Ces RER où tu es seule avec toi-même. Je vous présente le seul cliché où on ne voit pas mes cernes de 3 kilos chacune, mon bide qui n’en finit plus de grossir (sans bébé dedans hein, je vous vois venir), et donc ce tee-shirt qui rétrécit au fil du temps... Aucune complainte au sujet de toutes ces duretés que le regard a pour soi-même. Aucun besoin de réassurance non plus de votre part. Je ne suis ni bien, ni pas bien. Tout va bien. Et quand je regarde la version de moi avec 10kilos de moins, je me dis surtout que je suis exactement la même personne. Je vois passer beaucoup de Avant/Après édifiants sur des gens qui ont changé leur corps à coup de régimes et d’exercices. Je leur dis bravo, parce qu’elles semblent être plus heureuses ainsi. Mais je suis parfois un peu pincée pour les mots qu’elles balancent à leur Avant. Pauvre Avant. Pourtant, Avant était la même personne, aussi marrante, intelligente, sociale... Avant avait même de la volonté, cette fameuse marotte que tu es bien marri de ne pas avoir (puisque tu es gros, tu fumes, tu bois et tu ne fais pas de sport...). Avant a fait éclore Après. Avant n’était pas un échec. Avant était Après. Après est toujours Avant. Certes, il y a des avantages physiques et sociaux à être en forme, fin et sportif. Mais il y en a 1000 fois plus à être bien dans sa tête, à piger que la beauté dans les yeux des autres est une quête cruelle. Quand on aura 95ans et qu’on fermera les yeux en pensant à notre vie, il y a peu de chance qu’on se dise « Purée, qu’elle fut jolie cette existence à rentrer dans un 36... ». Je crois qu’on cherchera surtout à savoir si on a été heureux, si on a aimé et été aimé comme on le souhaitait. Et on pardonnera tout à ce corps qui nous a fait traverser notre vie avec une énergie de tous les diables, à se battre pour nous et contre nous :). Bref, j’essaye d’arrêter de me regarder avec mépris, ça c’est le boulot des autres. Je fais des photos de moi où je vois le positif, pour l’ancrer. Le révéler. Je dépose sur mon reflet deux bises qui claquent d’empathie et je lui demande : « qu’est-ce que je peux faire pour qu’on passe une bonne journée ensemble ? » #penseepositive - Ciloubidouille

Ces RER où tu es seule avec toi-même. Je vous présente le seul cliché où on ne voit pas mes cernes de 3 kilos chacune, mon bide qui n’en finit plus de grossir (sans bébé dedans hein, je vous vois venir), et donc ce tee-shirt qui rétrécit au fil du temps… Aucune complainte au sujet de toutes ces duretés que le regard a pour soi-même. Aucun besoin de réassurance non plus de votre part. Je ne suis ni bien, ni pas bien. Tout va bien. Et quand je regarde la version de moi avec 10kilos de moins, je me dis surtout que je suis exactement la même personne. Je vois passer beaucoup de Avant/Après édifiants sur des gens qui ont changé leur corps à coup de régimes et d’exercices. Je leur dis bravo, parce qu’elles semblent être plus heureuses ainsi. Mais je suis parfois un peu pincée pour les mots qu’elles balancent à leur Avant. Pauvre Avant. Pourtant, Avant était la même personne, aussi marrante, intelligente, sociale… Avant avait même de la volonté, cette fameuse marotte que tu es bien marri de ne pas avoir (puisque tu es gros, tu fumes, tu bois et tu ne fais pas de sport…). Avant a fait éclore Après. Avant n’était pas un échec. Avant était Après. Après est toujours Avant. Certes, il y a des avantages physiques et sociaux à être en forme, fin et sportif. Mais il y en a 1000 fois plus à être bien dans sa tête, à piger que la beauté dans les yeux des autres est une quête cruelle. Quand on aura 95ans et qu’on fermera les yeux en pensant à notre vie, il y a peu de chance qu’on se dise « Purée, qu’elle fut jolie cette existence à rentrer dans un 36… ». Je crois qu’on cherchera surtout à savoir si on a été heureux, si on a aimé et été aimé comme on le souhaitait. Et on pardonnera tout à ce corps qui nous a fait traverser notre vie avec une énergie de tous les diables, à se battre pour nous et contre nous :). Bref, j’essaye d’arrêter de me regarder avec mépris, ça c’est le boulot des autres. Je fais des photos de moi où je vois le positif, pour l’ancrer. Le révéler. Je dépose sur mon reflet deux bises qui claquent d’empathie et je lui demande : « qu’est-ce que je peux faire pour qu’on passe une bonne journée ensemble ? » #penseepositive

Ces RER où tu es seule avec toi-même. Je vous présente le seul cliché où on ne voit pas mes cernes de 3 kilos chacune, mon bide qui n’en finit plus de grossir (sans bébé dedans hein, je vous vois venir), et donc ce tee-shirt qui rétrécit au fil du temps... Aucune complainte au sujet de toutes ces duretés que le regard a pour soi-même. Aucun besoin de réassurance non plus de votre part. Je ne suis ni bien, ni pas bien. Tout va bien. Et quand je regarde la version de moi avec 10kilos de moins, je me dis surtout que je suis exactement la même personne. Je vois passer beaucoup de Avant/Après édifiants sur des gens qui ont changé leur corps à coup de régimes et d’exercices. Je leur dis bravo, parce qu’elles semblent être plus heureuses ainsi. Mais je suis parfois un peu pincée pour les mots qu’elles balancent à leur Avant. Pauvre Avant. Pourtant, Avant était la même personne, aussi marrante, intelligente, sociale... Avant avait même de la volonté, cette fameuse marotte que tu es bien marri de ne pas avoir (puisque tu es gros, tu fumes, tu bois et tu ne fais pas de sport...). Avant a fait éclore Après. Avant n’était pas un échec. Avant était Après. Après est toujours Avant. Certes, il y a des avantages physiques et sociaux à être en forme, fin et sportif. Mais il y en a 1000 fois plus à être bien dans sa tête, à piger que la beauté dans les yeux des autres est une quête cruelle. Quand on aura 95ans et qu’on fermera les yeux en pensant à notre vie, il y a peu de chance qu’on se dise « Purée, qu’elle fut jolie cette existence à rentrer dans un 36... ». Je crois qu’on cherchera surtout à savoir si on a été heureux, si on a aimé et été aimé comme on le souhaitait. Et on pardonnera tout à ce corps qui nous a fait traverser notre vie avec une énergie de tous les diables, à se battre pour nous et contre nous :). Bref, j’essaye d’arrêter de me regarder avec mépris, ça c’est le boulot des autres. Je fais des photos de moi où je vois le positif, pour l’ancrer. Le révéler. Je dépose sur mon reflet deux bises qui claquent d’empathie et je lui demande : « qu’est-ce que je peux faire pour qu’on passe une bonne journée ensemble ? » #penseepositive

1 Commentaire

  • Merci!!! Pour ce beau texte. J’ai lu il n’y pas longtemps dans un livre une jolie phrase que je me récite tous les jours.
    “Faites de chaque jour un souvenir heureux. A la fin, le bonheur est la seule chose que l’on emporte”(Grimaldi)

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