Ciloubidouille
13 décembre 2012 Je suis féministe

Je suis féministe

Cet article ne comportera pas de tutoriel, une fois n’est pas coutume. J’ai écrit ce texte il y a quelques temps déjà. J’ai hésité à le publier, non par honte, mais par souci de ne pas mélanger les genres sur mon blog. Pis je me suis dit qu’au final, la fille qui rédige des tutoriels est la même que celle qui a écrit ce laïus. Et que le travail de l’une naissait de la personnalité de l’autre. Alors voilà…

Si ça vous intéresse, y a qu’à cliquer sur Lire la suite.

 

Je suis féministe. Oui féministe, ce gros mot. J’assume (et pas besoin de courage pour ça, ça m’est très naturel). Inversement, je déteste cette phrase qui dit « je ne suis pas féministe mais sur ce point »… Comme s’il fallait s’en excuser. Comme s’il fallait justifier de défendre ses droits quand le besoin s’en faisait ressentir. Personne ne dit « je ne suis pas démocrate, mais quand même… »

Je suis féministe, parce que je suis fière d’être une nana, parce que je sais qu’être née de ce côté-là des chromosomes ne nous facilite pas forcément la vie (et encore, on est en France, c’est bien moins horrible qu’ailleurs parfois).

Je suis féministe et je rebondis tardivement sur mon blog en réponse à un article paru dans je ne sais plus quel magazine où Carla Bruni disait qu’à notre époque, il n’y avait plus besoin d’être féministe. Ah ? J’imagine que pour cette dame, bien des combats n’ont pas besoin d’être gagnés, qu’ils sont remportés d’avance ou pire, que les défaites sont socialement acceptées, assumées. Ca me fiche les nerfs de lire de tels propos (et pas seulement parce qu’ils viennent d’une nana qui a donné son visage à Marianne, ça m’horripile chez n’importe qui).

Vous allez me dire que pour ma part, je n’ai pas à me plaindre non plus. C’est vrai, je vis dans une famille où être une fille est une aussi jolie promesse que celle d’être un garçon. J’ai grandi au sein d’une famille respectueuse de ce que j’étais, confiante dans mes possibilités, encourageante dans mes projets. J’ai une mère qui tous les jours me montre la force qu’on a quand on est une femme. Et je sais aussi les possibilités merveilleuses d’être un garçon.

Je suis féministe parce que chez nous, les hommes et les femmes ne sont pas égaux, ce qui voudrait dire qu’on est strictement pareils, comme des clones. Chez nous, on accepte d’être différent selon qu’on est un homme ou une femme, mais on évolue de façon équitable. L’équité ; voilà le bon mot. Elle permet un monde moins uniforme que l’égalité et incite tout un chacun à devenir soi-même, grâce au même champ des possibles que son voisin ou sa voisine.
Je suis féministe parce que j’ai été bercée par les propos de mes parents qui m’encourageaient à être autonome, financièrement et intellectuellement. Oh ils ne m’ont pas fait croire que tout serait facile. J’ai bien compris que parce que j’étais une fille et que ce statut n’était pas forcément un atout dans notre société, qu’il faudrait que je me remue davantage que mes frangins.

Mais au sortir de mes 35 ans, je suis une nana qui fait ce qu’elle veut, grosso-modo. Je ne suis pas née avec une cuillère en argent dans la bouche, mais je suis reconnaissance d’avoir toujours eu quelque chose dans ma cuillère. On n’a jamais roulé sur l’or mais j’ai vu mes parents accomplir un parcours plus important que celui de leurs propres parents, qui eux-mêmes ont évolué vis-à-vis de leurs ancêtres. Grâce à leur travail. En s’éloignant de Paris, mes parents nous ont offert la chance de vivre dans une maison, à la campagne. J’ai grandi à 5mn de la forêt, dans un petit village où tous les enfants se connaissaient. J’ai été choyée par une famille de gens cultivés, curieux, tolérants. Un vrai luxe au final, je m’en rends compte maintenant. J’ai poussé la chanson des études jusqu’en DESS, je me suis mariée avec un garçon de mon idéal, volontaire, nous avons eu 4 enfants, je n’ai jamais arrêté de travailler, parce que c’est que je voulais (et mon mari ne m’a jamais demandé de rester à la maison), et même si j’ai connu plus souvent qu’à mon tour le chômage et les boulots payés au Smic,  j’ai actuellement poste où je suis rémunérée correctement, j’ai envie de dire « à ma valeur », indépendamment de mon sexe et malgré mes différentes grossesses [note pour mes patrons : ça ne signifie pas que je compte m’arrêter là, j’accepte toutes formes d’augmentation ^^]. Je suis passionnée par mes enfants, autant que je le suis par mon travail, mon blog, mon mari, mes amis, ma famille… Je ne hiérarchise pas car ceci est un tout, qui fait mon équilibre. Parfois j’ai besoin de me recroqueviller dans le cou de mes enfants, parfois les bras de mon amoureux me manquent, parfois je kiffe de voir avancer mes projets pros, parfois je pose un cierge au dieu des patrons pour le remercier de travailler en compagnie d’un type aussi génial que mon boss, parfois c’est vos petits mots sur mon blog qui me filent la patate, parfois je trépigne d’impatience à l’idée de retrouver mes amis, parfois j’apprécie revoir les miens, mes proches… même si, tout le monde le sait, le plus souvent, j’apprécie de dormir ^^ !

En revanche, je ne suis pas une féministe militante, engagée comme mes amies peuvent l’être parfois. Et ça me complexe un peu. Je ne bats pas le pavé, je ne cours pas les manifs, je ne signe pas de manifestes. Je ne dénonce pas beaucoup, pas autant qu’il le faudrait. Parfois même je ne vois pas l’injustice, tellement je me suis habituée à ce monde clivé. Je n’ai pas pris la carte du parti des Femen, des Chiennes de garde, de Osez le féminisme et je ne le ferai pas plus que je prendrai celle de mon parti politique (alors que je ne me souviens pas avoir voté autre chose, hors exception du style Chirac contre Le Pen). Je ne suis pas une fille de combat, je suis même celle qui évite les conflits. Celle qui laisse passer le pénible à la caisse parce que ça lui demande trop d’énergie que d’aller se battre contre ce con. Celle qui sait qu’elle devrait râler contre le colis cassé à l’arrivée ou aller se faire rembourser ses feuilles de sécu mais qui ne le fait pas, par flemme. Ca fait hurler mes frangines, bien plus combatives, bien plus impliquées que moi dans la société. Et je ne vous parle pas de ma mère.^^

Et pourtant, malgré cette forme de passivité, je me sens féministe. Je travaille de l’intérieur. Avec mes amies, que je pousse dans leur retranchement, leurs contradictions (et inversement d’ailleurs). Je suis féministe au sein de ma famille. Je pense que les nanas ou les mecs qui tomberont amoureux de mes enfants ne devraient pas trop me maudire 😀 ! Ici, tout le monde passe l’aspi, débarrasse, gère le lave-vaisselle, la machine à laver… Il n’est pas rare que je rentre et qu’ErwanouGentilLoup du haut de ses douze ans ait aspiré le salon et nettoyé la table, de manière spontanée je précise. Il sait aussi se faire à manger et il me téléphone au boulot pour savoir s’il peut préparer une pâte à crêpes. Il passe aussi des heures sur l’ordi, rassurez-vous, mais ces choses de la maison lui sont naturelles. MaëllePrincesse surfe à l’aise sur les jeux vidéo de ses frères, et dès qu’elle esquive un truc parce qu’elle ne se sent pas concernée, je me positionne sur les rangs afin d’être certaine que si elle ne s’inscrit pas au karaté, ce n’est PAS parce qu’elle s’auto-conditionne en tant que pauvre petite fille timide, mais bien parce que le karaté, ça ne l’intéresse pas. J’explique à ElouanPrinceCharmant qui a décrété qu’il n’avait pas d’imagination qu’au contraire, il était un petit garçon très créatif et littéraire (et que ce n’était pas grave pour un garçon d’être littéraire). SiloëJolieFée pousse au milieu de ces frangins et pour le moment, elle ne s’interdit rien (je rajoute hélas ??? :D). Mes enfants me voient partir travailler et aimer ça, ils me voient sortir avec mes amis, avec leur père, ils m’observer organiser des fêtes, alimenter mon blog, scier, percer, souder…. Mais peut-être que le meilleur féministe qui règne dans ma maison est encore zhom, par son exemple d’un homme impliqué dans la gestion d’une maison, d’une famille, malgré un travail à très hautes responsabilités (il gère notamment un service de plus de 100 personnes).

Zhom fait le ménage, il repasse ses chemises, râle contre ma façon de mélanger les couleurs dans la machine à laver ou à laisser traîner mes culottes là où elles tombent. Il pose des jours pour emmener des enfants faire des cours de cuisine, il allume son ordi le soir pour bosser, il fait du sport, il m’appelle le matin pour vérifier que j’ai bien pensé à mettre une écharpe aux enfants parce qu’il fait froid en ce moment, il les garde quand ils sont malades… et tout ça sans perdre un poil de sa virilité. Il reste un homme, mon homme, un papa, leur super héros de papa… Et par pitié, ne me dites-pas « tu as de la chance d’avoir un homme qui t’aide ».

Mon mec ne « m’aide » pas, il fait juste sa part de taff.  Quand on s’est mis en couple, quand on a décidé d’avoir des enfants, personne n’a mis un couteau sous la gorge de l’autre. On est parti à deux dans l’aventure. On la gère à deux. Ce n’est pas exceptionnel. C’est normal.

Et ce n’est pas de la chance non plus. Il n’est pas arrivé dans un tourbillon de lumière et d’étincelles sur son cheval blanc. C’est une combinaison de décisions. Je l’ai choisi lui parce qu’il était séduisant à mes yeux certes, mais ces mêmes yeux avaient bien repéré sa façon de se lever spontanément pour aider ma mère à débarrasser, sa politesse, son exceptionnelle normalité finalement. Ca a forcément rajouté au charme. Je ne fais pas partie de ces nanas qui tombent toujours sur des bras cassés, juste parce qu’elles ont besoin d’avoir une présence. Je l’ai choisi lui parce qu’il portait sur le monde un regard humain et bienveillant. Je l’ai choisi parce qu’il n’a jamais confondu amour et jalousie, ce faux semblant qui sent la pisse de propriétaire.  Je l’ai choisi parce qu’il a continué à vivre pour lui, tout en sachant vivre avec moi, avec nous. Je l’ai choisi lui parce qu’il m’a toujours estimée (certainement trop d’ailleurs, mais c’est le propre de l’amour), encouragée, chérie. Hier, zhom me demandait si j’avais des envies particulières pour Noël. Je lui ai dit qu’un blog tout neuf me ferait rudement plaisir. Il m’a répondu que ce n’était pas un cadeau, qu’il me devait ce travail, qu’on avançait depuis toujours ensemble sur Ciloubidouille et qu’il n’allait pas mettre sous le sapin un acte normal de notre quotidien. Pas de trémolo dans la voix, il ne faisait pas un show, c’était juste la réponse naturelle d’un mec occupé à coucher sa fille. Basta.

