Le Maroc en famille – Marrakech et le dĂ©sert marocain

Je continue le rĂ©cit de nos vacances au Maroc. La premiĂšre partie de notre virĂ©e parlait d’Essaouira en famille. On y est restĂ©s quelques jours puis on a fait une pause Ă  Marrakech, assez courte parce qu’on est arrivĂ©s le soir et qu’on est partis le surlendemain aux aurores. Ca nous a fait une seule journĂ©e sur place. On ne connaissait pas du tout la ville et on avait hĂąte de voir Ă  quoi elle pouvait bien ressembler aprĂšs Essouira et sa campagne.

Vous me demandez souvent oĂč je dors quand je voyage. Souvent c compliquĂ© parce qu’on va chez l’habitant dĂšs qu’on peut. Mais lĂ , je peux vous le dire. Nous nous sommes installĂ©s dans un hĂŽtel camping (Manzil la tortue) qui n’Ă©tait pas trop cher. Le dĂ©faut est sans doute d’ĂȘtre excentrĂ© de la ville (= paumĂ© dans la pampa) mais nous, on prĂ©fĂ©rait. On avait notre propre vĂ©hicule et on pouvait se rendre au centre-ville en 30mn. Pour ceux qui n’ont pas de voiture, l’hĂŽtel propose un service de taxi.

La premiĂšre nuit, on a dormi dans ce genre de tente. Pas de souci de confort ou de literie. Mais l’odeur du plastique de la bĂąche, c’est bof. La seconde nuit, on Ă©tait dans un logement en dur et lĂ , zĂ©ro souci.

Le lieu est sympa, en mode un peu Ă©cologie. Ils ont leurs poules, leurs lapins…

Ils cultivent un joli potager… Je ne sais pas exactement jusqu’oĂč s’Ă©tendent leurs ambitions bio, mais c’est un cadre plutĂŽt plaisant, loin des hĂŽtels façon Club Med.

Pis la déco est assez jolie. Petit coup de coeur pour les lampes chapeaux, aussi chouettes le jour que la nuit.

La nourriture est bonne, les gens super accueillants. C’est drĂŽlement fleuri.

Et il y a une jolie piscine ! Bref, nous on a bien aimé (pas de sponso dans mes propos, juste notre ressenti).

Le soir de notre arrivĂ©e, nous avons dĂ©cidĂ© d’aller manger en ville ! Il fallait qu’on teste la fameuse place Jemaa-el-Fna Ă  la nuit tombĂ©e, car il parait que c’est Ă  ce moment qu’elle prend vie. Les premiĂšres impressions sont plaisantes. Il y a des lumiĂšres partout, des vendeurs de fruits, des artistes de rue…

Ca sent bon, ce qui tombe bien car on a drĂŽlement faim !

C’est en cherchant oĂč manger qu’on a vu les limites de notre patience. On s’est fait alpaguer toutes les minutes, Ă  coup de « gazelle », de « charlotte aux fraises » et autres expressions pour dĂ©signer les filles. Bien relou. C’Ă©tait presque intimidant parfois leur façon de faire, trĂšs physique. Moi j’ai dĂ©testĂ© et le reste de la famille pareil. On a fini par se mettre sur une table, choisissant au piff et lĂ , franchement, on a mangĂ© des plats assez lĂ©gers… On est tous ressortis en ayant encore faim.

Moi j’ai demandĂ© un tajine aux pruneaux. Je ne peux pas dire que ça m’ait calĂ©e. Truc que je ne savais pas en revanche, c’est qu’il n’y a pas de lĂ©gumes dans les tajines. Vous confirmez ? Moi j’avais idĂ©alisĂ© des carottes, des aubergines, des courgettes… Nope. Un morceau de poulet, 5 pruneaux, 10 amandes et basta.

En dehors de cette dĂ©convenue culinaire, on a passĂ© une belle soirĂ©e. On a regardĂ© les boutiques, les gens, on a senti les odeurs parfumĂ©es, on s’est laissĂ©s envoĂ»ter par les lumiĂšres des guirlandes, des lanternes et autres photophores… on a Ă©vitĂ© les spectacles avec des animaux, serpents, singes. Plus le temps passe, moins je cautionne.

Je serai la 100000Ăšme touriste Ă  le dire, mais on se croirait chez Alibaba… On cherche la lampe magique mais c’est dur car elles semblent toutes merveilleuses.

Je pense que l’artisanat est local mais impossible de confirmer parce que parfois j’ai eu l’impression d’avoir vu les mĂȘmes choses en Chine… pis Ă  force de force de contempler des stands aux devantures identiques, on se demande qui fabrique tout ça. Qui sont les artisans si productifs ?

Comme ces colliers qui m’ont paru tout sauf berbĂšres, attendu que j’ai vu leurs frangins pendant trois ans Ă  Wuhan…

Pareil pour ces paniers. (LĂ  on s’arrĂȘtait pour acheter des cacahuĂštes Ă  nos enfants qui avaient encore faim ^^ !)

