Ciloubidouille
1 mai 2020 Réflexions autour de l’après confinement

Réflexions autour de l’après confinement

L’après confinement… Elle est étrange cette expression non ? Il y a un petit côté « après guerre » ou « post apocalypse »… Une épreuve dont on nous dit qu’on gardera des traces, que celles-ci soient sous forme de séquelles ou sous forme de révélation. Les deux sans doute.

Je me demande si tout ceci va VRAIMENT me changer, changer les gens, changer le monde.

J’ai vu les bénéfices sur les animaux qui se réapproprient les espaces volés. On les a dé-confinés eux. ^^
Autre excellente nouvelle, la pollution a chuté, preuve s’il en fallait du bordel qu’on impose à notre environnement.

Mais est-ce que quelque chose de bon va transcender l’humanité et l’ensemble des sociétés ? Est-ce que le confinement ne va pas faire éclore uniquement ce qui était déjà là ? Est-ce que une bonne nouvelle ?

jeunes pousses de bettrave

Tous ensemble, tous ensemble, ouais… mais…

L’extraordinaire…

Déjà, il y a un truc de foufou. Pour la première fois de l’histoire, les humains font majoritairement la même chose : se confiner. Tout le monde ne le fait pas exactement dans les mêmes conditions, avec les mêmes restrictions et le même respect, mais nous vivons grosso-modo un mouvement planétaire unique et exceptionnel. Les circonstances sont dramatiques, certains vont y perdre la vie, à cause du virus, à cause de la violence domestique, à cause du manque de soin. D’autres vont se séparer, retourner voir un psy, angoisser, déprimer, se sentir si seul, perdre des sous, perdre leur job, avoir la haine… ou la peur de l’autre.

Le premier bilan ne sera pas joyeux joyeux… Alors quand j’arrive 5 secondes à oublier les horreurs accentuées par le confinement, quand je ferme les yeux en cherchant du beau, je ne peux m’empêcher de trouver magique cette forme de solidarité. On reste chez nous pour nous ET pour les autres. J’adore cette idée. Certes, tous ne jouent pas le jeu de la fraternité et de la sororité. Mais ceux qui le font forment la grande majorité. Je ne sais pas s’il est déjà advenu qu’autant de gens agissent de concert pour le bien de tous.

Les à-côté :

Je pourrais mettre l’accent aussi sur les autres effets positifs : le sport rentre dans les maisons, accompagné sans doute de la lecture, des arts créatifs, des jeux de société… La notion de slow life, de vie qui prend son temps et qui revient aux essentiels est dans pas mal de discours. C’est une réalité. Mais je ne saurais dire si elle ne reflète pas juste l’univers un peu bobo des blancs riches (dont je fais partie). Que se passe-t-il dans les bidonvilles ? Dans les zones sinistrées ? C’est plus simple de se lancer dans une partie de Uno quand on a un sentiment de sécurité et un esprit vaguement confiant en l’avenir. Ou simplement quand on a assez d’espace pour s’entendre penser.

Tous ces gens qui cherchent à s’épanouir autrement, ça me plait beaucoup, n’allez pas imaginer l’inverse. Mais j’ai conscience que ce que je vois sur les réseaux sociaux, ce n’est que la jolie partie de l’iceberg. Je n’ai pas accès à la partie immergée car je suis une privilégiée. Mais pas besoin d’être journaliste d’investigation pour savoir que le confinement n’est pas une opportunité pour tous.

L’humanité partagée

Lecture de confinement

Dans le livre Sapiens: Une brève histoire de l’humanité que je lis en ce moment (et que je voudrais que l’humanité entière lise), l’auteur Yuval Noah Harari parle des différentes croyances modernes. Pour lui (et moi), ces croyances sont exactement la même chose que des religions. D’ailleurs, il parle de religions humanistes. En voici trois qui ont la cote (hélas pour certaines…) en ce moment.

  • Les libéraux : c’est la croyance que la liberté individuelle est au sommet de toutes les valeurs. C’est l’individu qui donne sens au monde et qui est à la source de tout. Le texte sacré des libéraux, c’est les droits de l’homme. L’humain y est sanctifié et on vénère les âmes individuelles libres et éternelles.
  • Les socialistes rassemblent ceux qui croient à une autre religion humaniste : l’individu est moins important que le groupe, que la collectivité. Ce qui est sacré, ce n’est plus l’individu mais l’espèce homo sapiens. L’égalité vaut plus que la liberté. L’inégalité est un blasphème car elle privilégie des valeurs telles que l’argent aux dépens de l’essence même de l’universalité.
  • Les évolutionnistes (ou les racistes, les nazis…) ne croient pas que l’humanité est universelle ou éternelle. Selon cette religion, les hommes ne sont pas égaux, il y a des sur-hommes et des sous-hommes. On pourrait imaginer qu’on est sorti des ronces depuis la fin de la seconde guerre mondiale mais déjà, c’est avoir une maigre idée de la géopolitique mondiale actuelle… Et puis, plus sournoisement en fait, cette croyance existe encore dans nos quotidiens. Et quelque part, on y participe tous avec nos envies de perfection, de beauté normée, de corps qui rentrent dans les cases. Les super-hommes et les super-femmes sont dans les magazines glacés. Les autres sont invisibilisés.

