Epicétou…

Comme des milliers de gens certainement, j’ai reçu il y a quelques semaines la newsletter de Michel et Augustin, les champions du biscuit rigolo. Je l’ai parcourue rapidement quand mon regard s’est arrêté sur un concours original… Les trublions proposaient de gagner une formation d’un an pour passer son CAP de pâtisserie. Je vais vous confier un secret. Ça fait plusieurs années que j’essaye de m’inscrire aux cours du soir de Paris, afin de passer ce fameux CAP. A chaque fois, mon dossier n’est pas accepté. Ça fait gloups dans mon cÅ“ur systématiquement, mais bon, la vie continue hein…^^. Forcément, je n’allais pas laisser passer cette opportunité de réussir ce challenge qui me fait rêver.

Je me suis inscrite. J’ai attendu le dimanche, 10h. Et j’ai ouvert le mail que je venais de recevoir, celui qui annonçait la thématique : la vache !

La vache ?? Il faut donc que je cuisine un dessert pour 4 personnes sur le thème de la vache. Étrangement, sur le coup, je n’y pense pas trop, car j’ai un truc plus important en tête… Je vais voir mon petit neveu, jeune homme de deux jours qui n’a toujours pas vu sa tata préférée (si si, même s’il ne le sait pas encore^^). Je passe donc mon dimanche à pouponner, avec adoration, cette petite boule chaude blottie contre mon cou. Pas d’envie de 5ème pour autant, juste le bonheur de savoir que la vie, la vie si jolie, continue.

En rentrant chez moi, je cogite enfin un peu. La facilité serait de reprendre le logo de Michel et Augustin qui représente une vache. Mais je me dis que des tas de candidats vont y penser et bien sûr, je n’ai pas envie de me noyer dans la masse. La vache, pour moi, c’est le lait. Mais si je fais un truc à base de lait ou qui ressemble à du lait, ça risque à l’inverse de ne pas trancher assez et être un peu fade visuellement. Je tourne dans ma tête et ça fait tilt : et si je faisais un dessert qui représentait les pis de la vache. C’est assez osé, ça respecte le thème, le challenge me plait. A moi de rendre des pis de vache appétissants.

Je décide assez vite d’une construction culinaire dans ma tête. Comme je bosse à plein temps et qu’il faut qu’on rendre nos desserts le mardi, entre 8h et 19h, ça veut dire que lundi soir, c’est soirée pâtisserie à la maison. Le dimanche soir, je prends simplement le temps de réaliser la pâte à biscuit, biscuits qui serviront de socle à mes pis de vache. Je suis obligée d’anticiper car sinon je n’aurais pas le temps de tout faire. Je réalise la délicieuse recette des croquants aux noisettes que j’adore ! Et zhou au dodo.

Le lendemain, la journée se passe sans que je pense trop à ce concours. Faut dire qu’en ce moment, au boulot, ben on n’a pas vraiment le loisir de rêvasser. Une fois rentrée à la maison, il y a les 4 rigolos à gérer. Bref, je commence à mettre mon tablier, il est 21h30 bien passé… Je jette un Å“il sur l’heure et la pression monte d’un cran. Je prends mon crayon, mon papier, et je tente de mettre à plat tout ce qu’il y a à faire. Et surtout, j’essaye d’organiser les différentes étapes. La pression monte de deux crans. J’ai l’impression qu’il faut faire tout ensemble, que je ne vais pas y arriver, toussa, toussa.

Je lance la cuisson des biscuits et pendant ce temps, je tempère mon chocolat blanc. Enfin, j’essaye. Je ne sais pas si c’est mon chocolat blanc qui est tout nul ou si c’est moi, mais malgré de loooongues minutes de patience, il refuse de fondre. Je sens la pression partir d’un coup pour laisser sournoisement la place à la panique. POURQUOI ce PUTAIN de chocolat blanc ne veut pas fondre (BORDEL) ???