Le truc qu’on valide, c’est le jus d’orange fraichement pressĂ©. La rĂ©galade. Pour les assiettes, c’est joli mais chez moi, mon petit plat marocain, il ferait un peu dĂ©calĂ©, tout seul dans son coin, parce que ce n’est pas du tout le type de vaisselle que je possĂšde.

Bref, on n’a rien achetĂ© d’autre que de la nourriture ! Mais on en a pris plein les mirettes. C’est joli Marrakech la nuit.

J’ai beaucoup aimĂ© les boutiques de tapis. Pas pour en acheter, je ne suis pas fan des tapis (Ă  quelques rares exceptions), mais pour l’ambiance. Certaines devantures Ă©taient vraiment plaisantes. Pareil pour ces Ă©tals de thĂ©iĂšres. En soi elles n’ont rien de dingue, mais exposĂ©es ainsi, ça a du charme.

J’ai trouvĂ© que plus on s’Ă©loignait du centre, plus les Ă©choppes me plaisaient. Moins de chichi, moins de trucs formatĂ©s pour les touristes. De la camelote, mais de la camelote qui n’en faisait pas des tonnes.

On sentait aussi que les acheteurs n’Ă©taient pas les mĂȘmes.

Ces carreaux de ciment sont certainement les trucs qui m’ont fait le plus de l’oeil. Mais je suis restĂ©e sage, je n’ai rien ramenĂ©.

Bref, trois belles heures Ă  Marrakech plus loin, nous sommes enfin allĂ©s dormir Ă  l’hĂŽtel !


AprÚs une nuit de repos, un bon petit dej tranquille, on a voulu visiter la ville de jour. On a suivi vos conseils et on est allés voir les jardins de Majorelle.

Point nĂ©gatif, on a dĂ» faire une petite heure de queue en plein cagnard pour y entrer. Il Ă©tait 10h et ça devait dĂ©jĂ  ĂȘtre trop tard. Les enfants ont prĂ©fĂ©rĂ© nous attendre Ă  l’ombre. ^^

Mais une fois Ă  l’intĂ©rieur, pas de regret, c’est vraiment un superbe endroit. Il s’agit un magnifique jardin, crĂ©Ă© par le peintre Jacques Majorelle qui vĂ©cut Ă  Marrakech Ă  partir de 1924. Cet artiste en fit un vĂ©ritable paradis avant de devoir le quitter en 1962, rapatriĂ© en urgence Ă  Paris suite Ă  un accident de voiture. AprĂšs sa mort, consĂ©cutive Ă  l’accident, le jardin fut alors laissĂ© Ă  l’abandon. Ce n’est que des annĂ©es plus tard, en 1980, que ce domaine fut enfin rachetĂ©, sauvĂ© de la destruction et restaurĂ© par Yves Saint Laurent et Pierre BergĂ©. A la mort de Yves Saint Laurent, les jardins de Majorelle ont Ă©tĂ© cĂ©dĂ©s Ă  la fondation Pierre BergĂ© et Yves Saint Laurent et accueille dĂ©sormais plus de 600 000 visiteurs par an.

Dont nous ^^ !

Les jardins de Majorelle sont connus pour leur luxuriance et pour la couleur unique qui enveloppe les Ă©lĂ©ments bĂątis. J’ai adorĂ© ce bleu si particulier, Ă  la fois lumineux et mat qui recouvre la maison centrale bien-sĂ»r mais Ă©galement de nombreux Ă©lĂ©ments de dĂ©cor du jardin.

Cette couleur, sorte de bleu mauve profond, imaginĂ©e par le peintre, a fini par ĂȘtre sa crĂ©ation la plus cĂ©lĂšbre, davantage que ses propres Ɠuvres. C’est une teinte dĂ©posĂ©e.

Jardinier passionnĂ©, sieur Majorelle s’emploie Ă  crĂ©er un jardin botanique autour de sa villa, qu’il compose autour d’un long bassin central et oĂč il met en scĂšne des ambiances naturelles variĂ©es. L’endroit est habitĂ© par des centaines d’oiseaux. Ce jardin est pensĂ© comme une Ɠuvre d’art vivante par son maitre, on y trouve des plantes exotiques et d’espĂšces botaniques rares que le peintre rapporte de ses voyages dans le monde entier : cactus, yuccas, nĂ©nuphars, nymphĂ©as, jasmins, bougainvillĂ©es, palmiers, cocotiers, bananiers, bambous…

L’homme va consacrer 40 ans de sa vie Ă  peaufiner son oasis luxuriante.

La propriĂ©tĂ© n’est pas immense (Majorelle en ayant vendu des parcelles de son vivant) mais elle est ombragĂ©e et vraiment sublime. C’est l’endroit que j’ai prĂ©fĂ©rĂ© Ă  Marrakech je pense :).

Difficile de rater une photo 🙂

Magnifique non ? Pour moi qui adore les cactus, c’est un genre de paradis :).

AprĂšs une pause repas, nous avons dĂ©cidĂ© de nous promener dans les ruelles de Marrakech, sans trop d’objectifs. Enfin si, deux : Ă©viter la foule et le soleil.

