Route de la soie #2

J’avais commencĂ© Ă  rĂ©diger la première partie de notre voyage vers la route de la soie en Chine. Et puis je n’avais plus retrouvĂ© le chemin de l’ordi pour vous raconter la suite. Suite Ă  vos gentils commentaires sur mon article prĂ©cĂ©dent, j’ai remontĂ© mes manches. J’ai bien dĂ» passer une dizaine d’heures Ă  Ă©crire celui-ci, alors j’espère qu’il vous plaira.
Mesdames et messieurs, attachez vos ceintures, on embarque Ă  bord du vol Ciloubidouille et on atterrit directement Ă  Kashgar !

Nous arrivons directement du lac Karakul, en bus. Après de longues heures de route, nous sommes de retour Ă  Kashgar. Le guide nous emmène au souk, situĂ© en face de l’ancienne citĂ© dont je parlais dans le premier article. On est accueillis par une armĂ©e de Scooters. C’est le moyen de locomotion prĂ©fĂ©rĂ© des chinois (et des asiatiques hein, c’Ă©tait pareil Ă  Bali). Ils s’y entassent par deux, trois, quatre, cinq…

Je ne connais pas bien les zouks, je n’ai vu que celui d’Istambul quand j’avais 15 ans. Mais dans ma tĂŞte, c’est pareil (avec peut-ĂŞtre des allĂ©es plus larges).

On y trouve de tout, Ă  manger bien sĂ»r, mais aussi des babioles, de la dĂ©co, des habits…

C’est le paradis des enfants qui veulent tout regarder et toucher.

Mais maman elle dit non… ^^

La population est habillée selon les codes musulmans (enfin je crois). Surtout les femmes.

Et on y vend des tas d’habits religieux ou traditionnels.

C’est plein de couleurs !

On retrouve les sacs d’Ă©pices odorantes 🙂 !

Ils vendent des thés qui sentent super bon !

On a fini quand mĂŞme par acheter des petits animaux dorĂ©s… Ils n’ont pas tenus longtemps mais c’est leur destin j’imagine !

Pis les filles ont joué les mannequins avec la coiffe de berger locale.

Pas de doute, j’ai les plus jolies princesses de la galaxie !

La nuit tombe vite Ă  Kashgar. Le guide nous propose de manger dans notre hĂ´tel, mais nous prĂ©fĂ©rons tenter l’aventure du marchĂ© nocturne. Je pense que notre demande le surprend, il n’imagine pas bien le plaisir que des touristes europĂ©ens peuvent avoir Ă  venir se mĂŞler Ă  la foule compacte, aux odeurs pimentĂ©es voire amères et aux bruits tonitruants des vendeurs. Il insiste mais on maintient le cap, on veut aller au marchĂ© ! Après une pause dĂ©crassage, nous voilĂ  donc de retour au centre ville.

Au menu ? Des tas de volailles prĂ©sentĂ©es sous toutes les formes de cuissons possibles. N’oublions pas que nous sommes dans des terres musulmanes. Exit le cochon dont les autres chinois raffolent.

Ici comme partout, en revanche, c’est le royaume de la brochette. Ça sent vraiment bon. Les enfants font la fine bouche, c’est dommage, moi ça me tentait bien.

J’ai pris cette photo, donc je devrais savoir ce qu’il y a dans ces grands saladiers. Mais j’en sais plus rien ! Vous avez une idĂ©e ?

On finira par aller manger dans un restau populaire, aux bords du marchĂ©, afin d’avoir des chaises oĂą assoir la marmaille. Rien de bien merveilleux dans nos assiettes au final. Et surtout, une nourriture très pimentĂ©e, malgrĂ© la demande du guide. J’en garde du coup un souvenir assez amusĂ©, Ă  observer nos tĂŞtes de plus en plus dĂ©convenues ^^ !

Après une nuit Ă  l’hĂ´tel, on quitte Kashgar pour revenir Ă  Urumqi. Un nouveau guide nous accueille, il est moins sympathique que celui que nous quittons, simplement parce que plus professionnel. Lui aussi parle anglais. Dommage pour les enfants qui ne sont pas vraiment bilingues (mais eux, ils s’en fichent totalement, je vous rassure) ^^ !

