Evolution de mon potager amateur en deux ans

Évolution de mon potager amateur en deux ans

Avoir un potager amateur n’a jamais été dans mes projets, ni à court ni à long terme. D’ailleurs, je possède un bout de jardin depuis 2007, autant te dire que les occasions n’ont pas manquées. Mais je ne sais pas, ça ne me faisait pas envie.

Il a fallu cheminer beaucoup dans mon esprit, parcourir plein d’étapes vers la déconsommation, la permaculture (humaine), rêver d’une vie plus saine, arriver dans cette maison… Les graines étaient là, mais je ne les avais pas encore arrosées.

On m’a dit, il y a peu : “tu as changé” (et je ne suis pas sûre que c’était un compliment ^^).
Heureusement, je pratique les accords toltèques, je ne prends plus trop les choses personnellement. Et puis surtout, je ne suis pas d’accord. Je ne crois pas que j’ai changé. Je pense que c’est même l’inverse. J’ai simplement évolué. Vous voyez la différence ?

Je n’aime pas ce verbe “changer” car il me donne l’impression que le “avant” n’était pas bien. Que nous étions pas les personnes qu’il fallait. Changer c’est balayer le passé et faire table rase. C’est devenir un autre nous-même.

Je refuse de fiche mes expériences antérieures à la poubelle. Mon avant reste mon socle, la base de mon cheminement. Peut-être que dans 10 ans, je serai encore différente… mais pourtant je continuerai à être moi. Je n’aurai pas changé. J’aurai évolué.

Nous sommes des Pokemons ^^ ! En vieillissant, on fait des choix, on se modèle, on se peaufine, on se déleste. Je se jardine quoi. On regarde les graines qui poussent bien, on constate que des zones restent en friche, on fait des essais, on nourrit la terre, on tente des semis…

Comme le coin potager de ma maison. L’envie était dans un coin de mon cerveau. J’ai laissé la graine pousser. J’ai évolué.

Le coin potager : première année

Quand j’ai acheté la maison, le jardin de ma maison n’a pas franchement été l’argument décisif de la vente. Il était abandonné depuis des années. Les anciens propriétaires en avaient cure. On était plus dans du terrain vague que sur un terrain de golf ou un jardin anglais. Bref, mon jardin ne faisait pas rêver.

Avant de me décider à lancer l’opération potager amateur, je ne me sentais pas compétente. J’étais loin de ma zone de confort comme on dit. Pourtant, j’ai dû immédiatement faire des choix, alors que je ne m’en sentais pas capable. Comme choisir LE bout de lopin de terre PARFAIT où planter mes légumes.

Ben je ne sais pas moi… Au soleil ? Alors, j’ai pris le temps d’observer mon terrain sous l’angle de l’ensoleillement, du vent, de la qualité du sol. Pis je me suis dit que j’avais le droit de me tromper et qu’on verrait bien.

J’avais aussi assez peur de la masse de travail. Gérer un potager moi ? Bien trop de boulot et d’énergie…

Le déclic, c’est ma frangine qui l’a eu pour moi. Pour mon anniversaire, en 2019, elle a bêché ce coin de terrain, qui n’avait pas été retourné depuis des années. Et je me suis dit : allez, pourquoi pas, au pire, ça rate“. Le premier pas avait été franchi et c’était lui le plus dur (enfin, lui et… bref… #privatejoke).

700

J’ai choisi de planter très peu de légumes la première année : des tomates, des courgettes, des salades, des framboises, épicétou. Je ne voulais pas de pression.

Les tomates venaient de nos semis ! Grosse fierté. Ceux qui me lisent depuis cette époque pourront reconnaitre les godets en papier qu’on avait fabriqués à la photo suivante.

Mon père est venu aider plus souvent qu’à son tour. J’ai une famille très… heu… famille ^^ !

La seule petite déco qu’on s’est autorisés à faire, ce sont ces bordures faites en planche de bois. Rien de foufou, mais j’avais envie de beau.

En permaculture, on insiste sur le fait qu’il est important d’apporter du plaisir et de la joie à son potager, pour que celui-ci soit le plus attractif possible. Un lieu qui ne te plait pas est un lieu où tu ne te rendras pas (facilement) et donc un lieu voué à l’échec sur le long terme. C’est valable pour tout je trouve… cqfd…

potager amateur

On a donc installé ces planches sommairement, en les coinçant entre des tiges métalliques. Et on a décoré avec des pochoirs. Deux ans plus tard, ils sont toujours là :).