Marrakech est une ville fortifiĂ©e au niveau de sa mĂ©dina (la vieille ville quoi). Mais il y a une partie tout autour qui correspond Ă  la ville nouvelle qu’on n’a pas du tout explorĂ©e.

Donc quand on rentre, on a l’impression d’accĂ©der Ă  une ville avec des remparts. Pour moi, des remparts, tu peux grimper dessus, et lĂ  je n’ai pas vu comment le faire. Il s’agit plutĂŽt d’un simple mur de 10 km de long qui encercle l’immense souk qu’est Marrakech.

 

Dans l’ensemble on a rĂ©ussi notre pari. On a tournĂ© Ă  chaque fois dans les ruelles les plus dĂ©sertes et on a plongĂ© dans le quotidien des habitants, en longeant les murs Ă  l’ombre.

Le surnom de Marrakech, c’est la ville rouge. On comprend rapidement pourquoi. En traduction littĂ©rale, en revanche, Marrakech signifie « La terre de Dieu ».

On se dit que Dieu n’est pas trop susceptible sur l’Ă©tat de rangement de sa chambre… ^^

Je rigole, il y a des ruelles magnifiques :).

En me promenant, j’ai vu rapidement que j’allais agrandir sans souci ma collection de portes admirables. Je ne sais pas si ces portes datent de temps reculĂ©s mais elles reprennent le style des artisans andalous, venus de Cordoue et de SĂ©ville dans les annĂ©es 1100 (les coupoles ciselĂ©es et ces arcs sont typiques des portes du dĂ©but du 12Ăšme siĂšcle).
 

C’est chouette de se balader dans des coins plus excentrĂ©s de la ville. On voit autant de superbes hĂŽtels que de vĂ©ritables habitations. Ça donne envie d’ouvrir les portes non ?

Les paniers et les chapeaux vendus ne ressemblent plus Ă  ceux des Ă©tals plus touristiques. On a l’impression de choses plus vraies.

Il y a un peu de street-art mais clairement, ce n’est pas trĂšs dĂ©veloppĂ©.

A un moment, on a voulu voir Ă  quoi ressemblait Marrakech de haut. Et pour cela, rien de tel que les rooftops, ces restaurants/bars qui proposent des terrasses en hauteur avec une vue sur la ville. On en a choisi un au hasard. Je ne sais pas si ils sont tous comme celui-lĂ  mais on n’a pas eu une vue de dingue.

Ça reste quand mĂȘme plaisant de contempler des toits. On voit des aspects de la ville qu’on ne soupçonne pas.

Pis boire un coup est toujours une pause appréciée ^^!

La mĂ©dina de Marrakech constitue le centre nĂ©vralgique et le cƓur historique de la ville, elle s’Ă©tend sur environ 600 hectares, ce qui fait d’elle une des plus vastes mĂ©dinas du Maroc (ainsi que la plus peuplĂ©e d’Afrique du Nord). Autant vous dire qu’il y a de quoi s’y perdre :). Certains quartiers sont diffĂ©rents du reste de la ville. Ainsi, quand on entre dans le quartier juif de la ville, on se sent dans une ambiance particuliĂšre.

Les juifs, dans beaucoup de pays que j’ai visitĂ©, ont souvent un quartier Ă  eux. Je ne sais pas exactement pourquoi, mĂȘme si je soupçonne beaucoup d’intolĂ©rance et de croyances dĂ©biles derriĂšre tout ça. Mais Ă  Marrakech, de ce que j’ai lu, ça ne s’est pas passĂ© dans des conditions si horribles. Un sultan du 15Ăšme siĂšcle a vite vu comment tirer partie des talents de la population juive (celle qui fuyait l’Espagne). Et en contrepartie de leur savoir-faire, il les a installĂ©s dans un nouveau quartier, le Mellah, (cloisonnĂ© quand mĂȘme, faut pas dĂ©conner…) oĂč il leur a garanti une relative sĂ©curitĂ©, pas si loin du palais royal.

Aujourd’hui, il n’y a presque plus de juifs dans ce quartier. L’endroit est joli, avec une esthĂ©tique assez homogĂšne (la mĂȘme couleur terne sur les murs, les portes en bois, etc…), mais ca manque un peu de rĂ©novation… C’est un quartier pauvre mais trĂšs dynamique Ă©trangement. Les prix, parait-il, y sont plus raisonnables (on dit mĂȘme que les boutiques du quartier touristique viennent s’approvisionner ici).

Bref, j’ai bien aimĂ© me promener lĂ -bas.

Ce petit jardin de ville m’a beaucoup rappelĂ© la Chine :). Un peu de mĂ©lancolie…

Ces poudres de couleurs sont mon regret. J’aurais bien aimĂ© visiter le quartier des teinturiers. Une autre fois !

Nous nous sommes dirigés doucement à nouveau vers le centre touristique de la ville.