Cela dit, il sait nous prendre par les sentiments car il a amenĂ© de quoi petit dĂ©jeuner. Les gâteaux traditionnels se laissent avaler sans souci, ils ressemblent Ă  des gĂ©noises avec du sucre parfumĂ© ou Ă  du pain d’Ă©pices.

Nous faisons route vers Turpan, cĂ©lèbre oasis de la rĂ©gion. Nous sommes toujours dans la rĂ©gion autonome ouĂŻgoure du Xinjiang. Le guide nous apprend que Turpan a Ă©tĂ© une Ă©tape commerciale importante de la Route de la soie. Les caravansĂ©rails y faisaient une pause salvatrice avant de reprendre leurs pĂ©rĂ©grinations. Et sa fonction d’oasis Ă©tait parfois miraculeuse.

Dans la voiture qui nous emmène vers Turpan, on observe les champs de vignes qui dĂ©filent. C’est Ă©tonnant parfois de traverser la planète pour retrouver des paysages si familiers. Seule la route poussiĂ©reuse et cabossĂ©e nous rappelle qu’on est bien Ă  l’ouest de la Chine. Puis peu Ă  peu, le dĂ©sert prend le dessus, et on ne croise plus que des cailloux. Avec nos amis, on se demandait si on Ă©tait dans le fameux dĂ©sert de Gobi. Pas d’Internet pour vĂ©rifier Ă  ce moment et depuis, on n’a pas plus regardĂ© sur la carte ^^ !

La ville de Turpan est donc un oasis. Je ne sais pas vous, mais moi, quand je pense Ă  une Oasis, j’imagine un petit paradis verdoyant, une enclave tropicale regorgeant de fruits, d’animaux exotiques, une petite jungle oĂą au milieu s’Ă©coule le glouglou d’un point d’eau. Bref, l’image d’Épinal vĂ©hiculĂ©e par mes lectures de Tintin au pays des Pharaons ^^ !

Et du coup, un peu bĂŞtement, j’ai guettĂ© Ă  l’horizon les premiers palmiers, signes de l’arrivĂ©e imminente d’une luxuriante vĂ©gĂ©tation. Que nenni les amis !

Turpan n’est pas apparue dans une brume pĂ©trolĂ©e, hallucinĂ©e. Non, on a vu d’abord des milliers d’arbustes secs, bas, parsemĂ©s, clairsemĂ©s. Point de vert tonitruant, mais des feuilles grises de poussière.
Et puis on a vu des car de touristes. Et notre guide nous a annoncé la première visite !

Nous sommes descendus du car pour nous retrouver dans un site très artificiel prévu pour les foules estivales et touristiques, avec force de boutiques.

Un peu chonchons, nous avons suivi notre guide. Au-dessus de nos têtes, des vignes chargées de raisins.

Quelques reconstitutions nous montrent la vie des chinois Ă  l’Ă©poque de la dynastie des Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C).

Mais ce n’est pas ça que souhaite nous montrer le guide. Lui, il fonce droit vers le musĂ©e de Karez. Je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas bien compris si Karez Ă©tait le nom de la ville du coin, ou bien juste le nom du cĂ©lèbre système d’irrigation inventĂ© par les chinois de l’Ă©poque.

En tout cas, leur système d’irrigation est vraiment unique en son genre. Il permettait d’emmener d’eau de la montagne jusqu’Ă  l’oasis de Turpan. Une immense maquette explique comment cela a Ă©tĂ© construit et comment cela fonctionnait.

Le mot « Karez » vient du ouĂŻgour et signifie puits. Les chinois alimentaient Turpan avec mais surtout, ils s’en servaient pour l’agriculture et le bĂ©tail. Il parait que dans Turpan, il y aurait plus de 1000 puits dĂ©rivants de ce rĂ©seau souterrain. C’est assez impressionnant de constater l’efficacitĂ© d’un système qui remonte Ă  plus de 2000 ans ! Et on comprend mieux pourquoi les CaravansĂ©rails choisissaient de s’arrĂŞter-lĂ . Ils Ă©taient sĂ»rs d’avoir de l’eau.