Ce n’est pas un modèle rare, ma sœur a épousé un équivalent, ma mère itou, ma grand-mère aussi… Ces hommes existent. A nous de les repérer et d’envoyer promener les chantres du combi bière/canap/TV/rien… ^^ Tout comme on peut aussi éviter de jouer les mères martyres. Sachons déléguer ! ^^

Je ne vous vends pas la perfection.  Zhom n’est pas créatif, il n’a pas beaucoup d’imagination, il ne sait pas faire d’envolées lyriques et les petites surprises spontanées ne sont pas son fort. C’est une personne qui aime son petit chez soi, il est casanier, etc… Mais au fil du temps, il a su apporter des modifications à sa personnalité, pour me faire plaisir. Inversement, moi je suis très indépendante, très secrète, mais aussi très dans la communication de couple 😀 ! J’ai dû verser de l’eau dans mon vin, le laisser entrer dans mon jardin secret à petite dose, et arrêter de lancer des sujets de conversations essentiels à minuit quand on se couche « est-ce que tu me trouves vraiment jolie avec cette robe, versus celle que je portais il y a trois ans, mais en vert ? »… « ah tu dors ? Oki, mais moi, j’ai envie qu’on parle »… 😀

Pas de merveilleux dans notre quotidien. Nous ne sommes pas des gens extraordinaires. Nous faisons des choix de vie. Parfois on se plante. Mais jamais on ne se méprise.

 

Alors oui, je suis féministe chère Carla. Et je crois que même dans mon entourage de petite fille riche, il manque d’autres féministes. Des femmes et des hommes engagés à avancer vers un monde plus équitable.  Un monde qui aide les femmes à trouver une place plus juste au travail et dans leur foyer, un monde qui leur file des coups de pieds aux fesses également quand elles s’enterrent elles-mêmes dans leurs petits clichés, un monde qui ne se gausse pas des papas et des hommes au foyer, un monde où on ne pense pas que les tâches ménagères sont régies par un chromosome mystérieusement manquant chez certain.

 

Je fais deux propositions tiens, qui vont selon moi dans le sens de l’équité homme/femme :

–          J’aimerais que les trimestres gagnés via le nombre d’enfants que l’on fait soit partageables avec le père. C’est d’ailleurs partiellement le cas actuellement, mais les conditions pour refiler ses trimestres sont très contraignantes et difficilement accessibles. Il faudrait que les 8 années que je vais gagner via mes 4 enfants soient donnables à moitié à leur père, parce qu’il les mérite autant que moi, parce que je veux partir à la retraite en même temps que lui, parce que les années « perdues » par mes congés maternité ne valent quand même pas une telle différence. Parce que ce serait équitable.

–          Je voudrais que le congé parental ne soit pas destiné uniquement aux trois premières années. Oki, c’est mignon au début les enfants, c’est fragiles aussi et on voudrait être là pour les voir grandir. Enfin j’imagine que c’est le cas de plein de parents. A l’inverse, moi je crois que mes enfants qui rentrent au collège, et bientôt au lycée ont bien plus besoin de moi qu’à l’époque où ils avaient 3 ans, ils voudraient que leurs parents soient plus disponibles. Pourquoi ne pas créer un congé parental flottant, accessible au père comme à la mère, d’un trimestre disons, afin de permettre à nos enfants de rentrer dans leurs études avec notre soutien.  On les aide à démarrer de bon pied à la rentrée et on retourne au taf. Je suis certaine que bien des pères s’investiraient alors davantage que pendant la petite enfance (mignonne je le répète hein, mais bon pas si déterminante que ça à mes yeux…)

 

Et vous, est-ce que vous osez le féminisme alors ?

 

PS : le choix de la photo n’est pas anodin. On imagine volontiers les féministes comme des filles un peu viriles, qui ne cherchent pas à séduire. C’est faux. On peut revendiquer un monde plus équitable et aimer les choses volages ;). C’est même tout le charme de la vie.

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116 réactions au sujet de « Je suis féministe »

  1. J’avoue que je n’aime pas le terme de féministe (vraiment le mot, le fait qu’il existe me dérange parce que ça signifie qu’on a besoin de lui, parle-t-on des « hommistes » ? 😆 ). Mais je me reconnais très bien dans tout ce que tu décris, sans mettre d’étiquette dessus. C’est juste naturel.

  2. Merci beaucoup pour ce super texte !
    J’ai moi aussi la chance d’être avec un homme qui me respecte et m’aime pour tout ce que je suis…
    Je me reconnais bien plus à travers ce texte que dans les discours pompeux et anti-hommes qu’on peut lire… Je préfère de loin parler d’équité que d’égalité…

  3. Je partage beaucoup de tes réflexions, même si moi « je n’ai pas la chance d’avoir un homme comme toi » (rah oui fallait pas le dire, mais je l’ai dit quand même !)
    Donc surement pas la même façon d’avoir choisi mon homme, c’est sûr, et pourtant dans ma famille mon père et mon frère ont toujours contribué au ménage/vaisselle/etc autant que les filles…

    Tes propositions sont intéressantes :
    le congé parental oui bien sûr tu as raison… c’est clair et net ! mais je suppose que c’est aussi un moyen pour l’état d’économiser les aides qu’il fait pour la garde des enfants de moins de trois ans 😉
    les points retraite, c’est sûrement un choix très personnel (je n’y ai pas encore réfléchi j’avoue) mais en effet on devrait pouvoir le faire

    De toute façon, ce qu’il faut changer avant tout (ou du moins faire évoluer) c’est les mentalités ! Car en France beaucoup de choses protègent déjà les femmes en théorie. Par exemple, le fait de ne pas pouvoir se faire licencier au retour de congé mat/parental… et je suis effarée de voir le nombre de femmes mises au placard à leur retour… (j’en fais plus ou moins partie)

    PS : tu as bien fait de publier cet article, même si j’apprécie aussi tes bidouilles 🙂

  4. Tiens je suis la première !!
    Alors oui je suis d’accord avec toi, j’ai le même homme à la maison, et mes amies aussi. A la limite la seule qui n’a pas un homme comme ça, c’est parce qu’elle ne le pourrait pas, elle ne peut pas déléguer !!
    Moi je suis horripilée par les femmes qui pensent qu’un homme ne peut pas s’occuper d’un enfant, même au tout début de sa vie. Ils savent le faire si on leur montre, comme nous les femmes pour le premier enfant !!! Ou celles qui trouvent ça louche qu’un homme travaille dans une crèche ou soit nounou … mais c’est vous les filles qui êtes louche de penser qu’il pourrait se passer quelque chose simplement parce que c’est un homme !!!
    Ceci dit je crois qu’il faut prioriser les combats dans le féminisme, en particulier celui pour enlever la particule « Mlle » des formulaires administratifs qui a mobilisé tant de moyen alors que dans le même temps le vide juridique autour du harcèlement sexuel permettait à de nombreuses personnes de s’en sortir sans problème !
    C’est pourquoi je suis aussi féministe mais pas activiste, si ce n’est autour de moi par des discussions, des confrontations de point de vue, parce que c’est surement que comme ça, en s’ouvrant, pour les problèmes sexistes comme pour les autres, que les choses pourront avancer.

    Ouf, je ne pensais pas avoir autant de chose à dire sur le sujet !!!

  5. oui j’aime ton texte…j’aurai aimé l’écrire sur bien des points( y compris la description de ton homme cela aurait pu être le mien…qui lui non plus n’est pas toujours créatif mais trouve toujours la solution pour sa femme qui elle a des idées mais ne sait pas toujours les rendre réalisables) bref je n’ai pas ta plume mais j’aime…

    merci…

  6. oh! à chaud, comme ça, je te dirais merciS ! (avec un S, il y en a plein…) je me suis longtemps pensée non féministe, car ce que je revendiquais me parraissait tellement normal ! et ce sont les autres qui m’ont affirmé dans mon féminisme…
    je me suis terriblement reconnue à travers tes mots… hommes et femmes sont pour moi égaux (l’un n’a pas plus de valeur que l’autre) mais différents !
    l’Homme et moi avons vu nos Pères laver les sols et la vaisselle, sans perdre en virilité ! instinctivement on reproduit le même schéma !
    (désolée pour le côté brouillon et désordonné de ces mots, pas du tout à la hauteru des tiens, mais c’est ma réaction à chaud !!)

  7. Oh !!! quel article !! une fois n’est pas coutume j’ai beaucoup aimé !!
    meme si ce n’est pas un tutoriel !!! j’adore cette belle façon d’écrire de raconter des tranches de vie , des humeurs je suis vraiment et sincerement fan ! j’aimerais bien avoir cette belle plume! en tout cas un vrai regal
    Et non tu n’as pas de chance d’avoir un homme qui t’aide 😛 j’ai le meme genre de modèle à la maison !! bonne fin de journée !

  8. je me reconnais au combien dans tes propos, même si je n’ai pas ta facilité et ton aisance à l’écriture, voui je me reconnais ! même si je vis seule avec ma fille je me reconnais ! tes propos me touchent ! il y a tellement de différences affichées et « obligées » par la société ! j’élève ma fille dans l’ouverture et l’équité comme tu dis, ca porte déjà ses fruits !
    et oui tu as bien fais de publier ces mots, tes bidouilles font partie de toi, autant que tes enfants, ton mari et ton féminisme ! merciiiiiii ! bisous

  9. merci pour ces pensées que je partage évidemment avec force… on me dit aussi souvent que j’ai de la chance d’avoir un mari qui en fait autant (voire plus parfois) que moi…… je réponds que c’est aussi pour cela que l’on s’est choisis.. qu’il ne s’agit pas de chance mais de désirs comblés…. je n’aurais pu être la « servante » d’un homme, et il n’aurait pas aimé se faire servir… alors tout est bien non ?