On a donc recommencĂ© Ă  tomber sur des boutiques plus Ă©laborĂ©es…

Pour finalement arriver de nouveau sur la place Jemaa-el-Fna mais en plein jour (et en plein soleil…)

Les enfants en avaient marre de marcher, alors on s’est laissĂ©s tenter par un tour de calĂšche. Cette attraction est clairement un gros truc touristique (on a payĂ© 400 dirhams je crois).

On en a profitĂ© pour faire un petit film en accĂ©lĂ©rĂ© qui n’a pas donnĂ© grand chose..

Les enfants en ont surtout profité pour roupiller ^^

On a fini la soirĂ©e dans un chouette restau, qui s’appelle La Terrasse des Épices. Visiblement faut rĂ©server mais on a rĂ©ussi, en arrivant tĂŽt, Ă  avoir notre place.

Une vue plus jolie des toits de Marrakech.

A la nuit tombante, la terrasse s’est parĂ©e de jolies lumiĂšres et c’Ă©tait drĂŽlement beau !

Je suis allĂ©e discrĂštement demander une bougie pour poser sur le dessert de MaĂ«llePrincesse qui fĂȘtait ses 15 ans, en prĂ©cisant que je ne voulais pas de chansons ni d’animation, juste la bougie. Autant vous dire qu’on a eu la totale… Les mecs Ă©taient dĂ©chainĂ©s, on a eu le droit Ă  la chanson dans toutes les langues et un cierge en guise de bougie ^^ ! Mon ado Ă©tait un poil gĂȘnĂ©e mais heureuse. Mais gĂȘnĂ©e. Mais heureuse… Bref, un moment rigolo !

Le lendemain, aux aurores, on a dit au-revoir Ă  Marrakech pour partir vers le sud est et traverser les montagnes du Haut-Atlas… On avait rĂ©servĂ© un guide pour trois jours (et surtout son 4/4). L’objectif ? Voir le dĂ©sert !


Je dois bien vous avouer qu’on a eu un problĂšme de communication avec Zhom sur cette partie du voyage. Je soupçonne d’ailleurs ce que ce problĂšme vienne du fait qu’il n’avait pas bien compris lui-mĂȘme ce qui nous attendait. Dans ma tĂȘte, on partait pour trois jours dans le dĂ©sert.

On traversait les montagnes, en direction de Ouarzazate, et Ă  la fin de la journĂ©e, on arrivait dans le dĂ©sert. Dromadaires, tente et thĂ© Ă  menthe…

Que nenni… On a passĂ© la journĂ©e sur la route, ça oui. Une jolie route d’ailleurs, plein de paysages qui donnent envie de s’arrĂȘter pour prendre des photos…

On a croisé des villages caméléons qui se fondaient dans la pierre sÚche et poudreuse.

On a suivi des coulées vertes, oasis de couleur et de végétation. Havre de culture irriguée par des humains travailleurs et courageux.

Parce que bon… on ne peut pas dire que le reste du paysage sente la terre facile Ă  cultiver !

Mais les hommes suivent le chemin de l’eau et ce serpent vert est la rĂ©compense d’un labeur millĂ©naire.

Tout le monde n’a pas tout vu… Parce qu’en fait, le voyage a durĂ© une plombe…

En effet, cette route que nous avons suivie (qui s’appelle Tizi-N-Tichka) est longue de 200 km environ ! Elle traverse le Haut Atlas. Successions de petits virages, on dit que c’est une des plus belles du Maroc. Et si on veut se rendre Ă  Ouarzazate, il n’y a pas d’autres chemins… Son point culminant, le col Tichka, est Ă  2 300 m.

Au bout d’un moment, un poil impatient de voir le paysage changer et se transformer en dunes sablonneuses, on a demandĂ© Ă  quelle heure on arriverait. Et le guide a rĂ©pondu « demain soir ». « Demain soir ???? »

Heu… Regard vers Zhom…

Bref, personne n’avait anticipĂ© qu’il faudrait faire autant de route pour voir le dĂ©sert. Et sur le coup, personne n’a pris cette nouvelle avec joie ^^ !

Je crois que c’est le moment oĂč le guide nous a annoncĂ© une pause pour une visite. Et lĂ , pareil, on n’avait pas vraiment pensĂ© qu’on aurait des arrĂȘts touristiques dans le programme, qui ralentiraient d’autant plus notre arrivĂ©e au dĂ©sert. Du coup, on est descendus de la voiture un peu bougons.

Qu’allait-on visiter ? Une vieille demeure berbĂšre. Super. On a un peu trainĂ© des pieds, on Ă©tait déçus, fatiguĂ©s… mais une fois la visite commencĂ©, on n’a pas regrettĂ©.

Cette demeure est en fait la Kasbah de Telouet, un ancien palais du dernier seigneur de l’Atlas, de la tribu des Glaoui. A premiùre vue, tout semble tomber en ruine.

(On observe entre autre les nids de Cigognes).