On visite un des canaux qui fonctionne encore. Dans celui-ci on se tient debout, mais ce n’est pas le cas de tous les tunnels.

Ici par exemple, la galerie n’est creusĂ©e que pour l’eau, on peut y accĂ©der, mais en rampant.

Au sortir de la visite, on déboule dans ce superbe bâtiment.

Il sert surtout à accueillir les boutiques pour touristes, mais difficile de  ne pas se perdre dans sa contemplation.

Les enfants, eux, ont le nez baissé vers ces étranges bacs.

Ils choisissent une pierre souvenir. Allez savoir pourquoi, j’ai des enfants qui adorent les cailloux !

L’autre spĂ©cialitĂ© de Turpan, en dehors de ses puits, ce sont les vignes. Et partout, on trouve ces espèces de structures en bois, plantĂ©es de fiches, qui servent Ă  faire sĂ©cher le raisin, grappe par grappe.

C’est Ă©trangement assez joli de voir ces fruits racornis suspendus comme de la viande chinoise (bon appĂ©tit) !

Comme on est des touristes très bon public, on cède aux photos traditionnelles…

ElouanPrinceCharmant, il a l’air cool comme ça. Mais faut pas trop l’Ă©nerver ! ^^

Ah… le sourire de mon grand… plein de fiouuuu dans mon cĹ“ur.

Nous quittons le musĂ©e de Karez, la tĂŞte sous les vignes, comme Ă  l’aller.

On retourne au bus, et c’est reparti !

On en profite pour grignoter !

Dans ce genre de rĂ©gion, quand on prend la route, on pourrait dire qu’on prend le dĂ©sert. A gauche la terre qui poudroie, Ă  droite aussi, ma soeur Ă‚ne.

Pis parfois, pouf, un champ de vignes !

Et de nouveau le désert.

Alors dès qu’on voit un peu d’attraction, on demande au bus de s’arrĂŞter, comme ici , intriguĂ©s par cette tâche verte au loin

Il s’agit en fait de… raisin ! Que c’est Ă©tonnant hein ^^ !  Il sèche Ă  mĂŞme le sol.

On l’a goĂ»tĂ©, il est dĂ©licieux !

Avec Ben, on retourne vers le bus. Vous voyez, c’est pas très verdoyant autour ! Derrière le bus, on aperçoit des constructions de terre.

 

Il s’agit de pièces dĂ©diĂ©es au sĂ©chage du raisin. Avec leur toit, elles protègent du soleil, très violent dans le coin, ses aĂ©rations font circuler l’air..

Ce qui ne les empĂŞche pas de faire Ă©galement cuire les grappes par terre. Peut-ĂŞtre mĂŞme qu’il s’agit d’une des Ă©tapes du sĂ©chage ? D’abord au soleil puis dans les maisons ?

On trouve aussi les récoltes fraiches.

Si on entre dans les maisons, on retrouve le système de séchage par pendaison.

Zhou, de retour dans le bus, on arrive à Jiaohe (ça se prononce djia o reu). Je vous colle le petit couplet de Wikipédia pour la culture :

Les ruines de Jiaohe sont un site archĂ©ologique situĂ© dans la province du Xinjiang en Chine. C’est une ancienne citadelle, protĂ©geant la rĂ©gion Ă  l’Ă©poque des Tang. Elle fut peu Ă  peu abandonnĂ©e après la dynastie Yuan, vers le XIVe siècle.

J’ai pris en photo l’immense pancarte qui prĂ©sente le lieu. On dirait un Ă©norme bateau de pierre.

Ils ont aussi fait une maquette qui représente bien la structure géologique du paysage.

J’ai adorĂ© visiter ce site ! Pour y accĂ©der, il faut commencer par gravir la pente, car le bateau culmine Ă  30 mètres de haut ! La verdure que vous voyez au loin, ce sont les cimes des arbres, eux-mĂŞmes immenses.

