Route de la soie #2

MEA route de la soie 2

J’avais commencé à rédiger la première partie de notre voyage vers la route de la soie en Chine. Et puis je n’avais plus retrouvé le chemin de l’ordi pour vous raconter la suite. Suite à vos gentils commentaires sur mon article précédent, j’ai remonté mes manches. J’ai bien dû passer une dizaine d’heures à écrire celui-ci, alors j’espère qu’il vous plaira.
Mesdames et messieurs, attachez vos ceintures, on embarque à bord du vol Ciloubidouille et on atterrit directement à Kashgar !

Nous arrivons directement du lac Karakul, en bus. Après de longues heures de route, nous sommes de retour à Kashgar. Le guide nous emmène au souk, situé en face de l’ancienne cité dont je parlais dans le premier article. On est accueillis par une armée de Scooters. C’est le moyen de locomotion préféré des chinois (et des asiatiques hein, c’était pareil à Bali). Ils s’y entassent par deux, trois, quatre, cinq…

Je ne connais pas bien les zouks, je n’ai vu que celui d’Istambul quand j’avais 15 ans. Mais dans ma tête, c’est pareil (avec peut-être des allées plus larges).

On y trouve de tout, à manger bien sûr, mais aussi des babioles, de la déco, des habits…

C’est le paradis des enfants qui veulent tout regarder et toucher.

Mais maman elle dit non… ^^

La population est habillée selon les codes musulmans (enfin je crois). Surtout les femmes.

Et on y vend des tas d’habits religieux ou traditionnels.

C’est plein de couleurs !

On retrouve les sacs d’épices odorantes :) !

Ils vendent des thés qui sentent super bon !

On a fini quand même par acheter des petits animaux dorés… Ils n’ont pas tenus longtemps mais c’est leur destin j’imagine !

Pis les filles ont joué les mannequins avec la coiffe de berger locale.

Pas de doute, j’ai les plus jolies princesses de la galaxie !

La nuit tombe vite à Kashgar. Le guide nous propose de manger dans notre hôtel, mais nous préférons tenter l’aventure du marché nocturne. Je pense que notre demande le surprend, il n’imagine pas bien le plaisir que des touristes européens peuvent avoir à venir se mêler à la foule compacte, aux odeurs pimentées voire amères et aux bruits tonitruants des vendeurs. Il insiste mais on maintient le cap, on veut aller au marché ! Après une pause décrassage, nous voilà donc de retour au centre ville.

Au menu ? Des tas de volailles présentées sous toutes les formes de cuissons possibles. N’oublions pas que nous sommes dans des terres musulmanes. Exit le cochon dont les autres chinois raffolent.

Ici comme partout, en revanche, c’est le royaume de la brochette. Ça sent vraiment bon. Les enfants font la fine bouche, c’est dommage, moi ça me tentait bien.

J’ai pris cette photo, donc je devrais savoir ce qu’il y a dans ces grands saladiers. Mais j’en sais plus rien ! Vous avez une idée ?

On finira par aller manger dans un restau populaire, aux bords du marché, afin d’avoir des chaises où assoir la marmaille. Rien de bien merveilleux dans nos assiettes au final. Et surtout, une nourriture très pimentée, malgré la demande du guide. J’en garde du coup un souvenir assez amusé, à observer nos têtes de plus en plus déconvenues ^^ !

Après une nuit à l’hôtel, on quitte Kashgar pour revenir à Urumqi. Un nouveau guide nous accueille, il est moins sympathique que celui que nous quittons, simplement parce que plus professionnel. Lui aussi parle anglais. Dommage pour les enfants qui ne sont pas vraiment bilingues (mais eux, ils s’en fichent totalement, je vous rassure) ^^ !

Cela dit, il sait nous prendre par les sentiments car il a amené de quoi petit déjeuner. Les gâteaux traditionnels se laissent avaler sans souci, ils ressemblent à des génoises avec du sucre parfumé ou à du pain d’épices.

Nous faisons route vers Turpan, célèbre oasis de la région. Nous sommes toujours dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang. Le guide nous apprend que Turpan a été une étape commerciale importante de la Route de la soie. Les caravansérails y faisaient une pause salvatrice avant de reprendre leurs pérégrinations. Et sa fonction d’oasis était parfois miraculeuse.