  10. Je fais partie de celle qui ne se considère pas comme féministe mais parce que je considère être de droit et normal que les hommes participent à égal niveau et soit considéré de la même façon.
    Je ne suis pas militante non plus, mais à mon échelle j’essaye de bouger les choses autour de moi et d’empêcher les gens d’être étriqué dans leur conception.
    Après à l’inverse par rapport à l’image que tu as mis en illustration qu’est ce que j’aimerais que les femmes ne soient pas obligés d’être plus apprêtées que les hommes. Pouvoir aller à la piscine sans épilation et sans être regardée de travers par exemple…

    Ton texte est également une très belle déclaration d’amour à ton mari, très touchante 🙂

    Enfin bref tout ça pour dire le meilleur texte à mon goût sur le sujet Carla/féminisme.

  11. C’est tellement vrai!! Ici c’est pareil parce que je pense qu’une maison , une vie ca se fait a deux!!
    Et petite parenthese c’est une magnifique declaration d’amour que tu nous a fait la!!

  12. mis à part le fait que je me sois arrêtée pour profiter de mes congés parentaux (à fond ! et pas parce quelqu’un me l’a demandé, parce que je le voulais 😉 en même temps… les enfants c’est mon métier, je n’avais pas envie de confier les miens à d’autres pendant que je m’occupais de ceux des autres), je me retrouve énormément dans tes propos et tes pensées 😉

  13. « Et par pitié, ne me dites-pas « tu as de la chance d’avoir un homme qui t’aide  »

    C’est très vrai. On me l’a souvent dit quand mon mari prenait son mercredi.

    Mon premier passage ici et je m’y reconnais beaucoup. Je me sens incroyablement concernée par ces batailles, je ne manque pas une occasion de recadrer une phrase ou un point de vue sexiste, mais moi non plus, je ne bats pas le pavé.

    Mais je crois que nous comptons quand même 😉

  14. Merci pour ce joli article bien écrit que je vais partager car il correspond à ce que je pense, ressens et vit….
    Je suis enseignante en lycée professionnel dans des classes avec une majorité de filles, et c’est mon engagement à moi de leur parler d’égalité….
    Bravo pour ce texte….

  15. J’ai souri plusieurs fois en lisant ton article… J’ai souri car ayant 3 enfants on me demande souvent si je travaille ENCORE? Heu oui… et ce autant pour mon bien que celui de mes enfants! J’ai souri car je n’ai jamais réfléchi à la chose de manière aussi poussée que toi, mais au final je le vois certainement de la même manière que toi! J’ai souri car j’aimerais que mes enfants (mes deux fils compris!) sache tenir l’aspirateur, le chiffon et cuisiner pour ne pas être un boulet pour leur éventuel futur conjoint mais aussi pour eux-même! J’ai souri parce que moi aussi je suis du genre à laisser traîner mes affaires et à éluder une situation pour m’éviter de dépenser de l’énergie pour rien… J’ai souri parce que je vais faire lire ce billet à mon zhom… je me comprends! :mrgreen:
    Enfin… je souris car je viens de relire mon comm’ et j’ai juste écris « j’ai souriS » à chaque fois!!!! 😯
    Merci pour la belle réflexion que tu as fait naître en moi… Une journée de plus qui n’est pas perdue!!!!

  16. désolée, erreur de manip’ !
    un peu aidée au début, puis à la naissance du 1er, mais les habitudes ont vite repris le dessus ensuite. pour autant, je ne vais pas cesser d’aimer l’homme que j’ai choisi pour fonder une famille ! déléguer ne me pose pas de problème (j’ai par exemple toujours congelé mon lait pour pouvoir partir l’esprit tranquille quand les enfants étaient nouveaux nés), mais mon mari n’a pas tjs envie de gérer les choses quand moi j’aurais besoin ou envie…
    tout n’est pas aussi facile les filles, les torts sont surement partagés, mais cela dit on ne peut pas toujours gagner sur toute la ligne, et moi je n’ai pas pensé à cela quand j’ai choisi mon homme… c’est vrai, aujourd’hui ça me gonfle, mais j’ai compris depuis bien longtemps que je ne pourrais guère le changer sur ce point là !!!
    après, à entendre mes copines, collègues ou les mamans à l’école, j’ai bien l’impression que les hommes aidant sont quand même des perles rares !

  17. Merci pour cet article! Je retiens deux notions essentielles pour moi l’équité et la non priorisation! On est un tout et jamais on devrait nous demander de choisir! Alors oui je peux dire que je suis féministe et j’aime ça ?

  18. Très intéressant… Je ne me sens pas féministe car je ne sais pas vraiment ce que ce mot veut dire, et pour tout dire, je ne me pose pas vraiment la question du « féminisme »… Mais , à leur lecture, je partage nombre de tes réflexions. Je ne sais pas ce que ce mot veut dire car j’ai un homme qui me considère, qui m’aime , qui me respecte pour ce que je suis, avec mes qualités et mes défauts. je ne suis pas en souffrance de « féminisme »… Comme toi, je ne suis pas une rebelle, une rentre dedans, je préfère aussi laisser passer le con que de m’épuiser à lutter contre un type (ou une fille, et oui!!!) qui n’en vaut pas la peine… J’évite les conflits, ce qui ne veut pas dire que je m’écrase!!! Je les évite car ils me fatiguent, et annihilent mon énergie. Suivre sa route, ne pas démordre de ses envies, de ses ambitions, se donner les moyens de sa propre réussite, tout en étant dans le respect de chacun. Facile à dire me diras tu… mais c’est ce que j’essaie de faire, et ça ne me paraît pas douloureux.
    Pourtant, à l’inverse de toi, j’ai été élevée plutôt « à l’ancienne »: une maman aimante mais qui ne travaillait pas. Un père relativement tout puissant dans les décisions du couple, et qu’il valait mieux ne pas contredire… Mais on s’en sort!!! (Là, j’exagère car je considère avoir eu une enfance heureuse!).
    Et, je n’ai pas reproduit le couple parental, car sinon, j’aurais pu devenir pour le coup ultra féministe au bout de quelques années!!! Car, changement d’époque oblige, sans doute (mes parents auraient plus de 80 ans)… je n’aurais pas supporté cette (semi) soumission étouffante 😉
    je ne regrette pas de ne pas être en lutte pour faire prévaloir mes droits de femme, car ça ne me correspond pas… Je suis ma route, en tant que femme, tout simplement, et ne me détournerai pas de ce à quoi j’aspire, quelles que soient les circonstances. mais peut-être est ce aussi une forme de lutte finalement… A méditer

  19. Super cet article! J’ai aussi un homme merveilleux à la maison, un pour qui tout ça est naturel et normal, et sa virilité est à son apogée: que c’est sexy un homme qui cuisine! 😀 Féministe, pour ma part je n’irais pas jusque là, pour en avoir côtoyé des vraies, des pures et dures, des qui refusent de se raser sous les bras et de se mettre du déo parce que « c’est la nature », des qui disent « ile » pour tout le monde au lieu de « il » ou « elle », ben là… j’admire leur combat, mais je ne le rejoint pas. J’ai même du mal à le comprendre, parce que trop extrême, mais je sais « qu’iles » feront avancer les choses 🙂 Cela dit, moi j’aime bien avoir des aisselles toutes douces, sentir bon la noisette et la vanille, et même si je ne me maquille pas, même si je suis une hippie sans talons aiguilles ni tailleurs sexy, je suis une femme, féminine et fière de l’être.

  20. Merci..Merci pour tout mais surtout pour le « Et par pitié, ne me dites-pas « tu as de la chance d’avoir un homme qui t’aide ». Je partage le même fonctionnement que vous à la maison avec mon mari et nos trois loulous..et plus d’une fois je me suis fait reprendre par mes amies, comme si j’étais à part : oui mais toi tu as « Pascal »..Ben oui on est deux on est des amoureux mais on est aussi une équipe, on a une famille à faire fonctionner, à aimer…alors chacun fait ce qu’il y a à faire…! On a un congé parental à temps partiel qu’on partage tous les deux ainsi on travaille mais avons un temps à la maison pour les enfants…
    Moi non plus il n’est pas arrivé sur un cheval blanc..Ce qui m’a fait dire que c’était lui, ce n’est pas son compte en banque, sa musculature ou sa voiture (quoique ;-)..)…mais c’est la façon dont il regardait et parlait avec douceur et respect à sa mère. Je m’suis dit, là, il ne peut pas tricher…sa mère lui répondait avec la même douceur dans le regard et le même respect…Et ça fait 13 ans que ce même regard est porté sur moi et sur les enfants !

  21. Joli texte;… une belle déclaration à ton hom aussi …
    Merci de nous offrir cette lecture, j’ai passé un agréable moment à te lire …Comme souvent …

  22. Un féminisme tendre, un féminisme rigolo, un féminisme décomplexé… C’est tout ça que j’ai lu dans tes mots que j’ai adorés… Pas besoin d’être agressive, on peut être féminine et féministe, et on peut être féminine avec des poils! 🙂
    Et bravo pour l’EQUITE, tout est dit… mais je crois qu’il faut rester vigilante car rien n’est jamais définitivement gagné et nos filles devront encore lutter pour préserver leurs droits, le droit de s’habiller comme elles veulent sans être jugées par exemple…

  23. Texte magnifique… j’ai pris un plaisir immense à te lire et j’attends une autre « humeur du jour » avec impatience parce que tu fais ça très bien.
    Mille merci Cilou <3

  24. merci pour tous ce que tu partages avec nous, ton texte ma interpellée et émue, j’aime voyager dans ton univers depuis des années encore une fois merci !!

  25. Féministe comme toi , pas militante mais fière d’être une femme , de s’imposer comme telle, en gardant sa féminité, sa fragilité, mais une force terrible et suhumaine surtout ! Ici avec un homme absent toute la semaine, je suis maîtresse à bord, je gère, j’organise, mais je pense à moi et je dis à mes filles quand elle grogne de me voir sortir sans elles: « Quand vous serez grande, vous irez faire des soirées avec vos copines, vous sortirez, vous irez voir des expo, des concerts…. parce qu’on est pas que maman ou épouse de, on est une femme surtout ! »
    et puis moi, de tout gérer sans homme la semaine, c’est une grande fierté !!