Un truc rigolo, les religions humanistes reprennent la structure connue des religions monothéistes. « Tous les hommes sont égaux devant Dieu » devient « tous les hommes sont égaux ».
Les évolutionnistes piochent plutôt dans les religions polythéistes où tous les Dieux et tous les hommes ne se valent pas.

Pourquoi je vous raconte cela ?

Et bien parce que moi je fais partie des gens qui prêchent pour la religion socialiste. Plus que jamais, je pense que l’homme n’est rien sans l’autre. Et qu’on ne peut pas gagner individuellement. On peut avoir une belle vie et d’ailleurs, à titre personnel, je bosse beaucoup pour cela. Mais ma belle vie, je la trouve compliquée à apprécier quand je constate la galère des autres. Il m’arrive de culpabiliser d’avoir tant de chances (même si je sais que la chance est un étrange mot pour parler de ce qui se construit lentement).

Le passé n’a qu’un seul chemin et on ne peut pas l’arpenter à nouveau. Inversement, le futur n’est qu’une infinité de possibilités. Toutes les routes sont possibles. Il n’y a aucun déterminisme. Que des choix, plus ou moins individuels, plus ou moins collectifs. Alors je ne sais pas trop quelle direction l’humanité va globalement prendre. Mais à titre personnel, je vois l’urgence de réfléchir où je mets mes pieds dans les mois et les années à venir.

Voilà pour mes impressions, un peu décousues.

 

Plein d’interrogations

En dehors de ces pensées de comptoir, j’essaye de réfléchir à des mouvements qui vont probablement perdurer selon moi.

Le télétravail :

On le connaissait tous mais là, beaucoup l’ont pratiqué pour la première fois. Moi j’aime l’idée que cette possibilité de bosser autrement ait pris un gros coup de boost. Toutes les entreprises ont fait au mieux pour s’adapter, parfois dans la douleur et les soucis techniques.  Mais quand on sera au temps du bilan après confinement, peut-être que certaines se rendront compte que le télétravail est non seulement possible, mais également un bienfait professionnel, personnel et collectif.

Peut-être que faire se déplacer TOUS les salariés TOUS les jours, ce n’est pas indispensable. Repenser la géolocalisation du travail permettrait de réduire la pollution liée au transport et contribuer à améliorer le cadre de vie des gens… C’est tellement de temps le boulot et le transport dans une vie d’être humain. Et ça a un impact de fou.

Enfin, dans le télétravail, il y a cette notion de confiance, de responsabilité, de clarification des tâches qui sont autant de valeurs et de bénéfices pour les travailleurs. Bref, je vote pour.

Pour info, ErwanouGentilLoup a réussi l’exploit de faire un téléstage en avril. Il était suuuuper content et a appris des tas de trucs. Bah oui, pas de stage photocopie quand tu es chez toi, faut bien avancer sur ta mission. Les gens l’ont accompagné au quotidien pour que tous les jours il fasse le point et progresse convenablement.

Les ateliers en ligne

Dans la série « vie digitale », on a vu les gens se précipiter vers les cours en ligne, que ce soit en soutien scolaire, les séances de sport, les tutos créatifs ou même la poursuite des rendez-vous médicaux. A titre perso, j’ai été soufflée par le nombre de personnes présentes à mes ateliers créatifs ou marketing en ligne.

Pareil, je trouve que c’est génial. Et je crois fort à cette façon d’apprendre à l’avenir. Il y a des cours qui se prêtent totalement à la vidéo live. Si on pouvait faire des cours du soir, sur des tas de formations, je prendrais aussi. Je crois vraiment que l’humanité y gagnerait, car on deviendrait plus polyvalents. Moi je rêve de formation continue multidirectionnelle. Tous les ans, tu te lances dans un projet via Internet. Sympa comme programme non ?

Alors oui, ça demande de la concentration, sans doute plus que dans un cours en présentiel où tu n’as pas ton tel pour te divertir. Mais ça va de paire avec ce que je raconte à mes enfants. Je crois fortement que le monde de demain sera divisé entre ceux qui arrivent à poser leur téléphone et les autres. Ceux dont le cerveau sera hypnotisé par l’écran auront bien du mal à vivre une vie intentionnelle. Les autres seront les rois de leur monde !

Alors non seulement je vote pour les cours en ligne, mais je vote aussi pour un apprentissage précoce de la gestion de la dépendance aux écrans.