Et puis, on entre Ă  l’intĂ©rieur et lĂ , la magie commence…

A l’intĂ©rieur de la kasbah, on tombe sur des trĂ©sors architecturaux, vestiges de temps anciens oĂč l’argent n’Ă©tait pas un problĂšme…  Par la fenĂȘtre, on imagine la vie d’autrefois, Ă©poque rĂ©volue oĂč les berbĂšres et juifs cohabitaient sur ces terres.  Les premiers vivaient principalement de l’agriculture et de l’élevage, les seconds gĂ©raient l’exploitation du sel et de la distillation du Merrain, une eau de vie Ă  base de dattes et de figues (= la richesse !).

J’adore cette photo Ă  gauche. Je ne sais pourquoi, je lui trouve un air du film de Luc Besson, Le 5Ăšme Ă©lĂ©ment.

Au mur, des dĂ©cors incroyables tĂ©moignent du faste du rĂšgne de la famille Glaoui : des salons de stuc, murs en zellige, ornements de marbre et de faĂŻence, longs corridors, plafonds en cĂšdre surprenamment bien conservĂ©s. C’est Ă©tonnant d’ĂȘtre perdus dans la pampa et de se retrouver au milieu d’un tel luxe architectural.


De par sa position, le palais occupait une position stratĂ©gique, sur le passage des caravanes marchandes et prĂšs d’importantes mines de sel. C’est ce qui a fait sa richesse et celle de tous les pachas qui la gouvernaient.
Sur Wikipédia, je lis que 300 ouvriers ont travaillé pendant trois ans pour décorer les murs et les plafonds. On veut bien le croire tellement la masse de travail semble impressionnante.

La kasbah accueille toujours les princesses ^^ !

On a mĂȘme croisĂ© Sarah Bernard… :))

Ici les tentures au mur viennent tout droit de Chine :). Elles sont en soie, forcĂ©ment…

4 enfants pour me gouverner toute ! Je les adore ceux-lĂ .

Bref, une pause inattendue et finalement appréciée !

Pour des raisons politiques dont je ne me souviens plus, le lieu n’est pas rĂ©habilitĂ©. C’est dommage, parce qu’on sent une rĂ©elle beautĂ© endormie.


En attendant, certains l’habitent visiblement :). (Petit soupir Ă©cologique…)

On a repris la route en suivant le serpent vert… Objectif, atteindre Zagora.



On a pu faire plein de pauses pour se dégourdir les pattes et profiter de ces paysages si étonnants et magnifiques. Les points de vue sont nombreux.

Et avec eux, les vendeurs de… trucs !

On a refusĂ© certains arrĂȘts comme celui-ci : les studios atlas de Ouarzazate. Visiblement, l’endroit est rĂ©putĂ© et attire autant de grosses productions internationales que d’autres, plus modestes. Il semblerait que le Maroc tente l’industrie cinĂ©matographique avec un coĂ»t de la main-d’Ɠuvre relativement faible.

On a traversĂ© des endroits dont j’ignore le nom et l’histoire mais qui nous ont fait rĂȘver, le temps d’une pause, comme cette citĂ© citadelle qu’on voit au loin.

La derniĂšre ligne droite avant d’arriver Ă  Agdz, la ville au nom Ă©trange oĂč nous avons passĂ© la nuit, est un ocĂ©an de montages sĂšches.

Du cailloux en veux-tu, en voilĂ … Mais du caillou joli, non ?

Du coup, le contraste en arrivant Ă  Agdz est encore plus saisissant. La ville est une sorte d’oasis. Un lieu de repos pour les caravaniers de l’Ă©poque.

Agdz est connue pour possĂ©der la plus grande palmeraie du Maroc, dans la VallĂ©e du DrĂąa. Mes photos ne rendent pas le vert explosif, mais franchement, c’Ă©tait un vrai paradis. AprĂšs avoir fait cette longue route sĂšche, marcher dans tout ce vert Ă©tait dingue !

On a quittĂ© la maison d’hĂŽte qui nous accueillait pour se promener une grosse heure dans la palmeraie. On a croisĂ© des ruines de kasbahs.

Mais on a surtout profitĂ© de la douceur du soir, de la lumiĂšre magnifique, de la fraicheur apportĂ©e par toute la vĂ©gĂ©tation…

On a croisé plein de crapauds :). Vous le voyez ? Ca faisait un boucan de tous les diables !

L’endroit Ă©tait clairement cultivĂ©. On a croisĂ© pas mal d’agriculteurs d’ailleurs. On s’est fait aussi discrets que possible, pour ne pas dĂ©ranger.

Mes cowboys 🙂

Bref, une pause comme une bulle de bonheur. Un endroit apaisant et revigorant.

Pas de naĂŻvetĂ© cependant, ce qui Ă©tait beau et dingue Ă  nos yeux, Ă©tait la maison d’autres personnes, bien moins aisĂ©es…

Le lendemain, nous avons repris la route assez tĂŽt pour profiter de la fraicheur.

A une vingtaine de kilomĂštres au sud de Zagora, le guide nous a Ă  nouveau stoppĂ© pour nous proposer une visite d’une poterie. L’enthousiasme n’y Ă©tait toujours pas mais on a fait contre mauvaise fortune bon coeur.