Le paysage ? Que dire… On dirait qu’on se promène sur Tatooine, la planète dĂ©sertique dans Star Wars, celle oĂą Luke Skywalker a grandi (oui, on a la culture qu’on peut ^^).

AbsorbĂ©e par ce paysage unique, je n’ai pas bien Ă©coutĂ© le guide. Du coup, je demande de l’aide Ă  mon ami Wiki.

C’est une ancienne citadelle, protĂ©geant la rĂ©gion Ă  l’Ă©poque des Tang (du VIIe au Xe siècle). Elle fut peu Ă  peu abandonnĂ©e après la dynastie Yuan, vers le XIVe siècle.

Alors le site est bien abĂ®mĂ©, mais on reconnait bien les vestiges d’un ancien village.

Les chinois, pour prĂ©server le lieu, ont pavĂ© des chemins dont il est interdit de s’Ă©loigner. L’ambition est honorable mais les touristes chinois pas forcĂ©ment respectueux.

Je suppose que mes photos ne rendent pas la poĂ©sie du site, mais j’ai passĂ© un moment merveilleux Ă  dĂ©ambuler entre ces pierres semi polies par l’homme et le vent. J’avais vraiment l’impression d’ĂŞtre dans un ailleurs.

J’ai imaginĂ© des vies, des visages, des histoires…

Les chinois Ă©taient passionnĂ©s par une autre sorte de spectacle…

Ces deux-lĂ  ont fait l’attraction. Partout.


Les grands ont beaucoup aimé également.

Quant aux petits, ils ont couru, couru, couru…

couru couru, couru…

Cette porte est une ancienne salle des gardes. Les trous au mur devaient accueillir des poutres en bois pour protéger du soleil.

Et les gardes gardaient les rares entrées de la citadelle.

On a dĂ©cidĂ© de leur filer un coup de main et on a bien pris un quart d’heure pour surveiller les horizons !

Bon courir ça fatigue plus à la montée.  parce que mine de rien, le site est vallonné.

Au cĹ“ur de la citadelle, on trouve une sorte de temple bouddhiste. C’Ă©tait la religion avant que l’Islam ne s’impose.

Il ne reste plus grand chose du temple, mais on devine la magnificence de jadis.

Les excavations dans la pierre servaient Ă  mettre des reprĂ©sentations bouddhistes (des statues). Et l’escalier au fond, ben… Ă  descendre ^^ !

Sinon, on ne change pas une tradition familiale si facilement. Pis, elle peut être contagieuse. Nous revoilà avec une série de Jump Shot embarquant les copains.

Mes grands sont trop forts Ă  ce jeu !

Quand on longe les flancs de la citadelle de pierre, on frôle les précipices. Facile de faire une chute de 30 mètres. Dans ce cas, je ne sais pas pourquoi, je songe à Luky Luke. Vous savez, quand on voit les indiens attendre en haut des canyons que la cavalerie passe, afin de lâcher leurs énormes boules en pierre.

En contrebas, une maigre rivière permet de cultiver les terres sur une petite bande. Là encore, la verdure est recouverte de poussière, lui conférant un air fatigué.

Ce bandeau de verdure encercle totalement la citadelle.

De lĂ -haut, il devait ĂŞtre facile de prĂ©venir toute forme d’invasion.

Je crois que SiloĂ«JolieFĂ©e a presque plus adorĂ© que moi, c’est peu dire ^^ !

Le jour tombant, nous sommes rentrĂ©s Ă  l’hĂ´tel.

Le lendemain, on est repartis dans le bus. On a traversé quelques rares villages (très animés).

C’est toujours intriguant (et frustrant) d’observer du bus la vie des gens dans leur quotidien, et le temps de quelques secondes, essayer de les comprendre, de les deviner.

Ceux qui travaillent, ceux qui cuisinent…

Ceux qui font du commerce…

Partout, des petites Ă©choppes.

Que se passe-t-il derrière les grandes portes de leurs maisons ?