Les achats en ligne

Je range ici les achats en ligne même si je ne sais pas bien comment traiter cette info. J’écoutais un responsable marketing de Carrefour qui intervenait dans un webinaire sur l’inspiration sur Pinterest. Il disait qu’avant, ses publicités étaient axées sur la possibilité de commander en ligne. Maintenant, plus besoin de communiquer, tout le monde a pris le pli. C’est même l’inverse, il a des campagnes pour rassurer les clients et les faire revenir dans les magasins.

J’aime l’idée qu’on puisse plus facilement acheter en ligne des choses, car ces choses ne sont pas forcément matérielles. Si on reparle des cours, peut-être que les gens imagineront plus facilement acheter un patron de couture téléchargeable, une formation pour apprendre l’aquarelle ou le chant. C’est une façon d’utiliser son temps et son argent maline non ?

Après, les achats de produits qui viennent de loin, je sais que c’est mal (mais ça m’arrive encore d’en faire). Qu’est-ce qui est mieux ? En dehors de ne plus consommer j’entends.

Moi ça m’a beaucoup fait réfléchir sur mon travail, sur mes propres envois. Je suis passée par toutes les envies, les réflexions, les « et si« , les « ben non, quand même pas... ». Bref, c’est difficile de prendre des décisions écologiques et citoyennes quand tes revenus en dépendent.

La charge mentale

Une réflexion sur un truc pas « en ligne », pour changer ^^ ! J’aurais pu titrer ça « on prend les mêmes et on recommence ? « . Est-ce que le fait que tous les membres des familles aient cohabité 24h/24 ensemble a permis à ceux qui participaient moins aux tâches de réaliser qu’ils pourraient changer ? Ou à minima de se rendre compte que ce que fait l’autre est tout sauf anecdotique.

Est-ce qu’on est repartis dans des clichés où la femme gère la bouffe et les gosses, en plus de son taff, parce que bon, celui qui bosse vraiment, c’est le monsieur… ?

Je me demande si l’après confinement verra émerger des remises en question de fonctionnement familial. Où l’homme (pour dire son nom ^^) s’investit autant que sa femme mais également où les enfants sont dans la boucle… Faire participer tout ce petit monde aux repas, à la gestion du linge, au rangement de la cuisine, c’est peut-être le moment ?

 

Comme dirait l’autre, je pose ça là…

Allez, je passe à la grande question…

Que fais-je faire de cet après confinement ?

Rester seule

Oui, je sais c’est paradoxal… ^^ Mais ici, on confine à 9 alors j’ai besoin de retrouver un peu de silence.

Rester à la maison ne me pose aucun problème. Déjà parce que j’ai l’habitude vu que je travaille essentiellement de chez moi depuis 2 ans. Le confinement ne m’a pas traumatisée du tout voire a très peu changé mon quotidien.

En revanche, comme beaucoup, j’ai du apprendre à travailler avec ma famille autour. Fini le calme apaisant d’une maison vide, finis les repas à l’heure qui me convient et le menu qui me va, terminée l’unique gestion de moi-même.

Je ne me plains pas outre mesure, je vis dans une grande maison où on n’est pas les uns sur les autres. J’ai une chance infinie (même si comme dit le patronami, je ne l’ai pas gagnée à la loterie de la vie hein, j’ai bossé pour l’avoir). Bref, j’ai conscience de ce luxe et je me garderai bien de me plaindre de quoi que ce soit à ce sujet.

J’ai juste envie d’être un peu seule et de pouvoir me concentrer davantage sur mon avenir. Parce que pour moi, l’après confinement, c’est un peu la panique professionnelle. Je bossais beaucoup. Je vais continuer à travailler encore plus. Tout ce que j’avais réussi à monter redevient fragile. C’est épuisant physiquement et psychologiquement. Et inquiétant.

Bref, j’ai des envies de calme ;).

Continuer le coaching

Et là, contrairement à ce que vous pensez peut-être, je ne vais pas vous parler de mon boulot. Oui, bien-sûr, je vais continuer à proposer mes services aux gens qui ont des projets et qui ont besoin d’y voir plus clair dans la sphère marketing et de peaufiner la création de leurs valeurs ajoutées.

Mais ma réflexion ne porte pas sur cela. Moi aussi je travaille sur moi. C’est hyper important de mettre en œuvre ce qu’on prône à nos clients, nous les coachs :).

En plus de travailler depuis des années à mon développement personnel (bien avant que ce mot ne devienne à la mode), je fais partie de groupes de co-développement. On se retrouve toutes les trois semaines habituellement pour faire le point sur nos projets. Pendant le confinement, on a accéléré les rendez-vous pour les rendre quotidiens. On aurait pu se dire qu’en cette période de ralentissement économique, on pouvait réduire les voilures mais c’est l’inverse. Depuis plusieurs semaines, le fait de prendre le temps de se poser, de réfléchir à nos actions passées et à celles qui viendront, c’était la meilleure décision à prendre.