Dans la voiture qui nous emmène vers Turpan, on observe les champs de vignes qui défilent. C’est étonnant parfois de traverser la planète pour retrouver des paysages si familiers. Seule la route poussiéreuse et cabossée nous rappelle qu’on est bien à l’ouest de la Chine. Puis peu à peu, le désert prend le dessus, et on ne croise plus que des cailloux. Avec nos amis, on se demandait si on était dans le fameux désert de Gobi. Pas d’Internet pour vérifier à ce moment et depuis, on n’a pas plus regardé sur la carte ^^ !

La ville de Turpan est donc un oasis. Je ne sais pas vous, mais moi, quand je pense à une Oasis, j’imagine un petit paradis verdoyant, une enclave tropicale regorgeant de fruits, d’animaux exotiques, une petite jungle où au milieu s’écoule le glouglou d’un point d’eau. Bref, l’image d’Épinal véhiculée par mes lectures de Tintin au pays des Pharaons ^^ !

Et du coup, un peu bêtement, j’ai guetté à l’horizon les premiers palmiers, signes de l’arrivée imminente d’une luxuriante végétation. Que nenni les amis !

Turpan n’est pas apparue dans une brume pétrolée, hallucinée. Non, on a vu d’abord des milliers d’arbustes secs, bas, parsemés, clairsemés. Point de vert tonitruant, mais des feuilles grises de poussière.
Et puis on a vu des car de touristes. Et notre guide nous a annoncé la première visite !

Nous sommes descendus du car pour nous retrouver dans un site très artificiel prévu pour les foules estivales et touristiques, avec force de boutiques.

Un peu chonchons, nous avons suivi notre guide. Au-dessus de nos têtes, des vignes chargées de raisins.

Quelques reconstitutions nous montrent la vie des chinois à l’époque de la dynastie des Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C).

Mais ce n’est pas ça que souhaite nous montrer le guide. Lui, il fonce droit vers le musée de Karez. Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas bien compris si Karez était le nom de la ville du coin, ou bien juste le nom du célèbre système d’irrigation inventé par les chinois de l’époque.

En tout cas, leur système d’irrigation est vraiment unique en son genre. Il permettait d’emmener d’eau de la montagne jusqu’à l’oasis de Turpan. Une immense maquette explique comment cela a été construit et comment cela fonctionnait.

Le mot « Karez » vient du ouïgour et signifie puits. Les chinois alimentaient Turpan avec mais surtout, ils s’en servaient pour l’agriculture et le bétail. Il parait que dans Turpan, il y aurait plus de 1000 puits dérivants de ce réseau souterrain. C’est assez impressionnant de constater l’efficacité d’un système qui remonte à plus de 2000 ans ! Et on comprend mieux pourquoi les Caravansérails choisissaient de s’arrêter-là. Ils étaient sûrs d’avoir de l’eau.

On visite un des canaux qui fonctionne encore. Dans celui-ci on se tient debout, mais ce n’est pas le cas de tous les tunnels.

Ici par exemple, la galerie n’est creusée que pour l’eau, on peut y accéder, mais en rampant.

Au sortir de la visite, on déboule dans ce superbe bâtiment.

Il sert surtout à accueillir les boutiques pour touristes, mais difficile de  ne pas se perdre dans sa contemplation.

Les enfants, eux, ont le nez baissé vers ces étranges bacs.

Ils choisissent une pierre souvenir. Allez savoir pourquoi, j’ai des enfants qui adorent les cailloux !

L’autre spécialité de Turpan, en dehors de ses puits, ce sont les vignes. Et partout, on trouve ces espèces de structures en bois, plantées de fiches, qui servent à faire sécher le raisin, grappe par grappe.

C’est étrangement assez joli de voir ces fruits racornis suspendus comme de la viande chinoise (bon appétit) !

Comme on est des touristes très bon public, on cède aux photos traditionnelles…

ElouanPrinceCharmant, il a l’air cool comme ça. Mais faut pas trop l’énerver ! ^^

Ah… le sourire de mon grand… plein de fiouuuu dans mon cœur.

Nous quittons le musée de Karez, la tête sous les vignes, comme à l’aller.