Zhom arrive à ce moment-là. Fin observateur, il se rend compte à mes grognements et à mes joues rouges que quelque chose me contrarie. Gentiment il me demande s’il peut m’aider. J’accepte et je le charge de faire fondre du chocolat au lait. Tant pis pour le blanc laiteux de mes pis de vache, je vais contenter du clin d’œil « chocolat au lait »… le lait, la vache, hin hin hin… trop drôle… :D

Je m’occupe de mon côté des fraises. J’ai une barquette de jolies fraises que j’équeute avant de la placer dans une casserole pour les compoter.

Le temps que je finisse mon épluchage, je me retourne pour voir où en est zhom et son chocolat. Ça avance bien mais je le trouve un peu foncé.

- Tu es sûr que tu as mis le chocolat au lait ?
- Bien sûr pourquoi ?

Je trempe le doigt… évidemment, c’est du chocolat noir.

La panique se carabine alors pour laisser la place à la colère. Je n’aime pas le chocolat noir. Je n’ai pas envie de présenter un plat qui ne me ressemble pas. J’en ai marre. La vie est trop cruelle. Un CAP de pâtisserie, pourquoi faire ? Ça me saoule. J’arrête.

Et franchement, il ne s’en est pas fallu de beaucoup pour qu’effectivement je rende mon tablier. Je ne sais même pas pourquoi ni comment j’ai continué. L’envie d’avoir ce satané CAP j’imagine…

Bref, j’ai fini le tempérage du chocolat NOIR, avec JOIE et BONNE HUMEUR… J’ai tapissé des demi-cercles de cet onctueux mélange et je les ai fichus sur le pallier. Ça caillait bien plus que dans ma cuisine surchauffée par l’excitation…

Mes photos sont pourries mais vous n’imaginez pas à quel point c’est improbable que j’en ai quand même faits. On ne peut pas dire que j’ai soigné la présentation mais bon, je vous assure que j’étais sur les nerfs.

Une fois le chocolat durci, j’ai versé au fond des coques ma compote de fraises (sucrée et bouillie à l’agar-agar).

Pendant que la gelée prenait gentiment, j’ai anticipé la réalisation de mes pis. Pour obtenir la forme, j’ai trouvé une astuce trop intelligente ! J’ai sorti des gants et j’ai versé de la gelée de fraise au bout des doigts. Terrible non ? Sur le coup, j’étais super contente de moi, même que zhom a pu apercevoir une fraction de sourire au milieu de l’océan de contractitude qu’était mon visage… Détendue la cilou…

J’ai mis mes pis à la fraise au frais et j’ai attaqué la mousse de lait aux noisettes. J’ai suivi une recette de Christophe. Felder oui… On est trop potes lui et moi. Enfin, lui ne le sait pas mais il m’adore déjà ! J’ai versé ma mousse dans les demi-sphères, j’ai placé mon biscuit à la noisette et j’ai placé le tout au frigo.

J’ai ressorti mes pis de vache. Ils étaient tout mou. La gelée avait pris mais pas au point de pouvoir les tripoter sans les abîmer.

Accessoirement, il était minuit bien tapé. Zhom m’a fait comprendre qu’il fallait que je lâche l’affaire, quitte à me relever plus tôt demain pour finaliser. Je n’avais qu’à placer les pis au congel, comme ça ils seraient bien solides à mon réveil.
J’ai obtempéré, le moral dans les chaussettes. (Maiiiis non, en vrai, j’ai à moitié obéi. Certes j’ai arrêté de cuisiner, mais j’ai continué à bricoler une mise en scène pour mes pis de vache).

Le lendemain, à 7h du mat, j’étais dans ma cuisine en train de tempérer du chocolat noir (faut le vivre ça quand même, parce que spontanément, ce n’est pas la première chose que j’ai envie de faire le matin).

J’ai commencé à démouler mes demi-sphères… Et là, le drame…

A pleurer non ? Zhom qui était déjà parti au taff n’aurait rien pu faire contre le puissant sentiment de panico-tristesse qui s’est abattu sur moi. Je me suis appliquée et j’ai réussi à sauver les autres. Ouf. Mon moral est remonté d’un nano cran.