  26. En fait je suis féministe tout comme toi 🙂
    Sur les idées et sur la forme (les collants, les robes, …)

    Quel bel hommage à ton z’hom, pour toi tout cela est normal, mais quand je vois mes collègues (très majoritairement des hommes), je me dis que c’est quand même pas très normal pour eux (genre poser un congé enfant malade, ou les remarques du genre « tu tombes bien, je cherchais quelqu’un pour ranger mon bureau » auxquels mes collègues masculin n’ont pas droit je suis sure …)
    Mais comme tu le dis, il y en a (pensée à mon collègue qui va de lui même chercher l’aspirateur et le passer après qu’on est mangé des viennoiseries) …

    D’ailleurs, cher prince charmant, si tu lis ce message, n’hésite pas à me contacter 😉

    Merci pour ce bel article

  27. je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis (hormis le fait que je suis plus véhémente que toi au quotidien et que non j’accepte pas les colis âbimé ni les gens désagréables).

    Je te retrouve aussi beaucoup dans ton quotidien et ta vie de couple.

    J’entends régulièrement aussi « tu as de la chance d’avoir le mari que tu as » et d’un autre côté de mon homme  » mais comment un femme peut se laisser faire ainsi ».

    Comme toi je pense pas que ça soit un chance, ni un hasard (ma soeur doit avoir aussi eut la même chance)

    merci pour ce beau texte.

  28. J’ai aimé! J’ai même adoré ton texte! Tu recommences quand tu veux!
    Un petit clin d’oeil de la Suisse ou le congé maternité et très très récent (genre 5ans max) avant si tu avais un patron pas trop social tu avais 14 jours!!!!!!!!! Tu pouvais prolonger mais t’étais pas payée!!!!! Et c’est pas un canular! Le congé pour le papa c’est un jour ou deux mais tu as le droit de prendre sur tes vacances!!!! Bref nous sommes en révolution lente, très lente. Entre les « vieux » qui pensent que si eux n’ont pas eu, y’a pas de raison que nous on ait…. et les « biens pensants » qui savent mieux que nous que si le monde va si mal c’est parce que les mamans travaillent au lieu de s’occuper de leurs enfants… (Oui oui j’en connais pas mal! )Le féminisme n’est pas très actif chez nous! Même si on a des femmes au pouvoir depuis peu d’ailleurs! A 16 ans je voulais changer le monde, me battre…et aujourd’hui je ne fais même pas un gramme de politique…Je vis mieux ainsi. Je m’économise les nerfs! J’agis à mon niveau. Je distille mes idées autour de moi, j’explique calmement aux « vieux » aux « biens pensants » ma réalité et je pense que j’arrive davantage à les convaincre ainsi qu’avec un stylo dans la rue à faire signer des initiatives! A la maison, on partage pas mal même si souvent c’est plutôt celui qui est le plus dérangé par le désordre qui range…et qu’on est toujours plus dérangé par le désordre des autres que par le sien…Hmmm Hmmmm! (clin d’oeil aux slips qui tombent pas toujours dans le bac à linge sale…)
    Mon petit combat actuel c’est chaque fois que je sors seule et que je croise quelqu’un qui me dit « t’es pas avec les enfants? C’est ton mari qui les garde? » Je lui réponds « non mon mari ne garde pas mes enfants, ils s’occupent de ses enfants comme tout le monde! C’est pas une nounou c’est un papa! » Un petit combat qui fait sourire mais comme toi j’ai le soucis du détail… 😉

  29. un très joli texte, une belle déclaration d’amour! Je ne suis pas féministe pour un sou dans le sens où comme toi je ne battrai pas le pavé pour revendiquer quoique ce soit de féminin. Mais j’aime trouver ma place, y arriver par moi-même sans qu’on me considère parce que je suis une femme et je me retrouve dans pas mal de tes pensées. J’aime la galanterie mais je ne cours pas après, ça ne me gêne pas de tenir une porte pour attendre un homme ou de payer le restau pour inviter mon chéri certains soirs (et lui non plus d’ailleurs!). Ce qui est plaisant c’est au final de voir tous ces commentaires où finalement les hommes charmants et « équitables » sont beaucoup plus nombreux qu’on le pense; peut-être avons-nous la chance d’être à une époque où l’équité homme-femme commence à prendre du sens, où chacun se rend compte de la complémentarité de l’autre et accepte de partager…. je me dis souvent que nous vivons une époque formidable, où nous avons la chance de pouvoir tenter, oser sans se dire « je suis une femme, je suis un homme », mais juste « j’ai envie de le faire »; notre moitié garde nos enfants pour nous laisser sortir, nous gardons nos enfants pour le laisser sortir et tout cela naturellement; c’est un beau trésor et je remercie la vie pour cela. C’était étrange de lire un tel article ici, mais cela prouve qu’on peut être follement créative et follement soi-même, merci pour ce petit aparté de ta vie.

  30. Superbe texte

    Alors moi aussi j’ai épousé une perle rare. Mon homme s’occupe de nos 3 enfants à la perfection, passe l’aspi, repasse, fait les courses… mais surtout il me laisse libre de faire ce que je veux et quand je veux.

  31. Ce qu’on peut percevoir dans chacun de tes articles est dit ici et très bien dit ! Une déclaration d’amour à ton homme mais pas que, à tes enfants, ta famille, ta vie, LA vie !
    Je lirais ça bientôt à ma petite chevalière de 6ans qui ne comprend pas toujours pourquoi ses copines ne jouent qu’aux princesses !
    Merci pour ce bon moment.

  32. bonsoir cilou!
    je suis globalement d’accord avec tout ce que tu dis mais je me suis pour autant jamais définie comme féministe… j’ai peut etre (surement meme) une idée erronée du feminisme mais qui est surement partagée par pas mal de monde. Quand je pense féministe je pense a ces femmes qui manifestent a coup de phrases et de slogans chocs, celles qui se montrent seins nus pour etre vues et entendues.Celles qui font des actions chocs. Celles qui pensent que pour se faire entendre il faut se montrer plus dures et plus crues que les hommes. Les cyniques. Les extrémistes. Je me retrouve pas du tout en elles, j’ai pas envie d’etre confondue avec elle, alors qu’on est pourtant du meme avis a la base.
    Mais alors etre une « vraie » féministe c’est quoi? Si on ne fait pas ça on est une fausse féministe? Une féministe complexée?

  33. Je n’arrive pas à participer au débat…
    Tu me vois comme une féministe militante, je suis née comme ça je crois…
    Mais j’ai l’impression de ne pas vivre dans le même monde…
    On en parlera c’est mieux 😉

    C’est un autre sujet mais c’est aussi pour l’égalité, dimanche vous pouvez venir manifester pour le Mariage pour tous…

  34. Je suis féministe et je le suis devenue le jour où j’ai compris que les choses qui pour moi étaient évidentes (bah oui quelle idée d’avoir été élevée par un papa très impliqué dans sa vie de famille et celle de ses filles, et une maman travaillant, ayant une vie associative prenante, partageant tâches ménagères et éducation avec son mari…) ne l’étaient en fait pas du tout!
    Comme toi je ne suis pas affiliée à une assoc féministe, ni à un parti politique alors que… Je n’ai pas d’enfant personnellement mais beaucoup au boulot et mon engagement c’est de contrer systématiquement mes collègues, les enfants, les parents sur tout ce qui peut être un a-priori sexiste (oui les garçons peuvent jouer à la dinette, oui les filles peuvent s’inscrire à « découverte du rugby »…

    Et pour répondre à La Journaliste IT Pink & Green, si ce que Ciloubidouille raconte était simple et naturel on n’aurait pas besoin de féministe. Je n’ai rien contre les hommes, bien au contraire, mais actuellement ce sont surtout les femmes dans le monde qui vivent des injustices à cause de leur sexe, non les hommes (du coup les hoministes je ne vois pas trop le but). Et encore une fois être féministe ce n’est pas souhaiter la domination d’un sexe sur l’autre, c’est juste vouloir l’équité et le respect de l’individu quelque soit son genre.

  35. Très TRES jolie réflexion philosophique !
    Je ne pas fan non plus du mot féministe qui a malheureusement été associé à des images parfois peu valorisantes pour les femmes.
    Ou plutôt malheureusement, les pionnières de ces combats ont été stigmatisées et on a préféré parfois retenir la forme au détriment du fond.
    Mais j’aime ta manière de « combattre », de cette manière forte et efficace : l’éducation, ou plus précisément, la transmission de tes belles valeurs.

    Dans ma campagne, je vois que le chemin est encore long. Mais c’est avec des élans comme le tien, des militantes fortement engagées, que les mentalités continueront d’évoluer.

    Quoiqu’il en soit, merci !
    (de surcroit, ça fait plaisir de pouvoir « profiter » de mes insomnies avec ton sujet 🙂 )

  36. Je laisse peu de comm ici, même si je passe très souvent !
    Mais quel superbe texte !
    Je me reconnais énormément dans ce que tu écris, dans le discours de tes parents, sur ton homme. Je nous reconnais…
    Et comme toi, c’est quelque chose qui est évident pour nous deux !
    J’aime ton article… tout simplement !!

  37. Pfiou! ben ça c’est dit! Et bien dit!
    Je ne bats pas le pavé car à la campagne…. c’est difficile 🙁 Alors, ayant trois filles, j’ai formé -déformé aux dires de certains- leur esprit. A savoir: être au quotidien tout simplement un être humain avec ses capacités, ses spécificités et mettre le doigt là où ça achoppe. Pas facile car il y a beaucoup de mesquineries cachés. Pas facile, mais je crois que sans « hurler nos droits » nous pouvons être aussi efficaces que les militantes qui ont leur place aussi. En visant l’entourage direct qui, peut-être réfléchira; ce sera déjà bien. Mais aussi en étant naturelle dans nos idées et en les appliquant tout simplement.
    Merci.

  38. Waouh ! Ah chaque fin de phrase, on se dit « Je suis d’accord ». Et ce, tout du long de ce chouette article. Merci Cilou !!! Un grand grand Merci !