On retourne au bus, et c’est reparti !

On en profite pour grignoter !

Dans ce genre de région, quand on prend la route, on pourrait dire qu’on prend le désert. A gauche la terre qui poudroie, à droite aussi, ma soeur Âne.

Pis parfois, pouf, un champ de vignes !

Et de nouveau le désert.

Alors dès qu’on voit un peu d’attraction, on demande au bus de s’arrêter, comme ici , intrigués par cette tâche verte au loin

Il s’agit en fait de… raisin ! Que c’est étonnant hein ^^ !  Il sèche à même le sol.

On l’a goûté, il est délicieux !

Avec Ben, on retourne vers le bus. Vous voyez, c’est pas très verdoyant autour ! Derrière le bus, on aperçoit des constructions de terre.

 

Il s’agit de pièces dédiées au séchage du raisin. Avec leur toit, elles protègent du soleil, très violent dans le coin, ses aérations font circuler l’air..

Ce qui ne les empêche pas de faire également cuire les grappes par terre. Peut-être même qu’il s’agit d’une des étapes du séchage ? D’abord au soleil puis dans les maisons ?

On trouve aussi les récoltes fraiches.

Si on entre dans les maisons, on retrouve le système de séchage par pendaison.

Zhou, de retour dans le bus, on arrive à Jiaohe (ça se prononce djia o reu). Je vous colle le petit couplet de Wikipédia pour la culture :

Les ruines de Jiaohe sont un site archéologique situé dans la province du Xinjiang en Chine. C’est une ancienne citadelle, protégeant la région à l’époque des Tang. Elle fut peu à peu abandonnée après la dynastie Yuan, vers le XIVe siècle.

J’ai pris en photo l’immense pancarte qui présente le lieu. On dirait un énorme bateau de pierre.

Ils ont aussi fait une maquette qui représente bien la structure géologique du paysage.

J’ai adoré visiter ce site ! Pour y accéder, il faut commencer par gravir la pente, car le bateau culmine à 30 mètres de haut ! La verdure que vous voyez au loin, ce sont les cimes des arbres, eux-mêmes immenses.

Le paysage ? Que dire… On dirait qu’on se promène sur Tatooine, la planète désertique dans Star Wars, celle où Luke Skywalker a grandi (oui, on a la culture qu’on peut ^^).

Absorbée par ce paysage unique, je n’ai pas bien écouté le guide. Du coup, je demande de l’aide à mon ami Wiki.

C’est une ancienne citadelle, protégeant la région à l’époque des Tang (du VIIe au Xe siècle). Elle fut peu à peu abandonnée après la dynastie Yuan, vers le XIVe siècle.

Alors le site est bien abîmé, mais on reconnait bien les vestiges d’un ancien village.

Les chinois, pour préserver le lieu, ont pavé des chemins dont il est interdit de s’éloigner. L’ambition est honorable mais les touristes chinois pas forcément respectueux.

Je suppose que mes photos ne rendent pas la poésie du site, mais j’ai passé un moment merveilleux à déambuler entre ces pierres semi polies par l’homme et le vent. J’avais vraiment l’impression d’être dans un ailleurs.

J’ai imaginé des vies, des visages, des histoires…

Les chinois étaient passionnés par une autre sorte de spectacle…

Ces deux-là ont fait l’attraction. Partout.


Les grands ont beaucoup aimé également.

Quant aux petits, ils ont couru, couru, couru…

couru couru, couru…

Cette porte est une ancienne salle des gardes. Les trous au mur devaient accueillir des poutres en bois pour protéger du soleil.

Et les gardes gardaient les rares entrées de la citadelle.

On a décidé de leur filer un coup de main et on a bien pris un quart d’heure pour surveiller les horizons !

Bon courir ça fatigue plus à la montée.  parce que mine de rien, le site est vallonné.

Au cœur de la citadelle, on trouve une sorte de temple bouddhiste. C’était la religion avant que l’Islam ne s’impose.

Il ne reste plus grand chose du temple, mais on devine la magnificence de jadis.

Les excavations dans la pierre servaient à mettre des représentations bouddhistes (des statues). Et l’escalier au fond, ben… à descendre ^^ !