J’ai été récupérer les pis congelés. Mon idée était de les recouvrir de chocolat puis de les coller sur les sphères. Genre quand tu croques dedans, tu manges aussi de la fraise. La classe à Dallas non ?

Oui, sauf que je vous épargne les étapes (énervement maximal, injures, sueurs froides…).
A la fin, voilà la tête de mes pis…

Quand je les regarde maintenant, j’ai un fou rire nerveux. Mais mardi matin, je pleurais comme une conne dans ma cuisine, regardée par 4 paires d’yeux désolés. Pour la suite, ça va faire culcul-la-praline, mais j’assume. C’est en regardant mes enfants et en constatant que je leur montrais un exemple tout nul que j’ai regonflé les voiles. J’ai séché les larmes et j’ai réfléchi à la vitesse de la lumière. Comment réussir à faire ces pis en moins de 10 minutes… J’ai commencé par faire des petits tas de chocolat, mais là encore ça ne ressemblait à rien.

Pis j’ai vu les noisettes torréfiées qui me restaient de la veille et ça m’a fait tilt. Deux minutes plus tard, mes coques étaient surmontées de 4 pis chocolat noisette.

J’ai mis tout ce petit monde dans un plateau verdoyant et j’ai fait la tournée des popottes à tout vitesse : école(s) et crèche. A mon retour, j’ai vu la composition et je me suis dit qu’il manquait un truc. Ca ressemblait un peu à des pis (enfin, très stylisés quand même) mais le thème « vache » n’était pas flagrant.

Je me suis précipitée chez moi pour faire une crème pâtissière rapidos (d’un autre côté, ce n’est pas bien long à cuire). Et je l’ai versée encore chaude dans des petits pots en métal que j’avais dans mes stocks. Une petite paille pour faire joli et aussitôt, mon plat a eu plus de gueule à mon goût.

Après des aléas de transports et un patroami toujours aussi impliqué et adorable, j’ai débarqué à la bananeraie pour déposer ma participation. Honnêtement, je ne faisais pas la maline, j’étais même stressée, on peut le dire…

Mais à ce stade, j’y croyais. J’avais jeté un Å“il sur les réalisations déjà présentes et je n’ai pas eu l’impression de démériter. Sauf que le verdict est tombé le lendemain… Refus. Les trublions n’ont pas aimé mon gâteau, ou ma candidature d’ailleurs. Ou alors ils ont sûrement préféré celles des 10 autres candidats retenus. Sur quels critères (originalité, bon goût, compétences….), je n’en sais rien. Tout ce que je sais c’est qu’ils ont mis la photo de mes pis sur leur mailing annonçant le nom des gagnants, mais visiblement, juste pour le fun…

Je sais que c’est la vie. Je sais que l’essentiel est de participer. Je sais que rien ne s’arrête et que j’aurais peut-être une autre opportunité. Mais il n’en reste pas moins que je suis bien tristoune. A force de se projeter, ben on finit par oublier qu’en fait, le chemin qui dépend des autres est le plus compliqué (douloureux ?). Je vais reprendre mon bâton de pèlerin et voir où me portent mes pas, ça m’évitera d’être trop subordonnée aux choix d’autrui.

Le plus dur, c’est de savoir que j’ai encore perdu du temps. Pas parce que j’ai fait tout ça, non. Juste parce que gagner ce concours m’en aurait fait gagner plein ;) . Enfin, on verra bien où le vent me porte. On dit que Dieu écrit droit, mais sur les lignes courbes…

En attendant, avec le patronami, on s’est quand même régalé au boulot. ^^

 

***

Je finis par un coup de lumière sur un film extra : Camille redouble. J’ai eu l’occasion de le voir la semaine dernière et j’ai adoré !

L’actrice joue avec une finesse et une joie qui m’ont émue à l’infini. Depuis, je repense très souvent à cette histoire qui me berce comme un doudou.
Allez-y, vous ne le regretterez pas !

