Créer des allées en gravier pour son potager

Créer des allées dans son potager

J’ai fini la mise en beauté de mon potager et je n’en suis pas peu fière ! Enfin je ne sais pas si je suis fière de mes allées en gravier ou si, tout simplement, j’ai de la joie quand mes projets se concrétisent. Forcément les deux.

Pour ceux qui ne voient pas comment a évolué mon potager débutant depuis que j’habite ici, je leur conseille d’aller lire l’article qui montre tout le cheminement.

Avant de vous expliquer comment j’ai créé ces allées, je vous les montre, vues de la chambre Harry Potter de ma fille. La photo date d’une période où il ne pleuvait pas. Le potager est plus… verdoyant en ce moment !

J’ai fini la mise en beauté de mon potager et je n’en suis pas peu fière ! Des allées en gravier pour éviter de rapporter de la boue l’hiver. On est loin d’un espace en permaculture comme j’en ai vu plein avec @samuelbonvoisin mais j’applique un des principes néanmoins, je soigne cette zone pour qu’elle se finisse dans ma zone 1 :). Parce que, c’est bête, mais ça me donne plus d’envie de m’y rendre quand c’est mignon et « clair » dans ma tête. Faut que je paille à nouveau, que je me batte contre le liseron, j’aimerais encore planter des patates douces, des poivrons, du maïs, des tournesols, pis des concombres si ce n’est pas trop tard. Mais les tomates, les fraises, les framboises, les mûres, les plantes aromatiques, les courgettes, les petits pois, les fèves, les bettraves, les pommes de terre, les cornichons, les haricots, les poireaux, les oignons, la rhubarbe… tout ce petit monde est bien en place :). Jamais je n’aurais cru en arriver-là, aimer jardiner, penser en éco système… mais force est de reconnaitre que ça me plait et que j’en suis fière. Je me demande si je suis la seule à faire des trucs qui me semblaient impensables quand j’étais jeune ? #lesplantesdeciloubidouille

Fabriquer des allées en gravier qui durent dans le temps

Je voulais que les allées entre mes carrés potager soient plus praticables, pour éviter de rapporter de la boue l’hiver. J’ai hésité à les recouvrir de broyat ou de copeaux de bois. Ou même de végétaliser avec des plantes résistantes au piétinement et à l’absence d’arrosage.

J’ai opté pour le gravier par esthétique, je voulais que les allées soient bien visibles, qu’elles ne me demandent pas d’entretien et que je n’ai pas à recommencer tout le boulot peu de temps après. Ces arguments sont assez nuls si on veut avoir une démarche plus écologique. Parce que le gravier, ce n’est pas forcément la panacée. J’ai appris depuis qu’il existe une menace de pénurie de ce matériau :(.

Mais c’est ce que j’ai choisi alors je vous raconte honnêtement :).

On est loin d’un espace en permaculture comme j’en ai vu plein avec Samuel Bonvoisin. Toutefois, j’applique un des principes permacoles néanmoins : je soigne cette zone pour qu’elle se finisse dans ma zone 1 (donc celle où je vais régulièrement). Parce que, c’est bête, mais ça me donne plus d’envie de m’y rendre quand c’est mignon et « clair » dans ma tête. Moi, c’est mon premier problème. Je peux abandonner un projet si je ne m’y sens pas pas bien.

Alors ces allées en gravier, peu respectueuses du vivant je le reconnais volontiers, elles me permettent paradoxalement de laisser tout le reste du jardin vivre sa vie. Je ne cherche ni à convaincre, ni à me justifier, ni à m’excuser. Je raconte simplement mon cheminement, comme à mon habitude.

dragon de jardin

(Comme à chaque fois que je montre mes dragons de jardin, ils vous plaisent beaucoup, je réponds à l’avance à la question : on trouve ces statues sur Amazon ou sur Aliexpress). Encore un autre truc nul ;).

Alors, pour fabriquer des allées en gravier durables (= qui ne vont pas être envahies par la végétation), il y a 2 ou 2 à faire AVANT de recouvrir votre sol de cailloux.