    Louise

  39. Tout à fait d’accord avec toi avec ce terme d’équité » ! ici, j’ai un papa qui fait sa part de taf à la maison (sauf le repassage !!! :)) C’est un super papa qui se debrouille super bien sa

  40. oups, ca a coupé !Tout à fait d’accord avec toi avec ce terme d’équité” ! ici, j’ai un papa qui fait sa part de taf à la maison (sauf le repassage !!! ) C’est un super papa qui se debrouille super bien sa

    donc je disais un super papa avec son fils ! notre deuxième arrive dans un mois et c’est lui qui prend un congé parental partiel pour s’occuper de ses enfants ! donc c’est vrai que l’histoire des trimestres partagés serait tout à fait légitime !!!

  41. Si a de nombreuses fois j’ai pleuré de rire en te lisant cette fois tu as réussi a me faire juste pleurer. Si tu hésitais a publier cette lettre n’hésites pas a recommencer car tu es très douée ! Cette lettre avant d’être une éloge a la féminité est avant tout une magnifique déclaration d’amour a ton zhom. Merci d’avoir parlé des femmes de cette façon et a travers ces mots de redonner force et courage a celles qui n’ont pas la chance, la liberté ou l’option de se libérer et de s’envoler vers une vie meilleur, une vie libre, indépendante, autonome, épanouie et heureuse
    Merci pour elles, pour moi, pour nous

  42. coucou Cilou
    tu me mets le frisson de bon matin.
    j ai un zom comme le tien, et j aime aussi mon boulot, il prend juste trop de place parfois 🙂 à moi de le recadrer….
    en route pour ce long combat ! je suis des votres
    cécile

  43. pour info, zom c est arreté 6 mois pour lutin numéro 1 et ne bosse pas le mercredi depuis que lutin numéro 2 est arrivée.
    et c est lui qui se leve le plus la nuit, la par contre pas bien pour moi 😳

  44. Salutations distinguées de mon pyjama,

    Souvent la pire des entraves que je rencontre sur la route du féminisme.Ce sont les femmes elles même.
    Les hommes « modernes »se remettent assez bien en question,par amour dans un premier temps.Puis intellectuellement ensuite.
    Les femmes,elles,doivent faire bouger tant de lignes.
    Elles ont l’impression de devoir tirer à bout portant sur,papa,maman,la bonne et moi…
    Et réaliste illustration « Ton mari t’aide bien,quelle chance… »(paroles de femmes!)
    Une femme existe,est belle,pleine de valeurs,et respectable en dehors du SACRIFICE.
    Et les femmes sont a convaincre avant les hommes.
    35 ans ,3 enfants,un divorce,re 1 enfant qui font 4,un PERMIS de conduire tardif,un concours en cours,des boulots usants plutard,je commence à savoir exister en « qui m aime me suive » et moins suivre qui dit m aimer.
    Vaccin partiel contre les maltraitances que jeme suis laissé infliger.
    La parole se libère,le corps se libère,la vie se libère.Et il existe des hommes pour le partager.
    Le plus gros du travail reste qd même,la déprogrammation, à laquelle il est rare d’avoir pu échapper .
    A nos enfants!!

  45. La seule chose qui manque dans ton texte, c’est la définition du mot féminisme (selon le dico, hein, je ne l’invente pas) :

    Féministe : qui milite en faveur des droits des femmes / qui réclame des droits égaux pour les deux sexes.

    Tous ceux et toutes celles qui disent « Je ne suis pas féministe » parce que le mot leur fait peur sont donc en train de dire « Je ne veux pas que les femmes et les hommes aient les mêmes droits ». Je pense que parmi les commentatrices qui récusent le féminisme, rares sont celles qui souscriraient à ce propos.

    Ajoutons qu’être féministe, donc vouloir l’égalité de droits, c’est aussi réclamer des droits longtemps niés aux hommes, dont celui de ne pas savoir bricoler, d’être coquet, ou de s’arrêter de travailler pour garder ses enfants.

    Quatre enfants comme toi, un travail à temps plein, un Darling qui aime le foot mais qui repasse devant la télé, des enfants déjà conditionné par leur entourage qui leur offre poupée (pour elle) et voitures (pour eux), moi aussi je le dis, je le revendique, je le clame : JE SUIS FEMINISTE.

    Merci !

  46. Au risque de dire ce qu’il ne fallais pas dire, c’est vrai que c’est super d’avoir un homme comme le tien. Je pense que c’est aussi une question d’éducation.
    Je dois dire que même si j’ai un mari super gentil et respectueux il a été élevé par une mère complètement esclave de ses fils (elle leur beurrait même les tartines à 15 ans..; c’est pour dire) donc quand j’ai récupéré le « cadeau » ça n’a pas été facile de lui faire comprendre
    Pour lui c’était naturel (c’est ce qu’il avait toujours connu). Petit à petit je le travaille au corps… lol…) et il a fiat d’énormes efforts mais encore une fois ce n’est pas instinctif pour lui (il ne le fait pas exprès). Maintenant j’ai 2 fils et j’essaye de leur faire comprendre cette équité entre les filles et les garçons. J’espère que plus tard ils seront décrits par leurs épouses comme des supers maris.
    En tout cas ce que tu as dit est totalement ce en quoi je crois
    A force de persévérence on y arrivera

  47. PS : Au sujet de l’image, j’ajouterais tout de même que, comme Ragnagna, être féministe, pour moi, ça veut dire aussi avoir le droit de refuser de porter des talons hauts et des jupes trop serrées, voire de s’épiler et de se maquiller, parce qu’on ne demande pas aux hommes de faire autant d’efforts et de subir autant d’inconfort pour se mettre en valeur. Mais avec mon jean et mes cheveux courts, je me trouve très jolie et à mille lieux du cliché de la féministe virile et négligée qui déteste les hommes.

  48. Ah, enfin! Combien de fois je me dis que partager les tâches n’est pas aider la femme mais bien, « partager les tâches »! On est deux, on partage, normal!
    Il me semble que ce féminisme là est aussi efficace que l’autre, le bruyant, celui qui fait changer le système. Ce féminisme là est pls discret, mais il fait vivre les choses. C’est bien aussi!
    Super article!

  49. J’applaudis des 2 mains, avec force enthousiasme.
    Je me reconnais dans cette manière d’être féministe sans être militante (trop timide, trop timorée peut être).
    J’essaie d’inculquer cela à ma fille, et ma foi ça m’a l’air de prendre. Elle voit sa mère bricoler et monter des meubles, cuisiner, repasser. Elle voit son père faire le ménage et ranger (râler aussi que nous ne rangeons pas assez), maçonner et réparer la voiture.
    Chez nous le partage des tâches se fait par affinité, j’aime pas ranger, il n’aime pas repasser par exemple. Ce n’a pas été facile de trouver cet équilibre, mais on y est arrivé.
    Quand à la phrase mon mari ne m’aide pas, il fait sa part de boulot, c’est une de celle que je répète souvent. Pour moi, aider sous entend que c’est mon boulot et qu’il est bien gentil d’en faire une partie.
    En tout cas, merci de cet article Cilou. Que j’ai pris autant de plaisir à lire que les autres.

  50. Tout ce que tu as écrit dans cet article, je pense que beaucoup de lectrices et lecteurs le percevaient à travers tes autres articles… Que Zhom partage l’éducation des enfants, participe activement aux travaux ménagers de la maison, n’a certainement étonné personne. Cet équilibre que vous avez trouvé n’est certainement pas un hasard… Vous avez su vous trouver et construire ensemble tout cela. Toutefois, j’ai également une pensée pour celles qui n’ont pas ta liberté ni la possibilité d’entreprendre les choses qu’elles souhaiteraient… peut-être entre autre pour des raisons financières, parce qu’elles n’ont pas été soutenues à des moments où elles en auraient eu besoin, parce que l’éducation qu’elles ont reçue n’est pas celle que tes parents et grand-parents t’ont léguée, ni celle que tu es en train de léguer à tes enfants… Il est sûr que dans certaines situations de logement, de chomage etc…, l’équilibre que tu as trouvé avec zhom soit beaucoup plus difficile à mettre en place… alors je crois qu’on peut leur laisser la possibilité de dire et/ou de penser « tu as de la chance d’avoir un homme qui t’aide ». Aider des femmes en difficulté à s’en sortir, voilà ce qui serait pour moi être féministe.

  51. Tu n’es pas une féministe pour moi, tu es une femme épanouie qui a pu mettre ses priorités où elle le voulait 😉 .
    Je suis épanouie aussi mais souvent écartelée entre mon boulot qui prend trop de place (mais c’est aussi parce que je veux réussir), entre les enfants que je ne vois pas assez (mais quelle idée de vouloir jouer à la mère parfaite), mon mari qui ne fait pas toujours tout ce que je voudrais comme je le voudrais (mais qui en fait quand même beaucoup beaucoup sinon ce ne serait pas gérable) et les à côtés que je n’ai pas envie de laisser tomber car ils n’appartiennent qu’à moi (le blog, les activités couture ou création, le RDV chez le coiffeur ou la soirée entre copines). C’est dans les moments où je dois choisir et redéfinir mes priorités que je suis d’ailleurs la plus épanouie : ma vie est celle que j’ai choisie et celle que je fabrique au quotidien…
    Alors féministe, non. Epanouie et fière de l’être oui!

  52. Bravo pour cet article !

    Comme beaucoup ici tes mots traduisent tellement bien ma pensée !
    Alors moi c’est 37 ans , 3 enfants , un boulot en libéral avec ses avantages et ses inconvénients (d’ailleurs pas de congé parental pour nous les libérales qui prenons soin de la santé de tous … ça c’est raide alors que nous cotisons +++ !!!), un mari aussi en libéral avec des horaires comment dire …élastiques , extensibles, imprévisibles …
    Chez moi aussi tout le monde participe , du plus petit à la plus grande; et avec mes frères c’était pareil !! Et ça c’est NORMAL !!

    Etre féministe pour moi en 2013 c’est être heureuse d’avoir un garçon qui fait de la danse et surtout d’avoir son papa qui le soutient à fond quand il rentre de l’école en pestant parce qu’un copain lui a dit « quoi ??? de la danse ?? et pas du foot ???  »

    Oh ! Mais il est tard !!

    vite vite au boulot !!