Ça m’a permis de garder le cap, le moral professionnel. J’ai pu célébrer mes succès, ceux des autres, bénéficier des encouragements et des conseils des autres participants. Bref, j’étais déjà convaincue des bienfaits de l’accompagnement. Là je sur-valide.

Tenter des trucs

Ca va de pair… Après la sidération, je suis maintenant avec un cerveau en ébullition. Je cherche des solutions pour gagner ma vie sans non plus vendre mon âme.
Vous verrez passer bientôt deux de mes idées sur le blog. J’espère qu’elles vous plairont car je les aime beaucoup.

Sinon, ben je les remettrai dans ma guitare comme dit l’autre et je travaillerai à en inventer d’autres.

Actions concrètes

J’ai très envie d’aider, comme tout le monde. Et je me dis qu’il va falloir que je consomme intelligemment. Dans les convictions fortes qui ressortent de ce confinement, il y a que les expériences me marquent bien plus que les objets. Le shopping ne m’a absolument pas manqué. Mais j’ai rêvé devant les restaurants qui livraient des repas alléchants. Je me suis imaginé en train de pédaler dans les champs ou avoir du sable sous mes pieds. L’évasion est venue d’envie de forêts, de randonnées, accompagnées des gens que j’aime.

Alors je me suis dit qu’autant que mes finances me le permettraient, c’est là où j’investirai mes sous et mon temps dans l’après confinement.

  • Dans les WE avec les copains, dans les lieux qui me font découvrir les spécialités locales, dans les bons petits plats à partager avec la famille…Des expériences de beauté naturelle et de liens sociaux.
  • J’ai envie de participer à des ateliers créatifs pour agrandir mes compétences et pour le plaisir infini de bricoler. De l’expérience créative.
  • L’engagement revient aussi en force. J’ai profité du confinement pour m’investir davantage dans le supermarché collaboratif qui se crée en ce moment près de chez moi. La fabrication de 2000 visières pour aider à mieux protéger les personnes confrontées au virus a été une aventure positive dans cette période compliquée. Maintenant, j’ai aussi envie d’offrir de mon temps à des restaurants du type refettorio qui améliorent le quotidien des plus démunis.
  • Le jardinage. Grâce à ma frangine, j’ai plein de trucs qui poussent et c’est une des actions qui m’a fait le plus de bien pendant cette période spéciale.
  • L’écriture. J’ai beaucoup rédigé d’articles. Un comme celui-ci, je ne sais pas si j’aurais pris le temps de l’écrire dans d’autres circonstances. Je prends pourtant beaucoup de plaisir à poser à plat mes idées. Mon article préféré ? J’en ai deux je crois. J’ai adoré raconter notre seconde visite aux studios Harry Potter. J’y passe des heures au carré car je fais en sorte de rajouter des informations sympa, pour rendre la lecture plus croustillante. Je ne sais pas bien si vous imaginez l’énergie que j’y passe, ni si ça vous plait. Mais je ne me vois pas procéder autrement. Le second article, c’est bien-sûr l’organisation de l’anniversaire confiné des 18 ans de MaëllePrincesse.
  • Plus que l’écriture, prendre soin de mon travail. Je prends désormais le temps de retraiter tout le contenu que je mets sur les réseaux sociaux. Je le rapatrie ici et je l’enrichis. Ca me fait un bien fou, un peu comme si je faisais revenir tous mes tableaux éparpillés dans le monde et que je les exposais dans mon propre musée, avec mon éclairage. J’aurais dû faire cela depuis le début. Et le confinement le confirme. C’est important d’avoir un chez soi qui nous ressemble et où on est bien.

le jardin d'Hélène

La création m’a sauvée

A lire les réseaux, j’ai l’impression que les trois loisirs principaux du confinement ont été la télé, le sport et la cuisine.

Je dois être la seule personne à ne pas avoir regardé de séries en perfusion. En fait, je n’en ai vu qu’une : la dernière saison du Bureau des légendes. Plus je vieillis, plus ça me saoule de regarder des films ou des séries, cinéma inclus. Ça me donne l’impression de perdre mon temps. Et ça ne stimule pas grand chose chez moi. Alors quand je m’assoie sur le canap, c’est clairement dans une volonté de passer du temps avec mon mari. Parce que moi toute seule, je crois que je n’aurais même pas la télé chez moi.

Je ne me suis pas mise au sport pendant le confinement, c’est plutôt l’inverse. J’en faisais beaucoup beaucoup AVANT. Là, j’ai dû stopper ce rythme et j’en suis simplement à deux séances de gym par semaine. Pis là, j’ai le dos coincé, alors perso, je lève la basket :).