Quand le bus s’arrĂŞte, nous nous retrouvons devant une autre citĂ© dĂ©sertique, Gaochang. Je laisse l’ami Wiki vous la prĂ©senter :

Gaochang est une ancienne ville-oasis construite dans le nord du dĂ©sert du Taklamakan au Xinjiang en Chine. Elle a Ă©tĂ© un point d’Ă©tape pour les commerçants sur la route de la soie. Les ruines de la ville sont situĂ©es Ă  30 kilomètres au sud de l’actuelle Tourfan.

Ah oui, visiblement, on peut dire Tourfan, Turpan… c’est pareil !
Cette citĂ© n’est pas situĂ©e en hauteur pour le coup. Et lĂ  aussi, on se croirait Ă  Tatooine.

Nous sommes les seuls touristes. Le petit âne nous attend avec impatience…

On charge les enfants dessus.

On essaye de tenir le rythme mais un âne qui trottine, ça te sème sans problème.

Le maitre de l’âne nous demande si on veut prendre des photos.

Alors forcĂ©ment, on canarde (alors que sinon, vous pensez bien qu’on n’aurait pas pris de photos ^^).

Tout le monde chevauche l’âne pas gris.

Et c’est trop chouette, rayonne ElouanPrinceCharmant !

La cité de Goacang est moins belle que celle de Jiaohe à mon avis, mais elle est aussi mieux entretenue.

Autrefois, Gaochang Ă©tait une ville puissante dont l’influence s’Ă©tendait sur toute la rĂ©gion Ouest de la Chine. Au 14ème siècle, elle subit de plein fouet les ravages de la guerre et son lent abandon commença.
Ses ruines rĂ©vèlent encore les murs d’enceinte, autrefois Ă©pais de 14 mètres, qui dĂ©limitent toujours le contour de la ville.

Beaucoup de bâtiments ont été restaurés.

C’est Ă©tonnant de visiter ces lieux immenses en Ă©tant si seuls !

Le soleil tape dur et on recherche l’ombre.

Enfin, je parle des adultes. Les enfants courent, courent, courent…

Soudain, une musique s’égraine doucement vers nous. Un joueur de luth grattouille des cordes en chantant un air millĂ©naire. Un beau souvenir…

Au son de son instrument, nous visitons le temple bouddhiste principal, dont la structure ressemble Ă  celle du premier vu la veille.

Il n’y a plus de statues, mais les niches sont encore lĂ .

Ma Khaleesi d’amour…

On suit les lattes en bois pour revenir tranquillement vers l’âne.

Les enfants grimpent Ă  nouveau dans la carriole.

On a vraiment l’impression de vivre dans une autre Ă©poque, sur une autre planète. Il y aurait eu deux lunes dans le ciel, que ça ne m’aurait pas choquĂ©.

Les adultes rentrent tranquillement Ă  pied.

Et voilĂ … On ne reviendra sans doute jamais ici, mais je suis contente de savoir que ces paysages-lĂ  existent.

 

De retour dans le bus, je m’amuse Ă  prendre en photo, tant bien que mal, les immenses portes de leurs maisons. Elles sont de toutes les couleurs, avec des reliefs très diffĂ©rents. Je crois que j’ai un faible pour les jolies portes…







Vous n’auriez pas eu envie de regarder derrière vous ?

Et le long des routes, la vie toujours.

Les aires de jeux…

Le joyeux bordel !

Dès qu’on quitte la ville, on retombe sur des structures en pierre, oĂą Ă  nouveau du raisin sèche.

Un village de vigneron (enfin, ils ne font pas de vins eux… ^^).

Et au bord des routes, toujours du mouvement.

AyĂ©, nous sommes arrivĂ©s Ă  la seconde destination de la journĂ©e. On le devine au loin, il s’agit du village de Tuyuk, autre oasis et lieu de pèlerinage de la population musulmane, situĂ© Ă  une cinquantaine de kilomètres de Turpan. .

Je crains fort que mes photos ne rendent pas la beauté du lieu. Nos yeux, habitués à la monotonie du désert, se sont rassasiés de cet havre de verdure, de ces maisons ocres et des feuillages argentés par la poussière.

Le tourisme Ă©tant encore rare par ici, le village a su rester authentique. On apprĂ©cie avec plaisir l’architecture du cru et le sourire de ses habitants.