  53. OUI tu as bien fait de le poster cet article….
    (il n’y qu’à voir les commentaires!)
    Cela fait un certain temps maintenant que je te suis et je t’y retrouve. C’est exactement ce que j’ai perçu, ce que tu donnes depuis des années.
    Et tu sais, des blogs de bidouilles, il y en a …. mais si je suis si fidèle à celui-là, ce n’est pas par hazard.
    C’est parce que je m’y retrouve aussi, bien sûr! Et aujour’dhui je me retrouve totalement dans ce que tu dis.
    Et j’aime penser que je suis féministe parce que j’aime vivre ma vie ainsi malgrè de nombreux clichés (qui ont la peau dure!) qui te tombent dessus régulièrement .. parfois même par ma mère, dis-donc ! Le comble, elle a sû m’inculquer les bonnes bases… et les a totalement oublié avec l’âge !
    J’entends aussi trop souvent que j’ai de la ‘chance’ d’avoir un mari qui ‘aide’ … et trop souvent de la part de copines qui ne laisse pas une chance à leur mari de montrer l’homme formidable qu’il est… voilà pourquoi cette partie m’a particulièrement touchée. Et puis ma réponse est toujours si simple : mais s’il n’avait été ce qu’il est, je le l’aurais pas épousé, c’est tout. (moi non plus, je n’aurais jamais pris M. TV, canapé, bière…!)

    Alors merci et bravo pour ce formidable message auquel j’adhère à 100% !! ; )

    p.s: ah si, quand même, il faudrait que Carla explique vraiment pour quoi le féminisme n’est plus nécéssaire .. à ces femmes à qui l’on retire de force un petit bout d’elles-mêmes en Afrique, à ces autre que l’on enferme dans une prison de tissu (non, elles ne sont pas toutes consentente, loin de là), à ces fillettes que l’on ‘offre’ à des vieux …. et la liste est longue encore!!!! Et oui, mon côté militante est toujours en éveil ; )

  54. Je suis féministe aussi!
    Ce n’est pas parce qu’on a la chance, comme Carla, de vivre dans un pays relativement en avance sur ces questions qu’il n’y a plus rien à combattre ni à gagner. D’ailleurs cette très chère ex-première dame a sans doute oublié que des centaines d’actes contre les femmes, violents ou non, visibles ou non, sont commis chaque jour en France. S’il ne fallait pas lutter pour la condition de la femme ici, il y a beaucoup d’autres endroits où la Dame pourrait s’exiler et trouver des causes féministes à embrasser!
    Ps: si on te lit, c’est parce que meme à travers des tutos, on sent ta belle personnalité derrière ces articles!Merci!

  55. Je suis comme toi et pourtant je viens d’une famille où ma mère faisait tout. TOUT, sauf peut-être l’entretien de la voiture. Comme quoi.

    Je n’ai que 24 ans mais ma vie de famille « ressemble » à la tienne. Je bricole, il jardine. Il bricole, je cuisine. Il cuisine, j’étend le linge. Il étend le linge, je fais autre chose.
    Tout est divisé, mais pas militairement. C’est juste comme ça. Ca l’a toujours été.
    Mon fils est beaucoup trop petit pour participer mais on est tous les deux d’accord : il nous aidera. Et ses futurs frères ou soeurs aussi.

    J’adore ton article. J’ai autant aimé le lire que de lire tes bidouilles (et pourtant si tu savais à quel point j’adore lire tes bidouilles !!).

    A tes requêtes je voudrais en rajouter une. J’ai malheureusement fait une fausse couche il y a un peu plus d’un an. J’ai eu droit à un arrêt de travail pour « me remettre » comme il disent. Le papa, car oui il était bien le père de cet enfant, n’a pas eu droit à ne serait-ce qu’un seul jour. Il a du prendre un jour de congé pour être auprès de moi le jour de « l’accouchement ».
    Pourtant lui aussi ce jour là a perdu son enfant.
    La société a encore un gros effort à faire, même si comme tu le dis, on n’est pas les plus à plaindre.

    Je te souhaite un bon WE !

  56. Merci Cilou pour ce billet qui me parle et m’a donné envie de partager mes réflexions. Il me parle car pour cause je vis avec une féministe depuis 12ans. Il me parle aussi car je crois bien y être aussi ! J’ai plus l’habitude de t’écouter que de te lire, les deux modes tiennent en haleine l’auditeur, on m’en avait parlé mais je confirme, jolie prose ! Je partage beaucoup de tes arguments mais puisque les commentaires sont semble-t-il 100% féminins sur ce thème, je vous offre un peu de diversité masculine 😉 avec les contradictions ou nuances qui vont suivre (pour une fois que c’est dans ce sens qu’il faut diversifier)
    Les oui et re-oui. Tu n’as pas à justifier ton éducation pour te revendiquer féministe, c’est comme s’excuser d’être riche quand on est de gauche. Les engagements proviennent avant tout d’un sentiment de révolte. On peut être révolté pour les autres même si pour soi-même tout va bien (n’est-ce pas Carla…). Ta photo est parfaite aussi. Assumer sa féminité par une jupe courte ou mettre un pantalon, les deux c’est être féministe à partir du moment où c’est un libre choix, ton choix. Le féminisme, comme tout mouvement est une nécessité car il vient en réaction à la prédominance de la classe masculine comme les black panther pour la domination blanche ou pour lutter face à un risque, tel sos racisme qui a une fonction de vigie anti-cons. Le féminisme allie ces deux objectifs je pense. Alors bien sûr, comme évoqué dans un commentaire, il y a des extrémistes chez les féministes comme partout et ces féministes « ultra » concourent au progrès de l’idée tout en risquant de stéréotyper les féministes. Tu as raison de faire la distinction entre justice (équité) et égalité. C’est d’ailleurs idiot d’imaginer assurer les deux, c’est soit l’un soit l’autre ! Mais c’est à lui seul un autre thème. C’est pourtant essentiel d’avoir ça en tête lorsque l’on invente des lois. Mise en application … Tu proposes le gain de trimestre pour tous. Il est juste de donner des trimestres pour les femmes qui s’arrêtent à l’arrivée d’un enfant et pas à l’homme. Ce n’est pas égalitaire, mais il n’est pas interdit à l’homme de s’arrêter. Dès lors, non pas en fonction de son sexe mais en fonction de l’arrêt et de son impact sur la carrière professionnelle, l’homme devrait pouvoir bénéficier au mettre titre de ce gain de trimestres.
    Les non ou les oui mais. « Je suis fier d’être une nana » as-tu déjà entendu un mec dire je suis fier d’être un mec ? ça me rappelle « je suis fier d’être black », « je suis fier d’être du 93, je représente ». Non pas que le sentiment de fierté soit mauvais mais ce type d’allégation est le propre des groupes sous-représentés et en révolte. Je comprends ton sentiment et cette phrase révèle tout le chemin qui reste à parcourir. Le jour où les femmes auront gagné leur juste place, cette phrase sera obsolète.
    « Ne me dites pas que j’ai de la chance ». Ta chance, et la chance de la majorité des filles qui postent semble-t-il est statistique. Oui, ton zhom est une perle rare en tout cas il est plus dans les 20% que dans les 80%, les stats officielles de partage des tâches le prouvent. Cela n’enlève rien à ton nez et à ton intelligence de l’avoir choisi 😉 et ne justifie pas des éloges (on aime bien ça quand même ;-)) – c’est normal moralement mais c’est rare statistiquement.
    Non la jalousie ne sent pas que « la pisse de la propriété » tout comme la peur n’est pas que faiblesse. J’associe la jalousie à la peur, la peur de perdre l’autre, pas parce qu’il nous appartient mais parce que l’on ne serait plus à la hauteur et que son choix irait vers une/un autre. Nous domptons tous les jours nos petites peurs. La peur (hors cas maladif) nous aide à nous préserver, à nous organiser à mieux passer l’obstacle. Tu peux certainement ajouter à la liste des qualités de Zhom sa capacité à être jaloux en silence et le silence est d’or.
    Les propos sexistes envers les femmes pleuvent tous les jours et il faut les combattre, ne rien laisser passer. Mais dans notre société ou l’homme et un ours et la femme une hirondelle, il y a des propos sexistes qui touchent les hommes qui ouvrent pourtant la voie vers plus d’équité. Exemple… hier soir ma belle-mère m’appelle pour me demander si je m’en sors avec mes 2 enfants eh… comment dire ? Aussi mal que ces 6 dernières années j’ai envie de lui dire – non mais sans blague 😉
    Enfin dernier non. « il me laisse libre de faire ce que je veux quand je le veux » – pas certain que ce soit de toi ou d’un post. Je ne demande pas ça à la femme qui m’accompagne et elle ne peut me le demander. Et imaginer ce comportement d’un de mes beaux-frères avec l’une de mes sœurs me révolterait. Le modèle à suivre pour la meilleure des féministes n’est pas forcément le pire des mecs.
    Dans les priorités pour plus de justice entre hommes et femmes, je dirai la défense sans limite de la laïcité, l’égalité de représentation dans l’hémicycle, dans les conseils d’administration mais aussi à l’école (que sont devenus les maitres ??) et l’éducation sexuelle des jeunes à l’école. Je ne sais pas comment il faudrait procéder mais ça me parait une clef.

  57. Que rajouter à cet article et aux nombreux commentaires qu’il a suscités? Je suis d’accord et heureuse de lire tout cela.
    Ce qui me fait bondir, c’est de voir que l’on donne encore la parole à nos ex-présidents et ex-premières-dames (dénomination que je trouve ridicule). S’ils ont perdu les élections, c’est aussi parce que la majorité ne voulait plus les entendre. En quoi ont-ils/elles encore le droit à la parole publique? Surtout pour dire des énormités…
    Au fait, comment appellera-t-on le mari d’une présidente? Un premier-sieur?

  58. Je ne peux que te rejoindre sur tes propos (sauf que je suis plutôt militante, sans être dans une association, mais j’assome tout le monde avec mes propos féministes). Tout comme toi, je suis mariée à un homme pas parfait mais par contre qui fait sa part du boulot. Et tout comme toi, il ne m’est pas tombé du ciel, j’ai viré ceux qui ne correspondaient pas au profil, même si j’étais amoureuse (bon, je suis une femme forte aussi … ). Alors quand j’entends à quel point mon mari est exceptionnel, j’ai envie de bondir : il fait sa part de boulot, qui est normal, pas exceptionnel.
    Côté travail, je fais un métier d’homme (c’était même le slogan de ce métier il y a quelques années), le même que mon mari d’ailleurs. Nous avons juste deux ans d’ancienneté de différence et franchement, nous ne sommes pas logés à la même enseigne. Quand il part plus tôt pour récupérer les enfants, c’est « wahou quel père exemplaire ! « , quand c’est moi, c’est « elle se débrouille mal quand même ».
    Je rejoins aussi certains commentaires qui disent que les femmes sont les premières à donner le bâton pour se faire battre. Que ça soit celles qui endurent tout en trouvant ça normal ou celles qui se sont battues et qui sous ce prétexte refusent d’aider les autres femmes. J’essaie de me battre contre ça.
    Et puis, je suis aussi pour que chaque femme puisse faire ce qu’elle a envie, sans être pointée du doigt : tu as un super diplôme mais tu veux rester à la maison, tu as le droit. Tu aimes materner ton enfant mais sans vouloir l’allaiter, c’est ton droit aussi. Tu bosses et ton mari reste à la maison, encore ton droit.
    Pour moi le féminisme en 2013, c’est de laisser les femmes choisir leur existence, comme elles le souhaitent.