Pas de pain maison, de couture à gogo pour faire des masques… J’ai toujours beaucoup cuisiné et ça n’a pas changé. Mais je n’ai rien fait de fou comme un kouign amann ou apprendre à pâtisser des pains au choco hyper bien feuilletés… Alors que j’adorerai.

Non, ce qui m’a sorti de mes phases de boulot derrière l’ordi, c’est le bricolage. La création. Clairement, j’ai vécu encore plus que d’habitude les bienfaits des activités manuelles.
J’ai bricolé, un peu rangé, refoutu le bordel, bricolé…

Pis partager des ateliers créatifs avec vous, recevoir des tas de gentils messages après, ça c’était BOOOOOON ! Merci pour tout cela.

peinture aux bulles

 

Voilà, je m’arrête ici de mes réflexions. Je les pose ici, qui est ma pensine à moi. Je ne connais pas l’avenir. Mais je sais que j’aime me relire sur ce genre d’articles des années plus tard. Alors coucou la Cilou de dans 5 ans, 10 ans… Porte toi bien ^^ !

 

Je vous embrasse tous au passage.

L’après confinement, finalement, c’est le retour aux câlins et aux embrassades des gens qu’on aime. J’ai hâte !

 

35 réactions au sujet de « Réflexions autour de l’après confinement »

  1. Je partage tes réflexions et je note au passage la référence du livre que tu cites. C’est sûr que cette pandémie mondiale nous fait cogiter. J’ai bien conscience du bien-être de mon confinement en pleine nature, mais je pense beaucoup à tous ceux qui sont enfermés dans des HLM ou pire dans des bidonvilles. M’activer dans le jardin a été l’activité qui m’a fait le plus de bien, avec les balades et cueillir des bouquets de fleurs des champs. Si seulement cet évènement pouvait réveiller l’humanité et que le message que la nature nous envoie soit entendu.
    Et c’est sûr que tu écris beaucoup en ce moment. Au sujet de l’écriture, je t’avais demandé dans un commentaire si tu avais toujours le projet d’écrire un livre. J’aime beaucoup te lire et lire un livre signé Cilou me plairait bien !

    1. L’idée est toujours là. Mais ca me prend du temps forcément. J’ai du mal à le prendre alors que je dois gagner ma vie. C’est compliqué.

  2. Merci de partager ces pensées avec nous. Je me retrouve dans beaucoup. Pas facile de prévoir la suite, et de concilier ses envies de faire du bien à la planète avec la réalité de ce monde de consommation. Je vais essayer encore plus de faire attention à mes choix, profiter de ma « chance » et bien sur être toujours plus créative 🙂
    Bises

  3. Je suis pressée de passer du temps avec les amis moi aussi !! Vous le manquez… même plus que j’aurais pu le penser !
    Et des envies de ballades et de nature ++++++

    Envie de me remettre sérieusement en forme physiquement pour pouvoir cheminer le plus longtemps possible sur le chemin de la vie … donc j’ai commencé le yoga et j’ai hâte de reprendre la natation…

  4. Merci pour votre partage de pensées et vos partages en général. Ici, le confinement a été considere comme un cadeau. Cela fait des années que je pars en vacances avec du boulot plein mes valises, des années que je sacrifie ma famille et mes amis du printemps à l automne parce que pour moi c est une période de haute ou très haute activite.
    Alors les 7 semaines passées sans clients, sans courir de droite a gauche, ça a été un vrai bonheur. J ai essaye d aider l equipe de free lancers qui travaille avec moi pour faire valoir leurs droits, et faire en sorte qu ils évoluent le mieux possible sans une situation pas vraiment facile. On travaille tous dans le tourisme d accueil depuis des décennies, le confinement pour nous est vraiment contre nature quand on a l habitude de toujours etre par monts et par vaux. je me suis occupée de ma Maman, qui vieillit doucement et bien, je me suis reposée aussi parce que ca fait des années que je n avais pas roupille ou fait de sieste, pris plaisir a bouquiner a compléter les connaissances ou en acquérir de nouvelles, j ai réfléchi dans le calme et la tranquilite, ce qui m a permis d etre operationelle pour la reprise (pour nous elle va bcp tarder) , pense a la future organisation de notre plateforme opérationnelle, a prendre une 5e filleuke au Cambodge parce que si nous on va avoir des pbs de sous pour eux ça va être encore pire, surtout sans la pampa cambodgienne, et qu il faut les soutenir et les aider parce que ce sont les adultes de demain acteurs du developpement futur de leur pays, au devenir de ma vie, la mienne a moi , parce que dans 10 ou 12 ans normalement je pourrai me consacrer à un autre projet pro.
    On deconfinera le 11 et apres ? Selon les autorisations j irai voir My Mum et resterai avec elle un moment, préparer son demenagement, la vente de la maison, rigoler avec elle d un projet a moI qu elle a detourne qui me fiche dans la mouise , profiter de l ete pour évoluer dans un état d esprit constructif que nos grands meres avaient sur la récup, le recyclage la logique, les conserves maisons , la saisonnalite des choses. Les yaourts, les sotto olio, les confitures, les herbes et les épices… mon activité ne va pas reprendre avant la fin aout avec la réouverture des frontières. Et deja 2 mois sont passes. Bien sur j apprehende les conditions financières de sortie de crise. Dans mon activité on aura fait minimum 6 mois sans rien. Certains n ont pas travaillé de l annee encore. Certains sont toujours dans leur pays d origine après y avoir passé au moins une partie de l hiver, d autres sont revenus juste avant , pour trouver une vacuité d agenda, d appels de clients, de musées etc … c est un peu la drôle de vie de Veronique Sanson …
    Courage pour votre mal de dos, chez-moi c est chronique, c est un handicap pour mon boulot mais je fais quant meme qq étirements pour garder une (petite) souplesse… vous imaginez vous un guide bossu du mal de dos , bossu du bide d avoir pris qq kilos, et masque ?
    Je crois qu on sortira tous plus humains et compréhensifs de cette folle aventure.
    Courage à tous et merci Cilou de federer autant d energies positives. Vous nous entraînez dans votre lumière.

