Fabriquer un abat-jour en papier - Ciloubidouille

Fabriquer un abat-jour en papier

Dans une de ses pubs, Ikea déclare qu’un meuble ne meurt pas, il se jette. Je suis plutôt d’accord avec cet adage, sauf que chez moi, leurs produits n’attendent pas forcément qu’on les jette pour mourir. Il suffit d’un enfant maladroit et hop, cassé l’abat-jour en papier… Comme ce serait dommage de bazarder la lampe pour ce simple problème esthétique, je me suis dis que j’allais offrir un nouvel abat-jour à ma loupiotte. En plus, vous allez le voir c’est assez simple comme technique, faut juste trouver de jolis papiers de substitution !

Et moi, ça tombe bien, j’en ai rapportés quelques-uns de NY

Passons à la victime… Voici la lampe mise à nue par un coup de pied malencontreux. Un potentiel très tubique (oui, c’est un nouveau mot, qui vient de tube) 😀 !

En bonne couturière, je lui prends le tour de tête, histoire de calculer sa circonférence. Faudrait pas qu’il me manque du papier !

Une fois ses dimensions connues (hauteur et largeur), je découpe un large rectangle de papier, en veillant bien à laisser de la marge pour la fermeture. Je passe même par une étape repassage, histoire d’atténuer la pliure (sans grand succès d’ailleurs).

L’histoire du rhabillage de ma lampe pourrait s’arrêter là. Un beau papier roulé en tube autour d’une ampoule. Sauf que cette lampe est destinée à la chambre de ma fille et que cette dernière voulait que je la customise un peu plus. Je me suis donc lancée à l’improviste dans un décor vaguement japonisant, (avec les moyens du bord car je n’étais pas chez moi quand j’ai bricolé mon abat-jour). J’ai déchiré de fines bandes de papier bordeaux pour former une sorte d’arbre.

Après avoir disposé mes branches, j’ai enduit de colle les morceaux de papier et je les ai placés sur le papier.

Bon, au final, l’arbre ne ressemble pas à celui du premier jet, mais il rend pas si mal.

Hop, un petit zoom pour vous montrer que j’appuie bien sur les branches afin que les papiers bordeaux soient le plus fondus possible dans le papier du fond. L’arbre est bien planté.

Pour fleurir mon espèce de cerisier japonais, je me fabrique deux tampons de fortune dans une grosse pomme de terre.

Pour réaliser ces tampons, c’est assez simple. Il suffit de dessiner sur sa moitié de patate le motif que l’on souhaite obtenir, ici des fleurs donc, et d’évider les contours au couteau. Ce qui compte c’est surtout la première épaisseur retirée, car c’est elle qui formalise le dessin, ensuite, on peut entailler plus grossièrement.

Le reste est assez simple, on trempe le tampon dans de la peinture et on fleurit harmonieusement l’arbre.

Voilà ce que ça donne une fois cette étape achevée. A ce stade, le rectangle de papier est près à être monté en abat-jour. Je commence par enrouler le bas du papier autour du cercle métallique. Je le fixe provisoirement avec une agrafe. Je fais la même chose à l’autre extrémité, de façon à former un tube parfaitement adapté à la circonférence de l’abat-jour. Enfin, je positionne le tout sur la lampe, afin d’avoir les mains libres pour encoller les deux revers du papier, ainsi que la tranche sur toute la hauteur du tube. Je n’ai pas malheureusement pas de photos de ces étapes, alors si je ne suis pas claire, n’hésitez pas à me poser des questions dans les commentaires.

Et voilà ma nouvelle lampe, prête à éclairer doucement les heures de lecture de ma grande fille.

La même, en version noctambule :). C’est assez doux comme résultat non ? MaëllePrincesse est évidemment ravie :).

Moi ça me plait bien, au point que je me demande si je ne vais pas accidentellement déchirer le papier de sa soeur jumelle… Les lampes Ikea n se jettent pas, elles se customisent 😀 !

67 Commentaires

Commenter