  • déjà, il est important de regarder le tracé et de respecter au maximum le chemin naturel qu’on emprunte. Les architectes parlent de chemin de désir et j’ai déjà écrit un article sur ce phénomène que je trouve inspirant.
    Ca ne sert à rien de bétonner un bout de terrain sur lequel vous ne marchez pas. C’est pour cela qu’il y a des petites pointes de terre que j’ai conservées au lieu de tout recouvrir. Je préférais les laisser végétalisées.
  • Ensuite, il faut encadrer le gravier. Si on avait simplement déversé des sacs de cailloux là où on le souhaitait, ces derniers auraient finis par soit s’éparpiller, soit s’enfoncer dans le sol. Pour limiter ces soucis, on utilise un rouleau de bordure, flexible qu’on enterre à mi-hauteur.

On creuse une galerie et on place cette bande solide en l’enterrant de manière stable. Il faut qu’elle dépasse un peu du sol car son boulot c’est de contenir le gravier donc.

  • on en profite pour désherber un peu l’allée. Normalement, il faudrait le faire sur une profondeur de 30cm, pour être sûr de retirer les racines et empêcher la repousse. Moi j’ai gratté en surface, autant que mon énergie me l’a permis. Y a la théorie, y a la pratique…
  • Ensuite, il faut tapisser avec du géotextile, si possible en double épaisseur. C’est l’astuce pour éviter que les plantes ne repoussent. En plus, il servira de drainage et contiendra la terre également.
  • J’ai rentré à la cuillère le géotextile le long de la bordure, par esthétisme autant que pour éviter la repousse. Les plantes ont moins de possibilités de pousser le long de la bordure.
  • la dernière étape, c’est la meilleure ! On peux enfin verser le gravier et l’étaler uniformément ! Et là, c’est la joie. Mon potager est tout joli. Les allées de gravier font environ la largeur d’une tondeuse (je la passais avant). J’aurais pu les faire légèrement plus étroites mais pareil, je préfère être dans le plaisir du travail accompli que dans la liste de tout ce qui est imparfait :).

Et voilà. Faut que je paille à nouveau la terre de mes bacs, que je me batte contre le liseron, j’aimerais encore planter des patates douces, des poivrons, du maïs, des tournesols, pis des concombres si ce n’est pas trop tard. Mais les tomates, les fraises, les framboises, les mûres, les plantes aromatiques, les courgettes, les petits pois, les fèves, les betteraves, les pommes de terre, les cornichons, les haricots, les poireaux, les oignons, la rhubarbe… tout ce petit monde est bien en place :).

Jamais je n’aurais cru en arriver-là, aimer jardiner, penser en éco système… mais force est de reconnaitre que ça me plait et que j’en suis fière. Je me demande si je suis la seule à faire des trucs qui me semblaient impensables quand j’étais jeune ?

Je termine par cette photo qui me fait trop marrer de mes lapins qui attendent avec impatience que je leur file la poignée d’herbe que je viens de cueillir pour eux :).

Je vous remets l’article sur l’évolution de mon potager en 2 ans. Peut-être que vous y trouverez de l’inspiration. Sachant que je suis partie de zéro…

 

6 Commentaires

  • J’adore !! Moi j’en suis encore à l’étape où j’ai acheté la bordure …. hum Hum Hum :p
    Les choses se font parfois à leur rythme, pour preuve, je viens de comprendre que ca me plaisait beaucoup plus d’être dehors à bouquiner qu’à manger … On reçoit peu, ce qui explique peut-être la chose … Mais du coup, je m’active pour essayer de faire un endroit sympa dans cet esprit dans mon jardin plutôt que d’essayer de caser une table en plastique moche :p

  • ah mais non tu n’es pas la seule! j’ai aussi des allées en gravier dans mon potager je trouve que ça fait chouette! bon au bout de plusieurs années c’est plus si top mais bon…

  • waouhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

    bravo et merci pour les explications très très claires

    tu peux être fières c’est top
    et 🙂 la photo des lapins

  • Ça rend très bien et ça donne envie, effectivement ! Moi, mon mini potager est en plein milieu de ce qui me reste de pelouse (en fait, maintenant, c’est plutôt une pe-mousse ou trèfles!) Et je l’ai simplement entouré de vieilles bûches qui me restaient de cet hiver… c’est moins classe! J’avoue qu’en voyant tes allées, j’ai envie de m’y remettre plus sérieusement !

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