On a visitĂ© le village de Tamgroute, plutĂŽt pauvre hein… Un mĂ©lange de paysans et d’artisans.


Un arrĂȘt Ă  la mosquĂ©e du coin. A la fois moderne et traditionnelle. Nous ne sommes pas rentrĂ©s dedans. A vrai dire, on ne nous a jamais autorisĂ©s Ă  rentrer dans une mosquĂ©e.

Pour ĂȘtre trĂšs honnĂȘte, je ne me souviens plus bien si c’Ă©tait une mosquĂ©e. Peut-ĂȘtre une bibliothĂšque ? Chais plus !

J’aime bien ce systĂšme de portes dans des portes… 🙂


Ce village est connu pour ses poteries donc et pour la couleur verte de celles-ci.

L’argile provient des berges du Draa. Extraite de galeries souterraines, elle est piĂ©tinĂ©e afin d’ĂȘtre prĂȘte Ă  travailler. L’Ă©mail des poteries de Tamegroute, qui passe par tous les verts, est dĂ» Ă  un alliage de manganĂšse (contenu dans le khĂŽl), d’oxyde de cuivre et de farine d’orge. Sans l’ajout du cuivre, les artisans obtiennent un Ă©mail brun/ocre.

Les diffĂ©rentes opĂ©rations sur l’argile ont lieu dans la cour des ateliers. On voit des Ă©lĂ©ments de leur travail un peu partout dans le quartier des potiers.

Notre guide nous montre comment les artisans procĂšdent. Il se glisse dans un trou oĂč il peut actionner une pĂ©dale qui fait tourner le plateau, ce qui lui permet de former bols, saladiers, pots, cruches, assiettes, tuiles dĂ©coratives…. C’est une production artisanale locale dont les techniques ancestrales n’ont jusqu’à aujourd’hui pas changĂ© et sont tenues secrĂštes.


Une fois les piÚces réalisées, elles sont émaillées à la main puis mises à sécher au soleil.


DĂšs qu’il y a assez de poteries façonnĂ©es, ils les enfournent dans un four traditionnel. C’est un gros travail, il faut compter 4 heures pour enfourner les 600 objets d’une tournĂ©e. La cuisson dure 4 heures Ă  une tempĂ©rature de prĂšs de 1000°. Pas mal de pertes (environ 20% des piĂšces sont endommagĂ©s pendant la cuisson).

Ça c’est des tuiles. Elle sont façonnĂ©es en tubes puis fendues en deux.


Et Ă  la fin de la visite, on passe par… la boutique bien-sĂ»r.

Bref, une visite finalement sympa :). On est partis manger. Le temps que le soleil soit moins chaud, on en a profité pour acheter des chÚches, ces foulards de 4 à 8 mÚtres de long, portés par les touaregs.

Nous Ă©tions ENFIN aux portes du dĂ©sert… Il fallait nous protĂ©ger davantage.

On a rapidement vu l’intĂ©rĂȘt d’avoir un 4/4… L’endroit est le dĂ©part du Paris-Dakar. C’est presque impossible de rouler sans ce genre de vĂ©hicule.

Le guide nous avait fait acheter des bouteilles d’eau dans la derniĂšre ville traversĂ©e. Heureusement, je ne me serais pas sentie de boire celle du puits…

Les point d’eau sont tous rĂ©pertoriĂ©s et les touaregs viennent faire boire leurs bĂȘtes.

Nous on fait les fous avec nos nouvelles coiffes. On plaisante en disant qu’on fait partie de la team du professeur Quirell 🙂 !

On finit par arriver ENFIN Ă  notre campement ! Yeeepeeee !!! Nous sommes dans le dĂ©sert ! Fourbus par ce si looooong voyage (parce que la conduite dans les dunes, c’est assez spĂ©cial. Ça remue bien, voire ça file la gerbe), on a du mal Ă  croire qu’on y est !

On commence par le thé à la menthe :). Et il est le bienvenu !

Mais on part vite faire les zouaves dans les dunes. Le sable est brûlant, mais tant pis !

On nous annonce que les dromadaires sont prĂȘts. Alors on enfourche ces surprenants destriers et hop, on part Ă  l’assaut de la plus grande dune du coin.

Difficile d’avoir fiĂšre allure. Les mouvements de cette bĂȘte te font t’onduler dans tous les sens…

LĂ  encore, les photos ne rendent pas bien la topologie des lieux. Partout des dunes, du sable qui s’envole, quelques zones rocailleuses…

C’est assez magique…

VoilĂ  la fine Ă©quipe (Et les ombres du guide qui ne maitrise pas bien mon tel :).)

Au pied de la grande dune, tout le monde s’arrĂȘte. Les dromadaires sont incapables de la gravir. Va falloir y aller Ă  pied !

C’est difficile de se rendre compte mais quand vous voyez la tailles des dunes au loin, vous pouvez peut-ĂȘtre imaginer la masse sur laquelle nous sommes montĂ©e. Un gros gros gros tas de sable !