Sinon, on ne change pas une tradition familiale si facilement. Pis, elle peut être contagieuse. Nous revoilà avec une série de Jump Shot embarquant les copains.

Mes grands sont trop forts à ce jeu !

Quand on longe les flancs de la citadelle de pierre, on frôle les précipices. Facile de faire une chute de 30 mètres. Dans ce cas, je ne sais pas pourquoi, je songe à Luky Luke. Vous savez, quand on voit les indiens attendre en haut des canyons que la cavalerie passe, afin de lâcher leurs énormes boules en pierre.

En contrebas, une maigre rivière permet de cultiver les terres sur une petite bande. Là encore, la verdure est recouverte de poussière, lui conférant un air fatigué.

Ce bandeau de verdure encercle totalement la citadelle.

De là-haut, il devait être facile de prévenir toute forme d’invasion.

Je crois que SiloëJolieFée a presque plus adoré que moi, c’est peu dire ^^ !

Le jour tombant, nous sommes rentrés à l’hôtel.

Le lendemain, on est repartis dans le bus. On a traversé quelques rares villages (très animés).

C’est toujours intriguant (et frustrant) d’observer du bus la vie des gens dans leur quotidien, et le temps de quelques secondes, essayer de les comprendre, de les deviner.

Ceux qui travaillent, ceux qui cuisinent…

Ceux qui font du commerce…

Partout, des petites échoppes.

Que se passe-t-il derrière les grandes portes de leurs maisons ?

Quand le bus s’arrête, nous nous retrouvons devant une autre cité désertique, Gaochang. Je laisse l’ami Wiki vous la présenter :

Gaochang est une ancienne ville-oasis construite dans le nord du désert du Taklamakan au Xinjiang en Chine. Elle a été un point d’étape pour les commerçants sur la route de la soie. Les ruines de la ville sont situées à 30 kilomètres au sud de l’actuelle Tourfan.

Ah oui, visiblement, on peut dire Tourfan, Turpan… c’est pareil !
Cette cité n’est pas située en hauteur pour le coup. Et là aussi, on se croirait à Tatooine.

Nous sommes les seuls touristes. Le petit âne nous attend avec impatience…

On charge les enfants dessus.

On essaye de tenir le rythme mais un âne qui trottine, ça te sème sans problème.

Le maitre de l’âne nous demande si on veut prendre des photos.

Alors forcément, on canarde (alors que sinon, vous pensez bien qu’on n’aurait pas pris de photos ^^).

Tout le monde chevauche l’âne pas gris.

Et c’est trop chouette, rayonne ElouanPrinceCharmant !

La cité de Goacang est moins belle que celle de Jiaohe à mon avis, mais elle est aussi mieux entretenue.

Autrefois, Gaochang était une ville puissante dont l’influence s’étendait sur toute la région Ouest de la Chine. Au 14ème siècle, elle subit de plein fouet les ravages de la guerre et son lent abandon commença.
Ses ruines révèlent encore les murs d’enceinte, autrefois épais de 14 mètres, qui délimitent toujours le contour de la ville.

Beaucoup de bâtiments ont été restaurés.

C’est étonnant de visiter ces lieux immenses en étant si seuls !

Le soleil tape dur et on recherche l’ombre.

Enfin, je parle des adultes. Les enfants courent, courent, courent…

Soudain, une musique s’égraine doucement vers nous. Un joueur de luth grattouille des cordes en chantant un air millénaire. Un beau souvenir…

Au son de son instrument, nous visitons le temple bouddhiste principal, dont la structure ressemble à celle du premier vu la veille.

Il n’y a plus de statues, mais les niches sont encore là.

Ma Khaleesi d’amour…

On suit les lattes en bois pour revenir tranquillement vers l’âne.

Les enfants grimpent à nouveau dans la carriole.

On a vraiment l’impression de vivre dans une autre époque, sur une autre planète. Il y aurait eu deux lunes dans le ciel, que ça ne m’aurait pas choqué.

Les adultes rentrent tranquillement à pied.

Et voilà… On ne reviendra sans doute jamais ici, mais je suis contente de savoir que ces paysages-là existent.