De loin, ça donnait cette vue. Pas d’effet waou, simplement j’ai toujours aimé délimiter les espaces. Je fais déjà cela en décoration intérieure (cf la chambre d’étudiant que je vous ai montrée récemment). Donc je le reproduis dehors également. Ça n’apporte rien aux qualités de mon potager amateur, ça ne le protège pas des bestioles dites nuisibles, les limaces l’enjambent sans soucis, mais c’est plus joli à mes yeux.

Voilà en gros les seules actions menées la première année. J’ai laissé mes légumes pousser tranquillement au fil des saisons.

Et la récolte fût bonne. On s’est vraiment régalés de tomates et de courgettes principalement. C’est ce qui m’a encouragée à continuer.

Deuxième année de mon potager amateur !

L’année suivante, en 2020 donc, J’avais anticipé avec l’achat de plein de graines (achetées un peu à la ferme de sainte Marthe et chez Kokopelli). Bien m’en a pris car avec mars est arrivé le premier confinement. Et celui-ci, il était sérieux. Zéro boutique d’ouverte ou presque.

Semis à tout va

Avec ma frangine, on a multiplié les semis tout le début du confinement. On a fait plein de conneries mais on a eu des succès.

potager amateur

On a un peu tout testé, même les pousses de lentilles. Je vous avais partagé un article sur la culture de lentilles germées. Tout n’a pas germé justement, mais on a passé de chouettes moments à observer les moindres signes de vivant.

Nouveaux cadres

Avant du confinement, j’avais décidé d’agrandir mon potager et demandé à mon mari de me fabriquer deux cadres à l’aide de poutre à construction. Zéro utilité autre que le joli.

Mes parents étaient venus aider au jardin et mon père avait retourné une parcelle.

On a pris le relai ensuite pour la seconde parcelle.

Et voilà l’état du nouvel espace de jeu en mars 2020. Une surface doublée je dirais.

potager amateur

Une vue aérienne, de la chambre de SiloëJolieFée.

potager amateur

Les cultures

Cette année, j’ai cultivé :

  • des tomates cerises et des tomates normales
  • des framboises
  • des pommes de terre
  • des radis
  • des carottes
  • des courgettes
  • des potirons
  • des concombres
  • des cornichons
  • des petits pois
  • des haricots
  • des melons
  • de la menthe
  • du poivron
  • de la patate douce
  • des bettraves
  • du maïs
  • de la blette
  • des choux-fleurs.

Et bah, ça en fait dis donc. Je n’aurais pas dit autant avant de rédiger cette liste. On avait dit potager amateur ^^ !

Les trucs qui ont fonctionné dans mon potager amateur

Dans les sachets noirs, j’ai cultivé des pommes de terre en sac. Et comme j’avais de la place, je me suis permise d’en cultiver également au sol. Pour voir ce qui a le meilleur rendement chez moi. Spoiler alert : en terre, c’est plus prolixe.

J’ai adoré récolter des patates ! J’ai trouvé cela très joyeux !

potager amateur
pomme de terre du potager

Les tomates ont été une autre réussite. J’en ai eu des tonnes.

tomates potager amateur

Les courgettes ont aussi donné follement. J’adore les courgettes.

Je regrette de ne pas avoir fait de beignets de fleurs en revanche. L’année prochaine.

Les betteraves, pas de souci, les concombres et les cornichons ont été prolixes, les petits pois aussi. Pareil pour les haricots mais là, c’est moi qui ai peu assuré. Je n’ai pas assez planté de pieds ^^ !

Dans les trucs qui n’ont pas rencontré un succès mérité, il y a eu les carottes, les maïs, les choux fleurs, les potirons. Le melon aussi, même si j’ai adoré en avoir un gros comme une pomme.

si je reprends la liste, je peux résumer en couleur : vert quand ça a cartonné, bleu quand le succès a été limité et rouge quand je me demande si ça vaut le coup de recommencer.

  • des tomates cerises et des tomates normales
  • des framboises
  • des pommes de terre
  • des radis
  • des carottes
  • des courgettes
  • des potirons
  • des concombres
  • des cornichons
  • des petits pois
  • des haricots
  • des melons
  • de la menthe
  • du poivron
  • de la patate douce
  • des betteraves
  • du maïs
  • de la blette
  • des choux-fleurs.
potager amateur

Les nouveautés du potager pour le préparer à sa version 2021

Le paillage

Si on devait résumer la nouveauté, c’est le paillage. Je ne paillais pas avant. Depuis mon stage en permaculture à l’Université des Alvéoles, avec mes amis de l’Oasis de Sérendip, je ne laisse plus la terre à nue. Ça a plein de vertus :

  • Pailler limite les besoins en arrosage
  • ça limite la repousse des “mauvaises herbes”
  • Ca permet à la terre de ne pas être lessivée par la pluie, le soleil, le vent…
  • Ca protège les microcosmes dont elle a besoin pour se régénérer
  • Ca isole du froid et protège les plantes encore en terre.