Petite photo au sommet. C’Ă©tait chouette d’ĂȘtre ensemble lĂ -haut. SiloĂ«JolieFĂ©e qui a le vertige a mis du temps Ă  grimper mais aidĂ©e par sa soeur, elle a fini par vaincre sa peur et nous rejoindre.

LĂ -aussi on a fait des photos rigolotes.

Bon celle-ci n’est pas la meilleure mais je me souviens de ce moment. J’Ă©tais vraiment heureuse d’ĂȘtre lĂ .

On a attendu que le soleil se couche en faisant les idiots.

My lover…

Deux cornichons.

Et le soleil s’est couchĂ©. Et c’est beau. Mais alors, c’est tous les jours comme ça ? (Paye tes refs ^^).

Nous sommes redescendus de la montage de sable, en courant, en glissant, sur les jambes ou sur les fesses… En tout cas, bien plus vite qu’on Ă©tait montĂ©s !

Un moment plein de wawaous…


On est remontĂ©s sur nos dromadaires…

La nuit est tombée vite. TrÚs vite.

Nous sommes arrivés dans le noir complet au campement. Heureusement, ils avaient fait un feu. Ca donnait une lumiÚre à suivre au loin.

Le repas a été trÚÚÚÚs apprécié par mes affamés.

Et le sommeil pas trĂšs long Ă  trouver…

Les plus grands ont veillĂ© au coin du feu. Moi je suis partie admirer le ciel Ă©toilĂ©. Impossible Ă  prendre en photo mais quel dommage. C’Ă©tait fĂ©Ă©rique.

Le lendemain, on a repris la route vers Marrakech oĂč nous attendait notre avion. Chose extraordinaire, le trajet retour s’est fait en 5 heures de route !!! Autant vous dire qu’on avait fait un gros dĂ©tour Ă  l’aller…

On a dit adieu au désert si fou et si changeant.



Et voilĂ … notre virĂ©e au Maroc s’est terminĂ©e ainsi. En arrivant, on a trouvĂ© une guirlande de ballons, remplis de bonbons. Une bonne Ăąme, soucieuse de ne pas pĂ©naliser les gourmands, privĂ©s de chocolat de PĂąques ! Quel accueil !

* * * * *

Pour revoir la premiĂšre partie du voyage en famille Ă  Essaouira, c’est par ici.

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A propos de l'auteur /


35 commentaires

  1. Barbara

    fantastique
    merci merci merci pour ces partages vraiment

  2. Pat Lab

    GĂ©nial et passionnant ! Il y a des merveilles dans ton rĂ©cit, et ça fait rudement envie 🙂

  3. AgnĂšs56

    Superbe reportage ! Ca donne envie. Petite question, si ça ne te gĂšne pas de rĂ©pondre : je trouve gĂ©niale l’idĂ©e de prendre un guide et de sortir des sentiers battus du touriste lambda pour aller vraiment Ă  la rencontre du pays. Mais ça a un coĂ»t, j’imagine. Tu peux nous donner une idĂ©e ?

    • Ciloubidouille

      Environ 1000€ pour les trois jours (avec le petit dej et le repas du soir inclus). En fait, on paye la location du vĂ©hicule et son chauffeur-guide, indĂ©pendemment du nombre de personnes. Nous sommes passĂ©s par Top DĂ©sert 🙂

  4. Dominique

    C’est comme les contes …. on n’a pas envie que ça s’arrĂȘte …
    Merci de nous faire partager ces merveilles

  5. sophive

    merci pour ce joli moment de lecture avant de travailler.
    j’adore tes photos rigolotes elles sont superbes

  6. Chatouille

    c’Ă©tait magnifique ce voyage, ça donne envie d’y aller …
    merci pour le partage

  7. dilon

    quel beau voyage et à travers ton regard il prend toute sa saveur car tu as le don de traquer les jolies choses, de nous faire passer ton ressenti, ton vécu. Super!

  8. Anna

    que c’est beau! merci de tous ces partages…

  9. josie77

    bonjour Ciloubidouille,
    merci pour ce beau rĂ©cit de voyage! j’ai fait Marrakech il y a une dizaine d’annĂ©es et l’oppression de la place Jamal el afna m’avait un peu dĂ©goutĂ©e aussi! le pĂ©riple vers le dĂ©sert fait rĂȘver! mais rassure nous, ce n’Ă©tait pas un sentier Ă  risques? les photos sont magnifiques. Merci encore

  10. chocoplume

    Petite virĂ©e avec toi et ta tribu, destination qui donne envie avec toutes ces couleurs et l’attrait du local que tu mets en exergue; merci, ça met en forme pour aller en rĂ©union de boulot!

  11. Aline

    Merci pour ce voyage et toutes ces supers photos.
    ça donne envie

  12. Swiixou

    Wahou ! Ça a l’air sublime !! Merci de nous emmener avec toi !

