaire
  • et puis ils n’ont pas le temps, pas les sous, pas la place
  • ils ne se sentent pas soutenus…

Bref, la liste est longue, infinie car liée à tous les freins, à tous les sentiments d’échec, tous les moments où s’est senti dévalorisé.. Ça en fait dans une vie non ?

Participer à un atelier créatif, c’est avancer dans un chemin de guérison. Je vais vous parler des miens mais c’est la même démarche dans tous les ateliers où vous vous inscrirez pour prendre le temps de créer !

atelier créatif à l'atelier des intentions

Perso, comme mes collègues je le suppose, j’ai envie de m’occuper de vos oignons ! Je veux les tailler en morceaux ! Et ce que j’encourage, ce ne sont pas vos résultats, ce sont vos gestes, vos initiatives… J’ai de la tendresse pour vos hésitations, et le regard sévère que vous vous portez.

Le 27 décembre, je propose à nouveau une journée de créativité mystère dans mon grand atelier à Orly (94). Pendant 6/7 heures, vous allez utiliser vos mains, déconnecter votre cerveau de ses croyances pour le reconnecter à une expérience où tout est possible.

Ne pas vous dire à l’avance ce que vous allez faire participe au changement progressif de ce qui vous empêche d’avancer. Vous ne pouvez pas vous projeter, vous questionner sur ce que vous vous sentez capable ou non de réussir, sur ce qui est joli ou pas… Bref, la première étape parfaite pour faire tomber la pression du résultat.

atelier créatif à l'atelier des intentions
atelier créatif à l'atelier des intentions

Je veux être cette prof qui vous tend la main pour vous permettre d’être vous-même. Je veux vous soulager des couches d’oignon des croyances qui vous empêchent et vous aider à emprunter un chemin plus authentique et léger. Si vous avez envie de muscler votre créativité et faire du ménage dans tous les freins qui vous empêchent d’être pleinement vous-même, inscrivez-vous à des ateliers créatifs !

Une journée pour soi. Le meilleur cadeau possible non ?

Qui est partant ?

 

5 Commentaires

  • Merci Cécile. Ces mots résonnent particulièrement en tant que prof et en tant que “coincée” créative mais qui prend son courage à deux main !

  • Merci parce que ça vibre en moi en tant que Coach de Vie. J’ai envie d’accompagner ses personnes à se défaire de leurs couches d’oignons.
    J’espère de tout cœur que cet atelier fera sens pour tous. Je veux pouvoir proposer la même chose dans mon petit village pour commencer.
    Belles fêtes à toi, et au passage merci pour tous tes partages 🙏💓🥰

  • Bonjour,
    C’est très intéressant la façon d’éplucher les oignons, perso ce qui m’a fait tenir pendant l’enfance c’est la créativité que je m’autorisais puisque cela n’intéressait personne justement !
    Et puis quoi, à plus de 70 ans, ça me plait toujours autant de découvrir et d’essayer.
    Mais bon, j’habite en Isère ! et puis j’aime tellement les oignons.

  • Depuis que je te suis, je me suis libérée du regard des autres, au moins en partie. Ce que je “bricole” n’est pas parfait, pas fignolé, mais ça sort de mon cerveau, car même si je suis inspirée par d’autres, je ne peux pas m’empêcher de l’adapter à mes goûts et à ce que j’ai en stock, et de mes mains ! Et ça me suffit ! Merci d’avoir enlevé quelques unes de mes “couches d’oignon” !

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