 

 

Même pas je relis… tant pis pour les fôtes…

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80 Commentaires to “Epicétou…”

  1. Titoune70 dit :

    J’ai lu avec plaisir ce billet. Attention, je m’explique sur le plaisir ;-)
    En fait à chaque fois que je finis un de tes articles, je me dis que cette gonzesse -donc toi cilou ;-) – tu dois être une extra-terrestre, que tu as des pouvoirs pr réaliser tout ça !!
    Alors qu’en te lisant, je m’aperçois que non, finalement t’es bien humaine avec tes doutes, énervements, galères, etc …
    Mais du coup, tu as encore plus de mérite car quelle persévérance, dynamisme, moi ça me fait rêver ! tout en relativisant car si je ne suis pas ainsi c’est que je ne le souhaite finalement pas tant que ça …
    Enfin bref, j’aime, j’aime, j’aime ton partage :grin:

    Mais une petite question, pourquoi souhaites tu passer ton CAP ? motivation personnelle et/ou professionnelle ?

  2. Dring ! dit :

    Une drôle d’aventure, racontée avec humour … Les échecs sont souvent constructifs et il parait qu’on en sort grandi, même si c’est douleureux ! Le rêve et l’espoir sont toujours présents dans ta vie et c’est sûrement le plus important !

  3. Fofo dit :

    Moi je dis, bravo pour la participation, bravo pour l’œuvre, bravo pour la persévérance, et bravo pour avoir raconté tout ça sur ton blog avec honnêteté !
    C’est drôle comme ce qui peut nous paraître tragique à un moment peut nous faire rire quelque temps plus tard, non ? Quand il m’arrive un truc du genre, même si sur le moment j’en pleurerais, quand je le raconte, je vois le côté comique… et ça fait du bien !

  4. Maïpi dit :

    dur dur les concours (c’est le coeur de mon métier d’en présenter souvent et se faire bananer autant)
    je te souhaite plein de succès regonflants pour oublier ce mauvais moment !

    t’as de la créativité à revendre, je sais pas si c’est en cuisine que tu auras le plus de succès auprès des pros ou enseignants, mais je sais que ton talent en épatera plus d’un dans plein de domaines !

    bisous, nous on t’aime !!

  5. malicedle dit :

    Merci de nous faire partager cette expérience, on espère tout le long de la lecture que ta persévérance sera récompensée, et puis non, pfffff pas cool ! En tout cas ça à l’air bon tout ça !

  6. MAREINE dit :

    T’inquiète pas ma Cécilou, pour moi tu es la meilleure de tous les cap, bep bac,ena…bisoussss

  7. obébé dit :

    coucou cilou ;-)

    Alors, tu vois, on a toutes des moments un peu durs, un peu galères comme toi . Et moi justement aujourd’hui, dure journée, je rentre il y a dix minutes , fatiguée, et un peu tristoune, et je me dis  » allez, avant de me coucher , je vais voir si cilou a posté, ca me ferait plaisir et me remonterait le moral de lire un de ces articles  »
    et hop : un article de toi ! Chouette!
    alors , je suis désolée de ta « non réussite  » au concours et de tes moments de découragements, mais qd mm, te lire, m’a fait du bien et je t’en remercie !

    quant à tes pis,ils étaient trop mimis !

  8. Laurieh dit :

    Hello,
    Te lire à fait écho à mes difficultés du moment. Après 6 ans de travail en tant que technicienne de préservation de collection au sein d’une bibliothèque universitaire à être baladée de CDD en CDD payé une misère. J’attendais tellement de cette nouvelle loi de régularisation des agents non-titulaire de la fonction publique, pour que mes diplômes, mes compétences et mon travail au quotidien soient reconnu. Et bien non autant mes collègues sont d’accord avec moi mon travail ne correspond pas à la fonction de mon contrat autant ma hiérarchie a décider d’enterriné sa décision, on me proposer un CDI de magasinier en me disant qu’on me fait une faveur. Je vais devoir me battre, me mettre des gens à dos et ça n’est dans mon caractère, je n’ai plus envie d’aller bosser mais le choix ! Alors je vais chercher ailleurs pour changer de boulot, car comme toi j’ai envie d’expérimenter des tas de choses, je pense que j’ai assez de cordes à mon arc entre ma formation de relieur et tous les loisirs créatifs que j’ai exploré notamment le cartonnage. Je te souhaite plein de courage pour arriver à tes fins, tu en as plus que les moyens. Et lire tes articles régulièrement me rempli de joie et me donne très envie de me lancer. Merci beaucoup à toi.