  13. marieno

    Magnifique ! Les photos du dĂ©sert sont sublimes ! Concernant les lĂ©gumes ou non dans le tajine, quand j’en mange Ă  Casablanca, il y a des pommes de terre, des carottes, ou des courgettes, par contre il est vrai que je prends rarement celui aux pruneaux. Et le tajine berbĂšre est aux 7 lĂ©gumes si je ne me trompe pas.
    Merci pour cette jolie découverte !

  14. Anne

    Ah, c’est parce que tu n’es pas allĂ©e au stand 74 Ă  Marrakech:
    https://annima.fr/soupe-bonheur-heure-bleue/
    Pour le cĂŽtĂ© oppressant, en effet, je peux comprendre. Maintenant que j’y ai des amis, je ne suis plus embĂȘtĂ©e, mais sinon, c’est lourd.
    Je ne suis pas encore allĂ©e jusqu’au dĂ©sert marocain, mais c’est vraiment un objectif. Tant de magie et de beautĂ©!

  15. Sippette

    C’est magnifique comme toujours.
    J’ai adorĂ© le Maroc et Marrakech malgrĂ© l’oppression des rabatteurs et je ne connais pas le dĂ©sert mais cela me fait rĂȘver.
    De mĂ©moire, on ne peut pas visiter de mosquĂ©es au Maroc, Ă  la suite du protectorat, le gĂ©nĂ©ral Lyautet avait interdit aux soldats d’y entrer et c’est restĂ©.
    Ta photo sur les dunes est magnifique, tu as l’air si jeune, si sereine…

  16. Sylvie la GB

    quel beau, beau, post !! j’adore !
    merci merci de ce chouette partage ! ca donne tellement envie !
    Sylvie

  17. 100drine

    Merci pour ce bel article!
    ça donne envie de découvrir ce pays.

    Le jardin de Majorelle me donne des idées pour mon propre jardin (à mon échelle bien sûr!)

  18. Sand

    Le tajine aux pruneaux est un plat de fĂȘte,et qui dit plat de fĂȘte au Maroc dit pas de lĂ©gumes en gĂ©nĂ©ral(sauf le couscous).ton tajine Ă©tait donc conforme sauf qu’en gĂ©nĂ©ral c’est du bƓuf et non du poulet.
    Prendre son dĂźner Ă  la place a perdu beaucoup de son charme.Avant on y allait pour y manger des saucisses,de la rate farcie,des abats,maintenant on trouve de tout,c’est devenu que pour les touristes et c’est bien dommage. Nous nous avons le stand 31 comme cantine!!
    Et puis tu as loupé les escargots!
    Merci pour ces belles photos de ce pays si beau.

  19. clarinette74

    Merci pour ces belles photos qui font rĂȘver et rappelle de jolis souvenirs.

  20. Sandrine

    Quel beau voyage merci la ciloubidouille’s family de nous avoir fait partager tout ca ????

  21. Elise

    Encore une fois, merci de nous emmener avec toi dans tes voyages! On a vraiment l’impression d’y ĂȘtre! Merci de nous faire rĂȘver!

  22. Chris

    Merci pour la suite de ce rĂ©cit de voyage! Et pour une fois, quelque part oĂč je suis allĂ©e, avec bien sĂ»r bien de choses que je n’ai pas faite (la nuit dans le dĂ©sert, ça devait ĂȘtre magique!! )
    De supers belles photos, pleines de vie, avec mention spĂ©ciale pour les photos dans le dĂ©sert! Vous faites des pauses, ça rend juste trop bien, c’est gĂ©nial! J’y colle mon ptit loulou dĂšs cet Ă©tĂ© !
    Bref, merci encore pour ce nouvel article, de partager tes photos et un bout de vie perso, ce qui rend ton rĂ©cit de voyage si vivant et agrĂ©able Ă  lire… Surtout que vu la longueur de larticle, doit y avoir du travail!
    C’est oĂč dĂ©jĂ  vos prochaines vacances ? 😉

  23. Lililou

    Un grand merci pour ce nouveau voyage avec toi et ta famille dans ce rĂ©cit de beau voyage ! J’adore les petites pointes d’humour et ta gĂ©nĂ©rositĂ©.

  24. Kawin

    Ces photos… Ces regards… Ce rĂ©cit…. Difficile d’atterrir pour partir bosser maintenant 😉

  25. Ă©milie

    Merci pour ce billet! Je me rĂ©gale toujours autant de tes rĂ©cits de voyage… Quel travail ce doit ĂȘtre! Bravo!

  26. christine

    Merci pour ce rĂ©cit. C’est trĂšs chouette Ă  lire. Et ça m’a replongĂ© dans les souvenirs d’un trek dans le haut atlas qui s’est terminĂ© par une journĂ©e Ă  Marrakech, ou lors d’un autre sĂ©jour d’un petit tour dans le dĂ©sert (pas toujours si dĂ©sert).
    Et mention spéciale pour les photos rigolotes dans le désert.

  27. MaĂŻna

    Quel beau voyage!
    Le ciel étoilé du désert a achevé de me convaincre!

  28. bycorte

    un sacré article avec des endroits trÚs différents.

    je craque sur les photos de vous tous sur la grande dune

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