 

De retour dans le bus, je m’amuse à prendre en photo, tant bien que mal, les immenses portes de leurs maisons. Elles sont de toutes les couleurs, avec des reliefs très différents. Je crois que j’ai un faible pour les jolies portes…







Vous n’auriez pas eu envie de regarder derrière vous ?

Et le long des routes, la vie toujours.

Les aires de jeux…

Le joyeux bordel !

Dès qu’on quitte la ville, on retombe sur des structures en pierre, où à nouveau du raisin sèche.

Un village de vigneron (enfin, ils ne font pas de vins eux… ^^).

Et au bord des routes, toujours du mouvement.

Ayé, nous sommes arrivés à la seconde destination de la journée. On le devine au loin, il s’agit du village de Tuyuk, autre oasis et lieu de pèlerinage de la population musulmane, situé à une cinquantaine de kilomètres de Turpan. .

Je crains fort que mes photos ne rendent pas la beauté du lieu. Nos yeux, habitués à la monotonie du désert, se sont rassasiés de cet havre de verdure, de ces maisons ocres et des feuillages argentés par la poussière.

Le tourisme étant encore rare par ici, le village a su rester authentique. On apprécie avec plaisir l’architecture du cru et le sourire de ses habitants.

La vigne est bien sûr cultivée mais on trouve également des champs de cotons (pas de photos).

Les habitations sont celles d’agriculteurs.

Là encore, le soleil tape dur, alors on file déambuler dans les ruelles de la cité afin d’y chercher de l’ombre.

C’est calme, c’est beau, c’est paisible. On s’y sent bien.

Nous sommes aussi une sorte d’attraction, surtout les enfants. Les habitants sortent pour nous voir.

La mosquée de Tuyuk est le seul bâtiment avec quelques couleurs. On peut apercevoir les tourelles de son toit d’un peu partout dans le village.

Le reste de la cité est ocre. Elle se fond totalement avec la couleur des montagnes en arrière plan (dont elle tire certainement ses briques de terre).

Le village est bâti à flan de coteau et parfois ça grimpe dur. Alors on prête main forte aux véhicules qui peinent.

On grimpe nous aussi pour profiter de la vue sur les toits. Des lits sont installés sur les terrasses et je les soupçonne de dormir dedans les 3/4 de l’année.

Au loin une étrange maison avec une muraille tout aussi spéciale…

Un peintre s’est installé dans les rues du village, il est l’attraction pour tous les touristes.

Souvent, comme j’en parlais plus haut, on rencontre ces espèces de structures de lit métallique, mais dans la rue. Je ne pense pas qu’ils s’en servent pour dormir. Plutôt pour s’assoir, se reposer, et même manger !

Certains habitants vendent leurs raisins séchés. En regardant cette photo, je me demande si les grands saladiers montrés en haut de l’article ne sont pas remplis de raisins secs !

En contrebas du village, on trouve un cimetière musulman.

Quand l’heure de manger à sonner, le guide nous emmène chez l’habitant. Chic, on va enfin passer de l’autre côté de ces si jolies portes !

Selon la tradition musulmane, notre hôte nous offre de quoi se laver les mains à l’entrée.

Sur les tables nous attendent des encas appétissants.

Des fruits frais, des fruits secs, des biscuits, des gâteaux frits…

Le genre de repas que les enfants adorent.

Dans la maison de nos hôtes, on retrouve également la structure du lit.

L’homme et la femme s’affairent en cuisine pour nous nourrir. On payera assez cher, mais quel repas !

Le ventre repus, nous sommes repartis en vadrouille ! Et quand le bus s’arrête à nouveau, on se demande bien quel est l’intérêt du site.

Depuis une heure, on avance au milieu de ce paysage, certes impressionnant, mais répétitif.

Il nous demande de le suivre, un peu comme s’il voulait qu’on escalade la montagne de droite.

Alors on s’est approchés…

Et à nos pieds, on a rencontré le vide ! Et de la végétation !

Parce qu’en contrebas, coule une rivière qui sinue entre les montagnes, comme un ruban de verdure au milieu du désert. (C’est beau, je suis trop une poète ^^).

Ça a quelque chose magique. Finalement, c’est plus comme ça que j’imagine une oasis ! Avec un effet de surprise.