On peut pailler de différentes manières. Moi je mets les herbes que j’arrache, les tontes de ma pelouse…

Mon père m’a ramené des ballots de pailles aussi, bêtement. Je préfère… parce que c’est plus joli ^^ ! (J’en profite pour vous montrer le potimarron… Tout minus !)

Les allées

Toujours dans mon envie d’un lieu attirant, je me suis décidée à améliorer mes allées. Ce n’est pas encore fini, loin de là. Mais on a bien avancé, avec les enfants. On a viré l’herbe.

Pour faire des allées de graviers. Je vais que pour plein de jardiniers, c’est une hérésie. Mais l’avis des gens, c’est la vie des gens. La mienne est de vouloir circuler dans mon jardin sans ressortir trop boueuse.

Je vous montre la famille Ingalls qui fait des maths au jardin :). On a aussi rajouté des blocs pour le potager de l’année prochaine.

Et voilà ce que donne mon potager amateur pour le moment.

Je suis prête à affronter l’hiver. La terre de mes carrés potager est protégée. Je n’ai pas eu le courage de me lancer dans potager d’automne, pour de sombres histoires de gestion d’énergie en période de pandémie. Je ne regrette pas. Je ne vise pas la perfection, seulement mon bien-être.

Je suis bien contente de toute cette évolution déjà. La mienne, celle du potager. Il y en a du chemin derrière cette dernière photo.

Et je sais aussi qu’il y a encore plein de boulot à venir. Mais je suis heureuse du présent.

Je termine par mes envies pour le futur (car je suis une fille qui fonctionne en objectifs)

  • avoir une serre pour mes futurs semis et pour faire pousser aussi des plantes plus fragiles (en cours)
  • déplacer l’enclos aux lapins et éventuellement l’agrandir si on prend aussi deux poules (en cours)
  • créer des chemins en gravier pour circuler sans boue un peu partout. Ou en pavés si j’arrive à gagner assez de sous (en cours)
  • Essayer de penser à la tête de mon potager idéal de dans 10 ans. Car c’est maintenant que ça se prépare. J’ai très envie d’arcs où grimperaient des rosiers ou une vigne. J’ai aussi envie d’une dimension artistique. Un peu comme dans le jardin extraordinaire du point du jour. (Pas commencé)
  • Sur Instagram, je vous ai parlé très succinctement de mon projet d’extension de la maison pour y créer un atelier. Si il existe un jour, les gens qui s’y rendront devront passer devant ce coin de mon jardin. Et j’ai à cœur de le rendre aussi plaisant que possible pour que le chemin créatif soit sympa dès les premiers mètres…

Vous savez tout de cette folle aventure de mon potager amateur. Est-ce que ça vous donne envie de vous lacer ou au contraire, ça confirme que ce n’est pas pour vous ?

34 Commentaires

  • ça m’intéresse énormément ! Une question : quid des patates douces ? Réussite ou échec ? J’ignorais qu’on puisse en cultiver en France.

      • J’adore cette histoire. Ça fait rêver. Je n’ai pas la chance d’avoir un jardin, j’habite en appartement à Zurich. Mais chaque été, je teste des choses dans mes 2 gros bacs sur le balcon. Ce qui marche du tonnerre c’est le framboisier, les tomates cerises, les petits concombre que je fais courir le long de la rembarre et les poivrons. Je n’ai pas encore passé le cap de louer un jardin ouvrier (il me semble que c’est le terme) car c’est un engagement important (comme prendre un chien), il faut l’arroser presque tous les jours en sortant du boulot tout en courant récupérer les enfants, il faut y passer du temps… alors je me dis que je continue les expérimentations en attendant d’avoir un jardin (et un chien!).