La vigne est bien sûr cultivée mais on trouve également des champs de cotons (pas de photos).

Les habitations sont celles d’agriculteurs.

LĂ  encore, le soleil tape dur, alors on file dĂ©ambuler dans les ruelles de la citĂ© afin d’y chercher de l’ombre.

C’est calme, c’est beau, c’est paisible. On s’y sent bien.

Nous sommes aussi une sorte d’attraction, surtout les enfants. Les habitants sortent pour nous voir.

La mosquĂ©e de Tuyuk est le seul bâtiment avec quelques couleurs. On peut apercevoir les tourelles de son toit d’un peu partout dans le village.

Le reste de la cité est ocre. Elle se fond totalement avec la couleur des montagnes en arrière plan (dont elle tire certainement ses briques de terre).

Le village est bâti à flan de coteau et parfois ça grimpe dur. Alors on prête main forte aux véhicules qui peinent.

On grimpe nous aussi pour profiter de la vue sur les toits. Des lits sont installĂ©s sur les terrasses et je les soupçonne de dormir dedans les 3/4 de l’annĂ©e.

Au loin une Ă©trange maison avec une muraille tout aussi spĂ©ciale…

Un peintre s’est installĂ© dans les rues du village, il est l’attraction pour tous les touristes.

Souvent, comme j’en parlais plus haut, on rencontre ces espèces de structures de lit mĂ©tallique, mais dans la rue. Je ne pense pas qu’ils s’en servent pour dormir. PlutĂ´t pour s’assoir, se reposer, et mĂŞme manger !

Certains habitants vendent leurs raisins sĂ©chĂ©s. En regardant cette photo, je me demande si les grands saladiers montrĂ©s en haut de l’article ne sont pas remplis de raisins secs !

En contrebas du village, on trouve un cimetière musulman.

Quand l’heure de manger Ă  sonner, le guide nous emmène chez l’habitant. Chic, on va enfin passer de l’autre cĂ´tĂ© de ces si jolies portes !

Selon la tradition musulmane, notre hĂ´te nous offre de quoi se laver les mains Ă  l’entrĂ©e.

Sur les tables nous attendent des encas appétissants.

Des fruits frais, des fruits secs, des biscuits, des gâteaux frits…

Le genre de repas que les enfants adorent.

Dans la maison de nos hĂ´tes, on retrouve Ă©galement la structure du lit.

L’homme et la femme s’affairent en cuisine pour nous nourrir. On payera assez cher, mais quel repas !

Le ventre repus, nous sommes repartis en vadrouille ! Et quand le bus s’arrĂŞte Ă  nouveau, on se demande bien quel est l’intĂ©rĂŞt du site.

Depuis une heure, on avance au milieu de ce paysage, certes impressionnant, mais répétitif.

Il nous demande de le suivre, un peu comme s’il voulait qu’on escalade la montagne de droite.

Alors on s’est approchĂ©s…

Et à nos pieds, on a rencontré le vide ! Et de la végétation !

Parce qu’en contrebas, coule une rivière qui sinue entre les montagnes, comme un ruban de verdure au milieu du dĂ©sert. (C’est beau, je suis trop une poète ^^).

Ça a quelque chose magique. Finalement, c’est plus comme ça que j’imagine une oasis ! Avec un effet de surprise.

Au bout de route, on arrive sur le site de Bezeklik, plus connu sous le nom des grottes aux 1000 Bouddhas. CreusĂ©es Ă  flan de montagne, sur presque un kilomètre de long, on en dĂ©nombre plus de 70. Certaines sont autorisĂ©es Ă  la visite, afin de permettre aux touristes d’admirer les fresques murales reprĂ©sentant ces fameux Bouddhas. Ces grottes font partie du patrimoine historique de la Chine d’ailleurs.

Bon les photos sont interdites, alors j’ai rĂ©ussi Ă  prendre celle-ci discrĂ©tos avec mon iPhone, mais difficile de vous les faire « visiter » plus que ça.