Au bout de route, on arrive sur le site de Bezeklik, plus connu sous le nom des grottes aux 1000 Bouddhas. Creusées à flan de montagne, sur presque un kilomètre de long, on en dénombre plus de 70. Certaines sont autorisées à la visite, afin de permettre aux touristes d’admirer les fresques murales représentant ces fameux Bouddhas. Ces grottes font partie du patrimoine historique de la Chine d’ailleurs.

Bon les photos sont interdites, alors j’ai réussi à prendre celle-ci discrétos avec mon iPhone, mais difficile de vous les faire « visiter » plus que ça.


Les chinois ont aménagé le site pour fluidifier la circulation. Ils sont en travaux constants, et parfois dans des conditions de sécurité limite. Ce monsieur a le vide à sa droite…

Nous on admire cette reconstitution de la cité d’antan.

Surtout que pour une fois, ça fait « vrai », on n’est pas chez Disney…

Les grottes sont situées au pied de la rivière et bénéficient donc un cadre verdoyant.

En repartant on tombe sur un autre village, pour le coup hyper bien entretenu et au look justement plus Disney. Vide, mais nickel. Forcément… le guide nous explique qu’il s’agit d’une fausse cité construite pour les besoins d’un tournage de film !

Mais c’est quand même étonnant à voir. C’est fou ce qu’on peut faire comme décors de fou dans l’industrie du cinéma !

Dernière visite des vacances. Une mosquée dont je ne me souviens absolument plus du nom ! La tour principale, celle qui sert à l’appel des croyants je crois, est magnifique ! Ciselée dans la pierre avec des motifs graphiques, elle culmine à 20 mètres de hauteur je pense.

Je la trouve vraiment belle !

Parfois je lui trouve des airs de gros cornet de glace ^^ !

A l’intérieur, plusieurs salles de prières portées par des colonnes de bois et de beaux plafonds travaillés.

Je crois que les enfants saturent un peu de visite et ils nous attendant sur les marches, en contrebas.

Alors on refait quelques jump shots pour les réveiller !

Et ça marche ^^ !

On termine notre journée par un tour au marché d’Urumqi.

On refait le plein de jolis stands…

Et on tente de négocier au mieux nos achats. Ici une conversation animée avec une marchande de pistaches.

C’est vrai que ça fait envie tous ces fruits secs.

On finit par lui acheter quelques kilos mais en rentrant en France, j’ai été très déçue. Les pistaches n’étaient pas aussi bonnes que celles qu’elle nous avait fait goûter, pis il y avait plein de petites bêtes dedans… Berk !

J’aurais mieux fait d’opter pour les raisins ! Peut-être…

Les enfants eux, ont choisi un classique : un ballon à l’hélium ^^ !

Le bonheur, ça tient parfois au bout d’une ficelle…

Et voilà, on a fait nos valises et on a repris l’avion, survolant des paysages magnifiques ! On a aperçu des neiges éternelles…

Pas de doute, on vit sur une planète magnifique !

Et ce ne sont pas mes globe-trotteurs préférés qui ont l’air de s’en plaindre :).

Il a fallu enlever pas mal de poussière de notre voyage une fois revenus à Wuhan, mais on a gardé de superbes souvenirs de ce magnifique périple !

Le truc bien c’est qu’ici les vacances arrivent bientôt. Fin janvier, on s’envole à nouveau ! On part découvrir la Thaïlande. Chic chic chic !

Si vous voulez relire la première partie du voyage de la Route de la soie, c’est ici que ça se passe.

***

Alors ? Est-ce que la suite du voyage valait le coup d’être rédigée ? Ca vous a plu ?

PS : dites, d’après-vous, il y a combien de photos dans cet article ?

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113 commentaires

  1. Clairette

    Merci encore de nous faire voyager !! merci pour toute cette générosité…

  2. IZABEL

    magnifique ce reportage photos cela donne envie avec toutes ces couleurs magnifiques
    Merci pour le rêve…et d’avoir fait entrer un peu de soleil chez moi surtout qu’ici il pleut depuis plusieurs semaines BIZH DE BRETAGNE

  3. Sev

    Merci de me faire voyager , personnellement j aime le patchwork des portes , cela donne envie d entrer … Et les paysages wouahhh

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