  59. heureuse de lire qu »il y a toujours des femmes qui ne dorement pas sur leurs lauriers et qui continuent le combats amorcé voici des années et qui semble malheureusement s’éssoufler auprès de la jeune génération! bravo!

  60. Vaste sujet qui me touche profondément. et je sens que je ne vais pas faire synthétique.
    Oui, la société a beaucoup évolué en 40-50 ans. Mais j’ai le sentiment qu’il y a une certaine stagnation désormais, voire une régression. Je suis sans voix quand j’entends des collègues femmes dire « c’est normal que je ne sois pas augmentée, je reviens de congés maternité (ou parental) ». Je m’inquiète quand, suggérant ‘pilote d’avion’ au cours d’une discussion avec ma fille (4 ans à l’époque) sur les métiers qu’elle voudrait faire plus tard, elle me rétorque ‘beeeeen noooooon, c’est pour les garçons’ ou quand mon fils n’en revenenait pas que mon chef soit en fait MA chef. (j’en ai des paquets de ce type à raconter). Je me dis que les schémas stéréotypés sexistes sont incorporés très tôt. Certes, ma famille n’est pas l’idéal que j’aurais souhaité sur le sujet. Mais ce n’est pas catastrophique non plus. Le père n’est pas le modèle bière-canapé-télé. Il participe (pas autant que dans mes rêves, mais il participe). Alors, c’est aussi le discours ambiant qui façonne la vision de mes enfants (la pub, la télé, les copains, les petites phrases et attitudes pernicieuses et un peu aussi le modèle familial, c’est vrai).
    Et c’est en utilisant tous les moyens qu’on avancera. Le féminisme ‘pur et dur’ qui donne un électro choc, dérange ; dénoncer les petites phrases / attitudes du quotidien qui dénotent le sexisme ‘qui ne se voit pas’ ou qu’on ne voit plus ; éduquer les enfants ; exiger plus du conjoint ; savoir déléguer et lâcher du lest sur le contrôle des activités domestiques [je dois m’améliorer sur ces 3 derniers points]
    J’ai lu un jour un article qui me fait réfléchir sur le congé maternité : la femme, à la maison, s’occupe de son (ses) enfants(s) et puisqu’elle ne travaille pas, de la plupart des activités ménagères. Et se retrouve enfermée dans ce rôle à la reprise du travail. Un peu ce qui m’est arrivé, en fait, notamment sur le volet ‘réveils la nuit’. Cela dit, je n’ai pas de solution, si tant est que cela soit un problème. ^^
    Très bon dossier sur le sujet dans le Télérama de cette semaine, au fait.

  61. (encore moi ^^)
    @Mister Ben :
    Complètement d’accord avec toi en général, et en particulier sur les trimestres. Le jour où les pères prendront leur congé parentaux autant que les mères, prendront les jours enfants malades autant que les mères, poseront leur jour pour accompagner les sorties scolaires autant que les mères, (se lèveront la nuit autant que les mères :mrgreen: ), il serait juste qu’ils bénéficient de semestres supplémentaires autant que les mères…
    Et sur ce point précis, j’avais entendu une suggestion intéressante au moment des grèves contre la dernière réforme des retraites : qu’une partie des droits à la retraite des pères soit cédée aux mères (même si un divorce intervient entre-temps) si celles-ci se sont arrêtées de travailler pour s’occuper des enfants. En s’arrêtant de travailler, elle contribue au confort / facilité de vie de la famille entière, à commencer par le père, mais perdent des droits à la retraite (vs salaire taux plein). Evidemment, cela devrait marcher aussi dans le sens contraire, mais il faut reconnaître qu’un père qui s’arrête de travailler pour s’occuper du foyer alors que la mère reprend son travail, c’est plus rare.

  62. Merci pour ce bel article très joliment tourné.

    J’ai esquissé un sourire en lisant le passage sur « rooo que tu as de la chance, ton homme t’aide à la maison », parce que je le vis souvent, très souvent …
    Mais que répondre à cela ?
    Je ne vais pas m’excuser d’avoir choisi mon partenaire de vie suivant des valeurs qui nous sont communes, si ?

    Je revois mon père, attablé tel un pacha et dont la seule participation était de nous dire « ne repars pas en cuisine les mains vides » 😈 😈 😈 et je vois aujourd’hui mon Biscuit, qui, depuis l’âge de deux ans mets lui-même ses affaires sales à la corbeille, range ses chaussures, donne un coup de main spontanément etc … 😉
    Comme quoi, il n’y a des choses qui ne sont pas héréditaires.

    Et j’espère avoir fait réfléchir la vendeuse du magasin de jouets, qui, alors que j’achetais une « marchande » pour le poussin il y a trois ans, m’a lancé avec un grand sourire qu' »ELLE sera trèèèès contente de ce jouet ».
    Bah non, IL, pourquoi ELLE, hein ?

    Et IL l’a été 😉

  63. Respect ❗

    Nous vivons dans les mêmes valeurs, mon mari n’ayant pourtant pas eu une enfance facile à su faire de cette souffrance une force, éducation, études, il a toujours pris le meilleur de ce qui pouvait lui être offert .

    A part égale nous gérons notre famille, maison, quotidien et c’est comme ça qu’on s’aime <3 J'ai moi aussi le droit parfois à : mais quelle chance tu as ! non non c'est simplement le bon équilibre.

    #Je suis féministe#

  64. Que dire de plus. Je partage entièrement tes réflexions, j’aime que tu partages ton avis comme tu l’as fait. Cela a été très agréable de lire ton texte. Merci beaucoup pour avoir partagé tout ça avec nous 😉

  65. Je partage ce point de vue : égalité, équité et équilibre…Le combat n’est pas uniquement dans la rue, il commence chez soi; dans la manière dont on construit son couple et dans celle d’élever ses enfants (filles et garçons). Le tout est de savoir que l’on n’est pas seul(es) pour créer un monde meilleur ! Merci pour ce bel article !

  66. Je suis d’accord en tous points avec toi. Merci pour ce bel article.
    Comme d’habitude, tu réussis à trouver les mots justes et ton écriture est simple et efficace. Du tout toi quoi !

    Tes articles ne me laissent jamais insensibles. Il aurait été dommage de ne pas le publier celui-là.

    Bizettes

  67. Yes !!!
    Et je clame haut et fort que je suis féministe, depuis que j’ai mis un sens derrière ce terme (je dirai depuis 6 ans, l’âge mon aîné).
    Le fait d’être mère amène une nouvelle dimension à ce combat je trouve, via les péjugés au boulot, et l’éducation de nos enfants.
    Dur dur de se rendre compte au quotidien comment on est conditionnés !
    Mais je lutte, je lutte … A ta manière : pas ouvertement dans la rue, mais au quotidien avec mes proches.
    Serrons-nous les coudes !

  68. Aussi emportée par ton article que par tous les commentaire qui suivent , merci à toi Cilou et aux auteurs des commentaires ……

    a l’aube de mes 37 ans je me remets encore en question ici je fais tout ou quasi tout mr papa étant très pris par son boulot ……il y a des jours où j’aimerai qu’il fasse un peu plus et puis en général je suis fière de mener ma barque tel que je le fais .;…..alors j’assume , et assumer c’et peut être aussi faire preuve de féminisme ???

  69. Comme je te l’ai dit au téléphone, je ne me retrouve pas vraiment dans les commentaires de tes lecteurs…

    Aujourd’hui je suis allée à la manif pour l’égalité et le mariage pour tous… Ce soir tout cela m’a inspirée un article sur mon féminisme…
    http://bit.ly/Y9icbj
    Bises

  70. carla Bruni ne juge pas utile de défendre le féminisme , elle préfère défendre d’autres causes , après tout pourquoi pas , Brigitte Bardot a bien été critiquée
    parce qu »elle s’occupait de la détresse des animaux au lieu de s’occuper de celle des humains
    mais je lui conseille quand même , de lire le dernier livre de la journaliste
    Annick Cojean  » les proies , dans le harem de Kadhafi  »
    elle ignore le sort horrible réservé à tant de femmes du Moyen Orient .

  71. @MHF : Bien que n’étant pas une féministe engagée, ton texte me parle pour ce qu’est également pour moi le féminisme. Je crois que j’aurai également aimé qu’après l’ouverture du débat par cilou, chacun et chacune s’exprime à ce sujet en allant un peu plus loin que « chez moi aussi, mon mari aide aux tâches ménagères »…

  72. Voilà l’article qui me fait passer le cap d’écrire un petit à celle dont je suis le blog avec envie et impatience : après être sûre de partager les mêmes goûts, j’ai maintenant la sensation de partager aussi les mêmes idées. Ca fait du bien! Merci.

  73. tu as tout dit et si bien ! de la NORMALITE en somme , mais de nos jours , ça parait presque pour de l’exception …preuve pour Carla qu’elle vit bien hors du monde ! et dans un autre domaine, si tu laisses passer un piéton sur les passages protégés, il te dit merci comme si tu lui faisais une fleur …preuve qu’on a pas si bien avancé dans ce monde ! y’a encore du boulot …j’ oeuvre un peu comme toi, je dis ce que je penses sans craindre la critique et j’essaie aussi de m’améliorer en tant que femme avec un côté masculin ….Merci pour cette semie-confidence

  74. J’ai tout lu, jusqu’au bout !
    Pourtant au début je ne savais pas si j’allais accrocher à ce genre d’article, parce que justement, je ne revendique pas grand chose. Et pourtant je me retrouve énormément dans ton article …
    Pour le moment, ça fait 4 ans qu’on vit en couple, et chéri-chéri partage « volontiers » les tâches du quotidien, tout en choisissant celles qu’ils me laisse préférentiellement … Mais c’est ce qui fait son charme, quand il me dit « J’ai fait le repassage, mais les chemises c’est pas mon fort… » !!! Et pour ça, je dis très souvent Merci à Belle-Maman de l’avoir élevé ainsi, sans différencier sa fille de ses garçons dans l’accomplissement de tâches nécessaires au bon fonctionnement du foyer !