Les chinois ont amĂ©nagĂ© le site pour fluidifier la circulation. Ils sont en travaux constants, et parfois dans des conditions de sĂ©curitĂ© limite. Ce monsieur a le vide Ă  sa droite…

Nous on admire cette reconstitution de la citĂ© d’antan.

Surtout que pour une fois, ça fait « vrai », on n’est pas chez Disney…

Les grottes sont situées au pied de la rivière et bénéficient donc un cadre verdoyant.

En repartant on tombe sur un autre village, pour le coup hyper bien entretenu et au look justement plus Disney. Vide, mais nickel. ForcĂ©ment… le guide nous explique qu’il s’agit d’une fausse citĂ© construite pour les besoins d’un tournage de film !

Mais c’est quand mĂŞme Ă©tonnant Ă  voir. C’est fou ce qu’on peut faire comme dĂ©cors de fou dans l’industrie du cinĂ©ma !

Dernière visite des vacances. Une mosquĂ©e dont je ne me souviens absolument plus du nom ! La tour principale, celle qui sert Ă  l’appel des croyants je crois, est magnifique ! CiselĂ©e dans la pierre avec des motifs graphiques, elle culmine Ă  20 mètres de hauteur je pense.

Je la trouve vraiment belle !

Parfois je lui trouve des airs de gros cornet de glace ^^ !

A l’intĂ©rieur, plusieurs salles de prières portĂ©es par des colonnes de bois et de beaux plafonds travaillĂ©s.

Je crois que les enfants saturent un peu de visite et ils nous attendant sur les marches, en contrebas.

Alors on refait quelques jump shots pour les réveiller !

Et ça marche ^^ !

On termine notre journĂ©e par un tour au marchĂ© d’Urumqi.

On refait le plein de jolis stands…

Et on tente de négocier au mieux nos achats. Ici une conversation animée avec une marchande de pistaches.

C’est vrai que ça fait envie tous ces fruits secs.

On finit par lui acheter quelques kilos mais en rentrant en France, j’ai Ă©tĂ© très déçue. Les pistaches n’Ă©taient pas aussi bonnes que celles qu’elle nous avait fait goĂ»ter, pis il y avait plein de petites bĂŞtes dedans… Berk !

J’aurais mieux fait d’opter pour les raisins ! Peut-ĂŞtre…

Les enfants eux, ont choisi un classique : un ballon Ă  l’hĂ©lium ^^ !

Le bonheur, ça tient parfois au bout d’une ficelle…

Et voilĂ , on a fait nos valises et on a repris l’avion, survolant des paysages magnifiques ! On a aperçu des neiges Ă©ternelles…

Pas de doute, on vit sur une planète magnifique !

Et ce ne sont pas mes globe-trotteurs prĂ©fĂ©rĂ©s qui ont l’air de s’en plaindre :).

Il a fallu enlever pas mal de poussière de notre voyage une fois revenus à Wuhan, mais on a gardé de superbes souvenirs de ce magnifique périple !

Le truc bien c’est qu’ici les vacances arrivent bientĂ´t. Fin janvier, on s’envole Ă  nouveau ! On part dĂ©couvrir la ThaĂŻlande. Chic chic chic !

Si vous voulez relire la première partie du voyage de la Route de la soie, c’est ici que ça se passe.

***

Alors ? Est-ce que la suite du voyage valait le coup d’ĂŞtre rĂ©digĂ©e ? Ca vous a plu ?

PS : dites, d’après-vous, il y a combien de photos dans cet article ?



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113 commentaires

  1. Clairette

    Merci encore de nous faire voyager !! merci pour toute cette gĂ©nĂ©rositĂ©…

  2. IZABEL

    magnifique ce reportage photos cela donne envie avec toutes ces couleurs magnifiques
    Merci pour le rĂŞve…et d’avoir fait entrer un peu de soleil chez moi surtout qu’ici il pleut depuis plusieurs semaines BIZH DE BRETAGNE

  3. Sev

    Merci de me faire voyager , personnellement j aime le patchwork des portes , cela donne envie d entrer … Et les paysages wouahhh

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Posted in: Ateliers, Bricolage, Pour les enfants

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