    1. Ma soeur qui bosse dans l’événementiel a opté pour une philosophie équivalente. Elle a profité de cette pause imposée pour souffler, tout simplement. Elle lit, elle bouquine. Ca ressource pour le dur qui arrive…
      Courage Agnès et merci beaucoup pour ce long message personnel.

  5. chouette partage, chouettes eclairages sur des choses qui me touchent aussi et qui me font aussi reflechir. Meme envie que qqch de positif ressorte de tout ca !! merci de cette generosité !

  6. merci pour ce partage idem ici pas de série, pas de sport mais de la création!! on a participé avec mes filles a un challenge de sketchnote et ce rdv quotidien a été le fil conducteur de ce confinement…et nous a fait tellement de bien…
    Je sais aussi que cet aprés confinement sera encore plus ou moins confiné pour de long mois…(ma fille étant à risque ++++)
    Comme toi ce que j’ai hate de retrouver ce sont des moments de solitude juste histoire de s’entendre penser

  7. Moi je rêve de serrer tous mes proches dans mes bras… Je ne suis pas fan de cette vie sous cloche même si probablement nécessaire… la vie se doit d’être intense… elle est si éphémère…

    1. C’est vrai que ça fait vie sous cloche. Mais on le fait pour ne pas rendre la vie des autres plus éphémère justement ;).

  8. Je rêve d’un moment seule, mais court. Parce que ma joyeuse bande me manque, discuter et voir mes ami.e.s, papoter jusqu’à pas d’heure.
    Ce confinement a le mérite de de me faire réfléchir sur le plan professionnel. Je ne me projette plus du tout dans ce bureau, dans ce quotidien.
    Je profite donc à fond de mes enfants, et de ce temps suspendu.
    Même si je suis fatiguée de cumuler les casquettes.

  9. Merci Ciloubidouille pour tes réflexions.
    J’avoue ne pas mettre poser autant de questions pendant ce confinement. C’est même l’inverse : j’ai mis mon cerveau un peu en pause surtout concernant les sujets qui me déprimaient comme le travail.
    Tout comme toi, j’apprécie d’être à la maison.
    À cet après midi pour l’atelier guirlande de lunes.
    Léna et moi avons hâte 😉
    Audrey

  10. Bonjour Ciloubidouille,

    Merci pour ce partage.
    J’ai pris note de votre « recommandation » de lecture : Sapiens… Il est présent dans les rayons de la médiathèque que je fréquente. J’attends qu’elle rouvre ses portes…
    Belle journée ! et bon courage car le confinement à 9 est peut-être parfois un peu difficile à supporter.

  11. Merci de cette longue et généreuse réflexion ! Cela m’a aidé à mettre en mots mes ressentis .
    Je suis en retraite depuis peu, mes pensées ont été pour vous tous qui doivent travailler, pour ceux qui ont été vraiment confinés dans des endroits exigus, avec des enfants. Pour tous ceux qui vivent des situations compliquées, et, ceux qui travaillent encore plus que d’ordinaire. Malgré ce côté sombre, j’ai été impressionnée de constater cet élan de solidarité, il est rassurant de voir cette énergie surgir, de voir cette créativité ….je pense que cela a permis de voir que le vie peu être aussi cela.
    J’ai hâte d’embrasser ceux que j’aime, de voir mes 4 petits enfants , de partager pic nic, de nager, de marcher sur le sable, de ne plus avoir d’attestation à remplir !! Même si nous devons rester vigilants ! Ces 2 mois m’ont permis de reflechir, de me poser, de lire, d’envoyer des messages aux oubliés (à cause du « pas le temps »)de bricoler , de jardiner, de lire avec attention tes articles, (dont je n’ai pas le bon mot pour te dire MERCI)
    Je te souhaite d’être heureuse chaque jour.
    Au plaisir de te lire
    Manou35

