Les mots qui font du lien - Ciloubidouille

Les mots qui font du lien

Hier, Elouan est venu me voir en pleurant. Il avait fait tomber et cassé un vase que j’aimais beaucoup. Je ne me suis pas agacée (le mal était fait) mais je lui ai redit qu’il fallait faire attention. Quand je lui avais confié le vase pour le ranger, il aurait dû être précautionneux, et non uniquement se déplacer d’un point à un autre. Il est parti en disant qu’il était désolé et nul. Dix minutes plus tard, il renversait le gâteau de sa soeur sur les marches du perron et je l’ai entendu pleurer de plus belle en gémissant sur sa nullité. Je n’ai rien dit, je l’ai aidé à ranger. Aucune sainteté maternelle, j’étais juste très fatiguée des mes derniers jours et je ne voulais pas avoir des mots débiles. Je connais ma violence verbale potentielle. Se taire, parfois c’est mieux...Et puis ce matin, j’ai ouvert une fenêtre pour aérer et le vent l’a claquée. Le petit cheval bleu de ma grand-mère a volé dans les airs et ses jambes se sont brisées. Je l’avais toujours vu chez elle et en à peine un mois, j’ai réussi à le casser. Bel héritage... Alors quand Elouan s’est levé, je l’ai fait venir devant ce petit guéridon, et lui ai dit : « ce matin, j’ai brisé un souvenir précieux, en ouvrant une fenêtre, je crois que je suis vraiment ta maman ». Mes amis, le sourire qu’il a eu !! Ineffable. Je voudrais me souvenir éternellement de son regard ému et joyeux. C’est bête, c’est du quotidien. Mais en le serrant dans mes bras et en lui chuchotant qu’il n’était pas nul ou alors aussi nul que moi, je me suis dit que j’avais bien de la chance d’être la maman de cet être maladroit, sensible et lumineux. #penseepositive #lecondevie #maladresse #paroledemamans

Hier, ElouanPrincecharmant est venu me voir en pleurant. Il avait fait tomber et cassé un vase que j’aimais beaucoup. Je ne me suis pas agacée (le mal était fait) mais je lui ai redit qu’il fallait faire attention. Quand je lui avais confié le vase pour le ranger, il aurait dû être précautionneux, et non uniquement se déplacer d’un point à un autre. Il est parti en disant qu’il était désolé et nul.

Dix minutes plus tard, il renversait le gâteau de sa sœur sur les marches du perron et je l’ai entendu pleurer de plus belle en gémissant sur sa nullité. Je n’ai rien dit, je l’ai aidé à ranger. Aucune sainteté maternelle, j’étais juste très fatiguée des mes derniers jours et je ne voulais pas avoir des mots débiles. Je connais ma violence verbale potentielle. Se taire, parfois c’est mieux…

Et puis ce matin, j’ai ouvert une fenêtre pour aérer et le vent l’a claquée. Le petit cheval bleu de ma grand-mère a volé dans les airs et ses jambes se sont brisées. Je l’avais toujours vu chez elle et en à peine un mois, j’ai réussi à le casser. Bel héritage… Alors quand ElouanPrincecharmant s’est levé, je l’ai fait venir devant ce petit guéridon, et lui ai dit : « Ce matin, j’ai brisé un souvenir précieux, en ouvrant une fenêtre, je crois que je suis vraiment ta maman ».

Mes amis, le sourire qu’il a eu !! Ineffable. Je voudrais me souvenir éternellement de son regard ému et joyeux. C’est bête, c’est du quotidien. Mais en le serrant dans mes bras et en lui chuchotant qu’il n’était pas nul ou alors aussi nul que moi, je me suis dit que j’avais bien de la chance d’être la maman de cet être maladroit, sensible et lumineux.

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