    Et tout à fait d’accord avec toi sur les propositions concernant la congé parental …

    Bises

  75. Pas si simple ! Un peu cliché parfois… La vie impose parfois des contraintes que l’on pensait contraires à ses propres valeurs. L’amour aussi, parfois…
    Je pense aussi qu’un homme peut participer aux tâches ménagères, à l’éducation des enfants… et être aussi anti-féministe.
    L’âme humaine cache bien des mystères…
    Moi j’ai juste envie qu’on arrête de mettre les gens dans des …istes. On est trop complexe pour ça.

  76. Bravo pour ce texte dont je partage l’essentiel si ce n’est la totalité!
    Mon homme ressemble beaucoup au tien! Et je pense (quand même) que nous avons de la chance!
    Merci de nous donner avec tant d’honnêteté ton point de vue.
    Féminisme, équité… égalité… oui, tout ces termes ne désignent pas la même chose et on a trop tendance à tout mettre dans le même panier. Oui, des tas de combats sont encore à gagner! Bravo pour cet article qui donne la pêche!

  77. Qu’il aurait été dommage que tu ne publies pas cet article ! et oui, je ne pensais pas pouvoir l’affirmer; mais après t’avoir lue, je le sais désormais…je suis féministe !Merci!!

  78. tout ça transpire dans ton blog et c’est bien ce qui le rend si chouette ; la bricoleuse qui s’éclate en famille ! (assez loin de la tendance tricot-couture-pâtisserie) t’as une façon d’être une nana qui donne la pêche !
    chez toi c’est fouillis, ça part dans tous les sens, c’est pas fait pour être à la pointe de la mode, mais c’est généreux, c’est plein d’humour et votre joie de vivre est contagieuse, bref, j’espère que mes enfants auront le bon gout de choisir une belle famille comme la tienne 😉 !!

  79. Bonsoir « Cilou,

    J’ai bien fait de continuer à baguenauder sur ce site; vraiment, je viens de lire ton magnifique texte sur » je suis féministe » et il m’a beaucoup émue. Je suis d’accord sur toutes ces reflexions sur ces rapports humains homme, femme.
    J’ai bientôt 60 ans, + jeune dans mon coeur et mon esprit) donc, j’admire cette vie où chacun évolue dans le respect de l’autre et où l’amour est présent et participe à émousser les conflits ou rivalités qui pourraient sourdre quand fatigue et stress vous gâchent la vie.
    Je suis heureuse pour vous et votre famille. bisoux.
    CHANTAL

  80. Je ne suis pas féministe.
    Non parce que je ne le veux pas.
    Non parce que je ne le revendique pas.
    Mais parce qu’on m’a bien fait comprendre, lorsque j’ai pris un congé parental après la naissance de ma fille et décidé de l’allaiter 2 ans, que je régressais à l’âge de pierre. Que je remettais en cause le travail acharné de ces femmes (et de ces hommes) qui se battent pour améliorer le statut de la Femme. De toutes ces personnes qui se battent pour l’égalité hommes-femmes.
    Concilier « être femme » et « être mère » comme je le souhaitais m’a exclue de la grande famille des défenseurs des droits de la Femme.
    Alors que suis-je aujourd’hui ?

  81. Une fois de plus : merci !
    Comme il l’a été si bien dit dans nombreux commentaires je partage ta vision des choses. Mais j’ai beaucoup plus de mal que toi à mener la vie dont je rêve …
    Tes articles m’aident toujours un plus que par leur strict contenu tant ils véhiculent de la joie et du bonheur partagé.
    Celui là me touche particulièrement. Il m’a conforté dans mes choix et me donne de l’espoir à un moment de mon parcours où j’en ai bien besoin.

  82. J’ai mis du temps à commenter cet article, mais je le trouve super. D’autant plus que je m’y retrouve totalement. Bcp de similitude dans l’histoire également ! 😉
    La seule différence, c’est que moi je ne me dit pas féministe. Pour moi ça ne révèle pas l’équité, pour moi ça fait trop chienne de garde, trop « le mademoiselle c’est réducteur » etc…
    Pour moi le féminisme ne défend que la cause des femmes (et encore, des femmes du siècle dernier). Le féminisme à été une grande avancée, qui nous a libéré et qui permet aujourd’hui de parler d’équité.
    Mais en gros, j’approuve totalement ! Et bravo de le dire ici !

  83. Je me retrouve dans beaucoup de tes propos. Ton article est très intéressant. Il aurait été dommage de ne pas le publier.
    Je me sens féministe comme toi, dans chacun de mes actes mais sans militer.

  84. Je partage votre vision de ce féminisme-là que j’assimile davantage à une question d’équité, d’égalité. Pourtant, je n’aime pas ce terme de « féminisme » que je trouve trop marqué, souvent brutal voire violent notamment à l’égard des hommes. Je suis d’accord pour que les hommes et les femmes aient les mêmes droits et les mêmes devoirs, pas pour qu’ils soient « égaux ». Nous sommes différents, complémentaires et c’est très bien comme çà. Non, tous les hommes ne sont pas les mêmes, oui, il en existe de très bien, même s’ils ne sont pas parfaits (pas plus que les femmes d’ailleurs !). Merci d’avoir partagé avec nous votre avis sur la question.

  85. Hum… et bien je ne suis pas « masculiniste », parce que je ne tire pas de fierté particulière à être un homme et je n’en ressens aucun privilège, au contraire.

  86. Je découvre ton blog grâce à Olympe et le plafond de verre et je la remercie. J’ai beaucoup aimé ton témoignage et tu as bien fait de le publier.
    Je suis féministe également, je n’ai pas peur de le dire et de crier haut et fort que non, ce n’est pas plus un vilain mot que quand nos grand-mères ont milité pour que nous puissions assumer les existences que nous choisissons aujourd’hui.
    Je m’en vais découvrir tes autres posts 😉

  87. Chez nous c’est exactement pareil, répartition des tâches équitable!

    Je me considère féministe et lui est fière de moi, on s’est mariés il y a 3 semaines, et on additionne nos noms de famille, comme ça chacun garde le sien et prend celui de l’autre en plus! J’aurais refusée de me mariée si j’avais été obligée de perdre le mien (je suis fière de ma famille, je la garde) et puis, vu le nombre de Marchand en France, ça fait du bien de diversifier un peu, au moins on est unique (j’ai 15 pers qui porte mon nom de famille en France).

    Pour ce genre de petits trucs je me considère féministe, mais je ne vais pas au manif pour autant (sauf si les dirigeants veulent interdire l’IVG, ou si un jour une loi fais reculer la femme (avant, le mari n’était responsable d’adultère que si c’était sous son toit, alors que la femme partout).

    Enfin, j’adore ton article, je me sens moins seule, entourée des femmes que je vois tous les jours assumer leur travail+ toutes les tâches ménagères sans oublier la cuisine.

  88. les choix d’une vie….. comment te dire….. on a effectivement la vie qu’on veut bien se donner … MAIS, malheureusement ce n’est pas pour tout le monde pareil… par lacheté, par peur de l’inconnu, de decevoir, par manque de confiance en soi…..on se laisse aller dans une vie qui parfois ne nous ressemble pas… ne nous a jamais ressemblée….
    J’admire ta determination, ta vision claire de ce que tu veux… on peut etre fière d’être une femme et pourtant ne pas se donner les moyens d’avancer.
    tu as eu la chance de rencontrer un homme qui te ressemble et avec qui tu peux construire sur des bases communes.
    ces homme slà existent oui c’est certain, mais ne sont ils pas ttous déjà pris?????????????????????? 😆

    Bravo pour ta plume, ton article et plein de bon sens, plein de bonheur, et plein d’espoir…….

  89. oui ces hommes là existent j’en ai un à la maison, et si il avait pu etre mon premier mari j’aurais gagné 10 ans, je pense que l’on trouve ces hommes si on a eu l’image d’un couple parental uni!!! en tout merci pour ce chouette article!!!

  90. Quelle fraicheur, quelle vérité, quelle humilité dans toutes ces phrases…
    Je pense qu’elles ont le pouvoir d’atténuer le sentiment de solitude que peuvent ressentir beaucoup de femmes.
    La première chose que je vais faire après avoir terminé ce commentaire, c’est d’envoyer ce post à ma grande fille de 17 ans et demi, pour qu’elle le lise, qu’elle s’en imprègne, qu’elle se rassure, qu’elle entende leur écho avec mes propres mots.
    A vous lire, effectivement, on a envie vraiment d’affirmer haut et fort que l’on est féministe.
    Car ce texte fait honneur aux femmes, et aux hommes. Il est juste et équitable, fondement même de relations harmonieuses.
    Il n’est pas dans la culpabilisation bien au contraire, il trace le chemin de la réconciliation, pour ceux et celles qui seraient en guerre.
    Pour ma part, je suis séparée du père de mes enfants.
    J’ai continué ma vie et j’ai rencontré mon Amour sur un site d’adoption (!!!!).
    Aujourd’hui, nous partageons notre existence au sens large et nous faisons de notre quotidien, qui parfois peut être un citron, des litres de limonades.
    Alors tout ce que vous écrivez fait résonance en moi.
    Tiens, mon petit T’hom de 12 ans aura le droit de lire le lien… Il trouvera bien, entre deux combats sur internet, le temps de le lire et de me dire ce qu’il en pense.
    Après faudrait que je trouve un moyen pour en parler à mes chats ? Mais en fait, pas besoin, car les cats sont des sages, y’a qu’à les regarder vivre.
    Je pourrais aussi l’envoyer à ma soeur et mon frère, à mes parents et tous s’y retrouveraient, surtout dans les cuillers en argent pas toujours pleine mais souvent contenant des sucreries inestimables.
    En bref, j’aurais envie d’envoyer ce texte à tous ceux que j’aime.

    Car il a du sens et fait tellement de bien.

    Merci…

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