  12. Merci pour ce partage, c est très interessant! Je ne suis pas certaine qu’au niveau du « groupe » on en sorte grandit… tout simplement parce que, comme tu le soulignes, on a pas tous vécu le même confinement… pour ma part, je fais partie des privilégiés (jardin, boulot tout à fait compatible avec le tele travail…) même si, avec du tele travail à plein temps et un enfant de 6 ans, perso j ai pas vraiment eu le temps de profiter des ressources en ligne.. malgré la présence de mon conjoint qui co-gère 🙂 je vis assez bien ce confinemement… J ai l impression (fausse probablement?) que d ici l automne, la vie aura malheureusement repris « comme avant »… et que certains seront forts déçus de s apercevoir qu il n y aura pas eu de reveil ecologique, de sursaut d humanité chez la plupart des humains, en france ou ailleurs.. ce qui n empêche pas, au niveau individuel, de faire bouger ses curseurs perso, bien sûr !!!

  13. Merci pour cet article, merci de nous faire part de vos réflexions, sentiments… Le confinement pour ma part me conforte dans l’idée de changer de travail…mais quoi ? Je ne suis pas arrivée au bout du cheminement mais il est essentiel pour moi car mon corps me le fait comprendre (eczéma, diverses douleurs…). J’espère trouver enfin ma place professionnelle. En tout cas votre parcours est une vraie source d’inspiration et une bonne bouffée d’oxygène…. En attendant de pouvoir revoir la mer 😊

  14. Je partage totalement toutes ces réflexions!! Mais vraiment!! Merci de nous en faire part ici! D’ailleurs je vais relire plusieurs fois cet article d’ici quelques jours, sans doute. Et m’en servir de base pour réfléchir à mon propre après-confinement. Ma vie d’après, quoi, et celle de mes enfants. Merci merci!! Bonne continuation dans tout, tes réflexions et tes actions!

  15. Chouettes pensées et initiatives inspirantes !
    Chez moi, petit grain d’action : je fais chaque fois que je peux de la pub pour et des achats dans la petite-librairie-qui-rame de notre petite ville (15000 hab). Elle est située à 100m d’une énorme école dont les profs ne jurent que pas Amazon…
    Merci pour ce bel article.

  16. Je partage également toutes tes réflexions et je te remercie de les avoir mis par écrit ! Ca semble tellement évident de s’interroger sur l’après. J’ai été contaminée et malade du Covid pendant plus de 5 semaines en hospitalisation à domicile et ce n’est que maintenant que j’arrive à y voir plus clair sur ce que je ferais après. Une chose est évidente pour moi, je veux vivre et vivre bien, ne plus me disperser dans des choses inutiles qui, pourtant, me sembler nécessaire à mon bien-être. Merci à toi de nous faire partager tellement de bien-être et de bonnes idées !

  17. Je suis à la retraite et je devrais donc avoir plein de temps pour moi ! Pas tellement finalement ! Je m’occupe de pas mal d’associations et je m’occupe aussi de moi en faisant 2 fois par semaine des randonnées et une fois par semaine un atelier de loisir créatif. J’ai une longue liste de choses à faire que finalement je n’arrive pas à faire. Alors ce confinement m’a permis de prendre du temps pour les faire sans culpabiliser. Comme nous avons la chance d’avoir un très grand jardin je fais tous les deux jours mes 7km de marche nordique et les autres jours 1h de vélo d’appartement (style pédalo) qui me permet de lire. Que des livres drôle en ce moment et je raye au fur et à mesure tout ce que je dois faire auquel j’ai rajouté des masques ! Je me sens bien et dorénavant je ferai mes courses une ou deux fois par semaine maxi. Je pense ainsi à une meilleure organisation. On verra quand on ressortira à nouveau !
    Merci pour nous aider à réfléchir 😉

  18. Merci pour ce long message. Un vrai bonheur de vous lire.
    Un réflexion pertinente, intéressante et positive qui aide a réfléchir sur le « monde d après  » et qui ouvre sur le champ des possibles! J apprécie votre façon d aborder la vie, le monde et la fraternité.
    A bientôt de voys lire 😊

  19. Merci pour ce super bel et intéressant article !
    Je vous suis maintenant depuis environ 6 ans je pense et j’adore , vous m’apportez beaucoup ! J’aime les comptes qui m’apporte quelque chose ! Et là c’est autant culturel , que social , créatif … bref , un tout !!!