  9. Nataly dit :

    Dur dur… C’est vrai que tout le long de l’article, on sent ta motivation, on espère une fin heureuse, et qu’avec tous tes efforts, tu as finalement réussi à décrocher une place pour ces cours du soir…
    Quelle déception !
    Mais tes créations sont vraiment sympas (ça rend bien avec les noisettes !) et vraiment merci d’être honnête, de nous raconter aussi ces moments difficiles.
    Nous on adore ce que tu fais, on te l’aurait donné cette place pour passer le cap !!

  10. Cako dit :

    Bien dommage…ces pis étaient très originaux et appétissants…
    Derrière les nuages se cachent le soleil…

  11. lolie dit :

    On dit souvent que l’avenir appartient aux audacieux, et tu n’en manques pas ! Je suis persuadée que tu parviendras un jour à réaliser ton rêve, dire quand … est une autre histoire !

    Peut-être quelques cours du soir auprès d’un pâtissier pour acquérir les bases et les bons gestes, des conseils techniques …
    En n’étant pas du métier, cela crédibilise la démarche je pense.
    En tous cas, tes dômes « choco fraise » m’ont beaucoup plu à moi, et toujours de belles idées partagées … MERCI à toi!

  12. Norethrud dit :

    Quelle aventure! ça serre un peu le coeur aussi… parce que forcément en suivant ton blog, on voit quel talent tu as, quelle imagination débordante tu possèdes et quelle énergie tu dégages! Alors moi j’aurais envie de signer de suite pour que tu fasses ton CAP qui te donnerait tant le sourire!
    Je trouve ta création très gourmande et d’ici elle donne vraiment envie! C’est très original et tu as eu raison de prendre des risques. Tu es pleine de ressources! Bravo!

  13. Ortisse dit :

    Tu as raison être dépendant du choix des autres pour avancer vers les projets qui nous tiennent à coeur c’est le plus difficile!
    Sans pour autant croire en la notion de « destin » je pense arriveront quand même mais au moment adéquat ou bien à travers un chemin qu’on n’aurait pas envisagé au départ…

    Quand à moi, j’admire les gens comme toi qui ont toujours pleins de projets dans la tête, qui ne s’endorment jamais sur leur laurier.

    Quand au gâteau pis de vache moi franchement il me donne bien envie…

  14. carole dit :

    Moi, quand je lis tout ça, je me dis que tu as remporté quelques concours quand même sur ce coup-là:
    - et d’une, tu as montré à tes enfants que lorsqu’on veut quelque chose, on se donne à fond, même si c’est flippant
    - et de deux, tu as montré à tes enfants que les événements difficiles pouvaient faire pleurer (de colère, de rage, de tristesse, d’impatience), pleurer, c’est normal et humain… et que tu pouvais aussi sécher tes larmes, rassurer toute la petite famille et replonger pour aller au bout de ton projet..
    - et enfin, tu as montré à tes enfants que tu n’étais pas une icône qui réussissais tout (c’est vrai, c’est pas toujours facile de grandir aux côtés d’une maman qui multiplie les réussites, on se demande si on va y arriver aussi, si on a le droit d’échouer!)… toi aussi, tu peux échouer, ça te rend triste un moment.. et tu vas bientôt t’éclater en investissant à nouveau des projets.
    Bref, même s’ils savent déjà tout ça, tes enfants, tu leur a fais une super leçon de vie!! on peut dire ce qu’on veut aux gosses, ce sont souvent les actes et ce qu’on montre qui parle le plus à nos p’tits lutins.
    C’était ma minute psy! et hop.
    Félicitations pour les petits pis de vache et la détermination!
    Je viens de finir un anniversaire pyjama, un autre anniversaire jeux olympiques et je suis bien contente, d’un coup, que ma petite dernière soit du mois de mars!! ouf.. vais pouvoir finir de préparer une expo et une conférence..
    il me tarde de voir tes prochaines créations
    Carole

