La broderie coronavirus, relou jusqu'au bout !

Broderie ratée, chemin réussi

Je me suis lancée dans une broderie coronavirus il y a deux jours et le résultat est merdique. Pourtant j’étais hyper contente de mon idée, de sa transformation en dessin, du fait que j’enchaine directos de l’idée à sa réalisation, en mode action réaction à 22h.

J’avais bien aligné mes planètes, comme une grande.

broderie corona virus

Sauf que rien ne s’est passé comme prévu.

Déjà, j’ai testé une technique validée par d’autres mais qui a foiré chez moi. J’ai reproduit mon dessin avec les stylos Frixion, qui sont des stylos effaçables. J’avais entendu les brodeuses que je suis en parler alors un jour de course au supermarché, j’en avais glissé un dans mon panier. Sauf que je ne suis jamais parvenue à gommer l’encre sur le tissu.

Le tissu, parlons-en. J’en ai choisi un bien trop fin et transparent. Résultat, j’ai l’impression d’avoir brodé un brouillon, on voit tout en transparence et les trous d’aiguilles sont très marqués.

Ensuite j’ai détaché ma broderie (pour pouvoir mieux gommer le trait de stylo). Le seul résultat obtenu, c’est d’avoir niqué mon fil (fin) de couture.

Le mode désespérée enclenché, j’ai tout passé sous l’eau, « perdu pour perdu »… ça m’a permis de rajouter un effet bavure dont je ne rêvais pas.

Et pour finir la tournée des ratés, je n’ai jamais su repositionner la toile bien tendue pour que mon dessin redevienne droit comme avant ^^ ! Tu parles d’un alignement de planètes . On était plutôt sur des emmerdes en escadrilles !

broderie covid

Pourquoi je la poste avec une mise en scène instagramesque alors, puisque je ne l’aime pas ?

Ben parce qu’elle raconte une histoire. Cette broderie coronavirus a augmenté mon expérience et mon savoir-faire. Elle a autant sa place ici que les trucs mignons comme ma broderie vue du ciel, qui racontent d’autres histoires. Pis parce que la joie de mon idée première reste intacte :). C’est l’essentiel.

Pis bon, c’est aussi une façon de regarder les faits. On pourrait dire que le sort s’acharne (On m’a dit que c’était à cause du sujet : une broderie coronavirus, ça ne pouvait que foirer, non ?). Sauf que si je refais l’histoire, ne serais-je pas totalement responsable ? Je ne m’étais pas renseigné pour le stylo. Pourtant, à peine ai-je raconté mes péripéties que la réponse affluait en masse : l’encre s’enlève à la chaleur du fer. Pas besoin de s’exciter, de frotter, de mouiller… La chaleur suffit. Mettre mon cerveau en mode solution aurait bien aidé.

Pour le tissu, pareil, je le SAVAIS quand je l’ai choisi mais j’ai eu la flemme de prendre le temps d’en sélectionner un plus adapté. Pourtant, ces quelques minutes de fouilles archéologiques dans mes coupons aurait changé la donne.

Ensuite, je n’aurais pas décerclé ma broderie, etc, etc, etc…

broderie coronavirus

Le pauvre corona a bon dos, le destin n’y est pour rien. En revanche, moi, j’ai fait des choix… voilà voilà…

Et vous, vous en pensez quoi ? Karma or not karma ? Vous avez réussi à lire le message sinon ? Je suis contente de ma blague de papa. Corona, virus, bière, saoulerie… Même combat.

10 Commentaires

  • En tout cas, l’idée était bonne et originale! Ce n’est pas grave si ça ne donne pas ce que tu voulais, maintenant que tu sais ce qui n’a pas marché, tu pourras le refaire en mieux! C’est en ratant qu’on progresse! Comme je le dis toujours à mes élèves, si on ne faisait jamais d’erreur, on s’ennuierait… Et surtout, merci d’avoir mis ce “ratage” sur ton blog, cela rendra sûrement service à d’autres brodeuses!
    Et moi aussi, le corona me saoule sévère!!

  • Huhu, je connais bien ces fulgurances créatives qui aboutissent au fond de la poubelle… quant au jeu de mots, il est plutôt bien trouvé. Moi, j’ai tendance à comparer cette pandémie à un régime (sisi) – on commence la lutte à coeur vaillant, pensant qu’en quelques semaines on en viendrait à bout, mais plus le temps passe et plus on se rend compte qu’au moindre relâchement les résultats obtenus disparaîtront…

  • La morale de l’histoire, c’est que parfois, se poser un peu avant d’agir fait gagner du temps (je me fais avoir à tous les coups pourtant).
    Effectivement, l’encre devient invisible à la chaleur (la petite gomme au bout du style, à force de frotter, chauffe le papier), donc sur le tissu, un coup de fer suffit (sur le papier aussi, on s’en est beaucoup servi pour réutiliser les attestations de sortie au début du confinement). Au pire, il reste un trait blanc cassé qui part au premier lavage. Mais le plus rigolo, c’est que l’encre redevient noire si on place le support au congélateur : génial pour des jeux de piste !

  • Il me semble que le truc des couturières pour effacer le stylo frixion sur le tissu, c’est la chaleur ! C’est d’ailleurs ce qui fait que ça s’efface quand on gomme, ce n’est pas un frottement mécanique qui “décolle” l’encre.
    Donc un coup de fer à repasser (le truc qui sert pour les perles hama, tu vois ?) et ça devrait aller mieux
    😉

  • Fer à repasser pour faire disparaître l’encre. Stylo à frixion car en “frottant” on crée de la chaleur et l’encre s’efface. Belle broderie en tout cas.

  • Je crois que c’est l’article que je préfère !!! J’aime bien savoir que “rater” n’est pas une catastrophe, mais c’est aussi une façon d’apprendre.
    Pendant que tu cogitais pour mettre en œuvre cette réalisation, tu n’as rien raté,c’était du temps pour toi et c’est bon du temps pour soi. Merci

  • Hi hi ca m’a bien fait rire cet article parce que je vis aussi des ratés mais en effet gardons l’idée de l’intention et soyons contents d’avoir fait. Je vois que les autres couturières t’ont donné le truc pour les stylos friction et le fer. C’est ce que je fais mais pas avec des stylos frixion mais des feutres frixion. C’est moins agressif pour le tissu.
    Et sinon je ne trouve pas que ça bave tant que ça !

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