D'où vient ma créativité ? - Ciloubidouille

D’où vient ma créativité ?

Sur Instagram, il y a souvent des challenges créatifs sympas. Le plus connu c’est sans doute Inktober lancé par Jake Parke en 2009. Cette personne donne un thème par jour en octobre et tout le monde dessine ou créé en suivant le même thème. C’est génial de regarder ce qu’une consigne commune peut engendrer comme résultats uniques.

Lætitia qui tient le blog Vert Cerise m’a fait découvrir un autre challenge qui met lui en avant les artistes. Il s’agit du #marchmeetthemaker. En français dans le texte, ça donne “Mars rencontre les créateurs“.

L’idée est d’aller à la découverte des gens qui créent. Tous les jours de mars, une question est posée. J’en ai loupé déjà plein. Alors je vais répondre simplement à l’une d’entre elles qui s’interroge sur les origines de nos vies créatives.

D’où vient ma créativité ?

Ma première réponse, évidente : de mon travail. Personne ne nait créatif. Ou plutôt. Tout le monde l’est. Ensuite on fait des choix. Moi, j’ai juste arrosé la graine de la créativité plus souvent que d’autres. Et c’est devenu une de mes spécificités. D’autres ont arrosé d’autres graines et sont devenus experts dans leur domaine. Normal.

En revanche, il y a des facteurs qui ont fait que je me suis autorisée à croire en ma créativité. Et c’est certainement eux qui ont fait la différence en terme d’énergie et d’envie.

champignon en laine cardéee

J’ai trois sources évidentes de gens qui m’ont aidé à arroser ma créativité.

La première c’est sans aucun doute Odile, la maman de ma meilleure amie de primaire. Dans mon village, elle s’occupait du catéchisme, du théâtre, de la danse… Elle filait des coups de main. Et moi, j’ai souvent fait partie de sa team #petitesmains. J’ai appris des tas de techniques, allant de la pâte à sel à la construction de décor en carton/bois pour nos pièces. Elle était très encourageante, à l’américaine, et je me souviens encore de ses compliments comme d’un gros bonheur dans ma vie. Elle croyait en moi et je me devais de confirmer ses espoirs.

La deuxième figure créative est celle de mon grand-père paternel. Lui n’était pas très dans la participation, on regardait plus qu’on participait. Mais c’était un bricoleur de génie. Il savait tout réparer, tout fabriquer. Son atelier m’attirait, j’ai des souvenirs olfactifs puissants et j’avais très envie d’un lieu comme le sien. C’était un modèle qui me semblait inaccessible mais très enviable. Il était mon rêve secret, mon antre de magie.

Troisième source : l’école. Oh je sais, il est courant de tirer sur l’école et elle a sa part de responsabilité sur le fait que les gens oublient leur créativité après la maternelle. On entre dans une ère où la bonne réponse devient unique, rarement personnelle. T’as bon ou tu as faux. Pas de tergiversation entre. Dès le CP, on nous dit “finis les dessins, maintenant faut travailler”. Mais moi, en primaire, j’aimais dessiner sur la page droite de mon cahier de poésies. Et au collège, j’ai adoré les cours d’arts plastiques, les encouragements des profs. Pareil pour le français et ses compositions. Ça a compté dans mon développement d’avoir des profs qui soulignaient ma créativité.

Je rajoute quand même mes parents, qui même s’ils ne sont pas très manuels, ont toujours eu l’attitude qu’il fallait. Ils ne complimentaient pas tant mes productions que mes efforts.

Voilà… D’où vient ma créativité ? Et bien de ces personnes, de moi, de vous aussi qui êtes si encourageants. Mille mercis.

Et vous alors ? Elle sort de quel chapeau votre créativité ?

J’accompagne cette réflexion de ces champignons en laine cardée que j’ai bricolé il y a peu. Voilà un exemple aussi d’activité que je n’avais jamais entreprise jusqu’à récemment… On peut tout à fait continuer à muscler sa créativité à tout âge :).

champignon en laine cardée

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