  15. Agnès56 dit :

    Pauvre Cilou ! Bravo en tout cas pour la sincérité et le sens de l’humour.
    Pourquoi est-ce si difficile de décrocher une formation pour passer le CAP ? Il faut voir le niveau de certains gamins qu’ »ils » acceptent en CAP cuisine ! Vous savez que vous pouvez le passer en candidat libre ce CAP.
    Allez, bon courage, c’est toujours un vrai plaisir de vous lire

  16. Lolomolo dit :

    Expérience frustrante surtout quand on ne comprend pas les « règles du jeu »… Oui, moi aussi je pense qu’un mail à M&A ne serait pas superflu : pourquoi ta candidature n’a pas été retenue alors que ton gâteau a servi d’illustration ?..
    Et je n’ai pas bien compris ce que tu veux en réalité : la formation technique ou le diplôme ? As-tu pensé au CIF/DIF qui peut te permettre de te former sur le temps de travail ?
    Quoi qu’il en soit, le dessert de ma prochaine soirée avec les amis est tout trouvé : « les pis de marguerite » ! Merci encore de tes partages.

  17. Sinnfael dit :

    Coucou Cilou :mrgreen:

    Merci pour cette expérience en tout cas. Déçue qu’elle n’aie pas réussi à t’apporter la clé de ton rêve cependant :evil:

    Du coup, une question : s’il te fait envie depuis si longtemps ce CAP, pourquoi ne le fais-tu pas ? Veux-tu le faire juste pour la formation ou souhaites-tu devenir chef ? Peut-être est-ce la que pêche ta candidature ? Si les. Autres veulent en faire leur métier et pas toi, c’est « normal » que ton dossier soit refusé ?

    Je me fais l’avocat du diable hein, pas taper ;-)

    Sinon, je suis entièrement d’accord avec ce qui a été dit plus haut : belle leçon de vie offerte à tes enfants :lol:

  18. Clyne dit :

    Ton récit m’a émue et je trouve que mettre ta photo dans leur newsletter est bien maladroit…

  19. kakicupcake dit :

    magnifique !!! sois pas triste , nous on t aime !!!

  20. Et ils n’ont donné aucun détail sur les préparations des gagnants ? C’est pas cool, je trouve, ça aurait pu donner une idée de ce qui pêchait ou ce qu’ils attendaient. J’aime pas ne pas savoir pourquoi on n’a pas voulu de moi en général… Je t’envoie des chaudoudoux, parce que vraiment je comprends bien ta déception.

  21. marie-l dit :

    Mais ce n’est pas correct de la part de michel et augustin d’utiliser la photo de ta réalisation alors qu’ils ne t’ont pas sélectionnée !

  22. maui dit :

    culcul la praline ou « romantique » la noisette torréfiée ;-P
    En tous cas Cilou redouble d’énergie quand elle a un projet en tête !

    C’est une histoire finement racontée qui est à mon sens une belle leçon de vie : se donner les moyens de…, dégager du temps pour …, assumer ses échecs …, rire de ses maladresses…, partager avec la planète entière …, rebondir encore toujours …, garder l’espoir !

    J’aime ton idée en tous cas, ça me parait hyper appétissant. Bravo épicétou ! meuh !

  23. maui dit :

    Au fait, je retrouve pas sur le web, les création des 10 gagnants ?
    bisous
    PS: j’avais vraiment aimé le pestacle de Florence et vous ? bonne soirée ?

