Patiner un meuble pour le relooker - Ciloubidouille

Patiner un meuble pour le relooker

Tout à commencé par cette chaise, achetée avec des amies de Wuhan l’année dernière. Elle était neuve, c’est-à-dire fabriquée récemment, dans du bois lambda. On était loin des chaises patinées par le temps qu’on trouve parfois dans les antiquaires chinois et qui valent un bras. Pour lui apporter plus de cachet, j’aurais pu comme d’autres gens le font ici, la laisser de longs mois dehors, subir les variations climatiques, afin qu’elle prenne une couleur plus authentique. Mais je me suis décidée plutôt à lui offrir une patine rapide et facile.

Une fois n’est pas coutume, voici donc comment faire du vieux avec du neuf ^^

J’ai sorti l’acrylique et ai commencé à la peindre en bleu. Enfin, quand je parle de peindre, pas exactement. J’ai volontairement évité de recouvrir totalement la chaise de peinture. Je ne chargeais pas mon pinceau et surtout je ne rajoutais aucune eau, de façon à garder la gouache aussi brute et pâteuse que possible.

J’avais également prévu deux pots d’autres bleus, plus soutenus que le premier.

Et en veillant une fois de plus à garder le pinceau le plus sec possible,  j’ai déposé des touches des différents bleus foncés sur les arrêtes de la chaises et à quelques autres endroits, de manière aléatoire.

Un peu de ce style-là, sans me soucier d’en mettre trop ou pas assez, d’être régulière ou symétrique…

Puis j’ai laissé bien sécher au soleil. Et vu les chaleurs actuelles, ça a été vite.

Je suis ensuite allée chercher ma gratounette métallique (de la laine de fer ?). Faut dire que je n’ai pas trouvé de papier à poncer, alors j’ai pris ce que j’avais sous la main.

J’ai commencé à gratter la chaise pour retirer de la peinture et faire réapparaitre le bois brut.

Je n’ai pas hésité à frotter également là où il y avait des couches d’autres couleurs.
Avant.

Après. Vous comprenez pourquoi on n’a pas besoin de s’en faire si on fait de gros pâtés de peinture. Un coup de ponceuse manuelle et tout redevient léger.

L’idée est vraiment de patiner artificiellement le meuble à ce moment-là. Donc il faut axer les frottements aux endroits où l’usure semble naturelle : sur le siège, sur les pieds et aux endroits où la main se pose facilement.

Une fois le siège épousseté (parce que ça crée plein de poussière de poncer), on peut le vernir avec un vernis mat ou brillant, selon ses goûts. Et c’est fini ! Bout à bout, ça a dû prendre 3 heures…

Quelques zooms pour mieux voir le rendu. On est d’accord qu’on n’a pas recréé une chaise millénaire par magie, mais l’illusion d’un objet vieilli par l’usage et le temps n’est pas si mauvaise :).


La chaise trône dans mon salon et s’accorde parfaitement avec la couleur de mes murs, vu que je suis partie d’une teinte de l’un d’entre eux !


Alors, vous en pensez quoi ? Est-ce que ça vous ouvre des perspectives ?

34 Commentaires

Commenter