  20. Beaucoup de choses vraies dans cet article. Je me réjouis paradoxalement de retrouver du temps c’est-à-dire de me retrouver seule 🙂

  21. Quel joli article…je partage beaucoup de tes pensées…l’après sera forcément différent …plus raisonné et pas plus raisonnable😉
    J’ai adoré suivre tes ateliers moi qui suis trop loin pour en suivre un en vrai !
    Des bisoucalins

  22. C’est amusant de voir comme chacun a du faire face à des problématiques différentes pendant le confinement.
    Le confinement m’a cueillie en presque fin d’emménagement, à devoir comme d’autres remettre à plus tard des projets de formation, à vivre avec mon fils handicapé qui ne pouvait rester seul dans son studio. Nous avons du apprendre à cohabiter dans des vies qui ne nous appartenaient plus.
    J’aurai refait du Qi Gong, commencé le yoga et entrepris une expérience prânique qui se déroule vraiment bien. Je ne sais si j’aurai pris conscience de cette pensée limitante sans ce confinement.
    Merci beaucoup pour ce partage et ces réflexions Cilou. J’attends aussi un peu de solitude même si mon fils est relativement autonome et plutôt compréhensif, la maison n’est pas vide ^^

  23. Je lis ton article un peu tardivement mais il me fait du bien. Dans l’ensemble je suis assez d’accord avec toi, l’idée du nouveau monde à bâtir va demander des efforts mais ce confinement nous a permis d’en mesurer la finalité. De mon côté je vais essayer de faire des achats de vêtements plus français ou écoresponsables. J’adore ton idée de continuer de se former tout au long de la vie, j’avais déjà appris le crochet grâce aux Chouette kit, je me suis mise à la guitare… et j’adorerai apprendre à modeler la laine cardée surtout quand je vois tes créations toutes mignonnes et travailler le fil de fer… Donc, merci beaucoup pour tes réflexions qui enrichissent les miennes

  24. Bonsoir,
    c’est toujours intéressant de lire le vécu d’autres personnes. ça m’a fait bizarre l’expression « bobo blanc », bobo peut être mais j’en connais des noirs, marrons aussi 🙂 C’est vrai que le confinement a permis de mettre en exergue le bon et le mauvais : la solidarité qui s’est manifesté malgré quelques couacs (je ne parle pas des applaudissements même si c’est un minimum et une forme de merci) , je parle des entraides qui se sont faites à l’abri des caméras, via les réseaux.
    Moi aussi la créativité m’a sauvée ainsi que la lecture. Gérer quotidiennement deux pré ados survoltés avec des devoirs à débroussailler, un télétravail hyper exigeant, des réunions, les repas etc… sans le papa, puis avec le papa et son chômage, puis sa reprise du boulot…. je suis passée par pleins de phases (colère, déprime, angoisse, joie)…. on commence juste à apprécier un peu. Est-ce que cela a changé qqchose? sans doute un peu, mes enfants sont heureux d’être avec moi malgré mon caractère colérique, mon mari heureux de me voir tous les soirs en rentrant moi qui faisait du 6h20-20h30 non stop…. on est un peu coupé du monde, c’est bizarre mais on s’y est fait….. le retour à la foule familiale ou inconnue est espéré et craint….. je suis heureuse d’avoir pu me reposer, j’ai enfin pris sur moi pour apprivoiser ma mac et apprendre à coudre des masques pour pleins de monde.
    La vie m’a appris qu’on s’adapte vite à la nouveauté quand elle devient une habitude. On a appris à vivre sans sortir, on réapprendra à vivre en sortant et on oubliera un peu…. mais j’espère aussi que tout le bon qui en est ressorti restera gravé au fond de nous. On a vu que la nature pouvait toujours prendre le dessus malgré toute la technologie, est-ce que cela va vraiment nous faire réfléchir? l’avenir le dira…. Je ne me suis retrouvée dans aucun des 3 modes dont tu as parlé…. il faudra donc que je lise ce fameux livre 🙂
    moi j’adore aider les gens, je pense que l’égalité est parfois difficile à avoir et c’est aussi pourquoi je chéris tous les efforts qui me permettent aussi d’être bien et de pouvoir profiter pour jouer au monopoly en famille 🙂
    La chose que j’ai retenue, c’est qu’on a de la chance de vivre dans un pays comme le nôtre, d’être ainsi protégés, mais on doit en profiter pour aider les autres à être pareils.
    Merci à toi d’être là, j’aime beaucoup ta franchise, tu es vraiment quelqu’un d’exceptionnel par ta façon d’être et d’écrire…. c’est sans doute pour cela que tant de monde t’aime 🙂

  25. J ai aimé les tutos et autres ateliers en visio…cette notion de gratuité, de partage de savoirs, de solidarité ..j espère que cela restera, pour une société moins capitaliste et plus solidaire.
    J espère aussi que l humain restera encore le vecteur de communication privilégié, loin devant les écrans ..

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