  24. Tekila64 dit :

    Je comprends ta déception, ta tristesse et ta frustration- voire ta colère.Ma Grand-Mère disait toujours  » Si les choses ne se font pas, au moment ou nous les désirons et comme nous les désirons,c’est sans nul doute que l’Univers nous réserve une surprise magnifique, que qq chose de mieux nous attend ailleurs, qui nous fera grandir et nous comblera au delà de toute expression.Il suffit juste d’avoir la patience d’attendre, et de mettre ce temps à profit pour se préparer »
    Voilà, cela m’a beaucoup aidée et m’aide toujours beaucoup à lacher prise dans les moments de déception intense. Et surtout, en 40 ans, avec le recul, je me suis rendue compte que cela se vérifiait toujours,sauf quand je me suis accrochée à ma frustration :???:
    J’espère que cela te sera de quelque aide, parce que moi, je ne doute pas que d’une façon ou d’une autre,tu arrives un jour à atteindre ton objectif! Gros gros muxu

  25. Zu Dudu dit :

    Moi j’aurais voté pour toi ! Ils sont nuls ces micheline et Augustine :)

  26. Titoune70 : si tu aimes les articles où je n’assure pas une cacahuète, celui qui arrive devrait te plaire (il n’est pas encore écrit, mais dès que je regarde les photos, j’ai un fou rire nerveux…)

    Fofo : oui c’est vrai que c’est étonnant. Quand je suis dans l’action, j’ai du mal à prendre du recul sur l’importance des choses. Alors que maintenant, je relativise bien plus facilement…

    Maïpi : je suis curieuse… quel est le métier qu’on peut faire où il faut passer des tas de concours ???

    Mareine : vous ici, quel immense plaisir !! Merci pour tes câlins virtuels, c’est trop chouette.

    Obédé : j’espère que les jours qui ont suivi t’ont vu remonter la pente, autant que ça a été le cas pour moi.

    Laurieh : lire ce genre de témoignage m’émeut toujours. Parce que je sais ce que vaut un travail où tu te sens bien, où tu es reconnue, voire simplement connue… Courage et que la force soit avec toi jeune padawan !

    Ortisse : c’est parce que je n’ai pas de lauriers, alors je ne peux pas m’endormir dessus :) !

    Carole : je ne sais pas ce que mes enfants retiennent de tout ça. Disons juste que je prône trop l’éducation par l’exemple pour me déconfire devant eux pour un projet qui n’est pas non plus si crucial.

    Sinfaël : je ne cherche pas de reconversion immédiate, c’est vrai. Et si effectivement, le gagnant a besoin de ce CAp plus que moi, tant mieux alors. Disons que j’ai des projets annexes importants et qu’un CAp m’apporterait professionnalisme et confiance en moi.
    Je pourrais le passer en candidat libre, c’est vrai. Mais c’est une démarche plus laborieuse parce que justement moins encadrée. Or moi, j’ai besoin qu’on me prenne par la main, qu’on me montre, qu’on me parle. C’est un luxe éducatif qui me manquerait si je potassais toute seule dans ma cuisine.

    Maui : :D Romantique, bien sûr ^^

    Merci à tous de votre soutien en tout cas :)

  27. Morgiane dit :

    Ma « p’tite cilou »…(p’tite par l’affection que je te porte, plus que par la taille ;-) )…moi j’y crois fort à ton cap de pâtisserie…seulement apparemment çà fait partie des évènements qui ne sont pas urgents pour toi maintenant…enfin je les aurais bien mangé moi tes trublions…je t’embrasse bien fort (idem aux lutins et fées, et au papa)

  28. camilleb dit :

    Pour tout te dire j’aurai rêvé manger un de tes pis (ça fait bizarre de dire ça comme ça!!!) très belle prestation en tout cas!

  29. TheYoupiTouch dit :

    oh j’avais pas vu que tu avais participé :sad: c’est trop dommage parce que Michel et Augustin ne savent pas ce qu’ils perdent avec toi, bouh…

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