  • ah oui génial merci du partage
    et tout à fait d’accord sue le évoluer et pas changer

    merci merci pour cet article détaillé passionnant tant sur le style que la forme
    on a eu un peu la même évolution ici

    bonne idée les pochoirs aussi 🙂
    en commençant y a plus longtemps mais moins de choses car terre pourrie méga dure pauvre et puis climat (SSE )et des années de canicules avec interdiction arroser )
    je vais reprendre des idées
    surement partager l’article avec mon mari
    🙂 il fait beaucoup au jardin plus que moi )

    j’aime l’idée des patates normale et douces
    à suivre (j’ai lu vite je repasse relire mieux demain ) bon weekend

  • pfff, perso, je tente régulièrement mais je n’y arrive pas. On a eu beaucoup (trop) de tomates cette année, un mini melon de la taille d’une tomate justement ^^ , des haricots mais j’ai très mal calculé le rendement aussi. Des carottes grosses comme un coton tige ^^ …. les courgettes qui n’ont jamais poussé car pas pollinisées, beaucoup de limaces. Je pense, pour y avoir pensé beaucoup, que ça me demande trop d’énergie et m’agace. je pars toujours pleine d’allant et me visualise avec mon panier rempli mais ne récoltant pas tout ce que je sème, bin, je suis déçue.
    Le paillage, c’est obligatoire ? et il faut l’enlever ensuite pour planter au printemps ?
    Forcément, en voyant le tien, ça me donne envie de retenter, tu as bien raison de le faire, c’est top !

    • Le paillage c’est essentiel. Quand on plante, on écarte la paille, on met son plant et on replace la paille.
      Pareil pour le composte. Beaucoup de jardinier composte à même le sol. Ils soulèvent la paille, mettent les épluchures et remettent la paille par-dessus.

  • Merci pour ce chouette article. J’ai un petit potager depuis 2016. On a des trucs qui fonctionnent mega bien et sans effort : menthe et menthe poivrée, ciboulette, thym. Le persil a bien repris cette année, par contre le basilic c’est pas encore ça il faut en replanter. Dans deux autres coins de jardin on a mis un mûrier qui se plaît comme jamais, et des framboises qui ont trouvé un beau lieu pour nous régaler.
    L’homme a tenté les radis ca a été une cata, et la rhubarbe qui reprend bien à chaque fois.

    J’ai très envie en te lisant de tenter les tomates et les courgettes qui sont des légumes que je consomme énormément. Je tenterai bien potiron ou potimarron aussi car j’adore.
    Je pense aussi qu’il y a des phases dans la vie ou on a plus ou moins envie de tel ou tel projet / loisir que ce soit la cuisine, la couture, le jardinage. Je suis assez cyclique !!!

  • Merci pour cet article ! Je tente aussi de m’y mettre depuis 3 ans, mais gros echecs…. j’ai voulu combiner tout ce que j’ai lu, du premier coup, les semis, le paillage, ne pas travailler la terre, les varietes sans eau, …. , et au final, beaucoup d’echecs, suis envahie de limaces qui adorent habiter sous ma paille, et qui ont mangé tous mes petits plants chouchoutés avant d’etre plantés, une terre non habitée par des vers, zéro tomate, une demie courgette, 3 haricots ….. bref, je crois que je mets la barre trop haute et c’est pas evident de rater ! Heureusement on a planté plein de fruitiers et on a eu plein de fruits. Ouf ! Bon, je vais recommencer, ca va bien finir par fonctionner. Et puis je vais peut etre t’écouter, et ne pas parler d’échec, mais évoluer, tout doucement… 😉
    Et puis aujourd’hui je suis trop contente car j’ai pu acheter le dernier kit de sac à broder !!! l’offrir à une amie ou le garder, that is ze question…. et 2eme satisfaction, je viens de commander mes premiers collants “à la facon de cilou”, chez Liligambette. Merci pour l’inspiration ! J’ai trop hate de tout recevoir ! pour feter ca, j’irai faire un tour dans mon potager demain….

    • Tu as eu de la chance sur le sac car j’en ai simplement rajouté deux ajd :).
      Bravo pour ta persévérance. C’est la clé de tout je crois !

  • Pour tes allées plutot que du gravier pourquoi ne mettrais tu pas du broyat de bois ? C’est ce qu’on a fait chez nous et ca rend super bien, pas boueux, jolie couleur et pas de petits cailloux de gravier qui sont semés ici et là avec les chaussures… Je n’ai pas photo sur moi mais voilà à quoi ca ressemble https://mon-potager-en-carre.fr/5-raisons-pour-debuter-avec-le-potager-en-carres/attachment/les-allees-du-potager-en-carres-en-broyat-de-bois

    Bon après on a beaucoup de bois et on avait emprunté un broyeur, ce qui fait qu’on avait du stock de broyat mais ca doit se trouver facilement…

    Bravo pour tout ce que tu cultives ! 🙂

  • Cela donne carrément envie ! C’est grand, cela “donne” et il y a plein de jardiniers dedans !
    Actuellement, j’ai un tout petit potager. La terre selon les anciens du village est pauvre. Bref les légumes ne produisent pas beaucoup. Mais il est beau ! C’est un potager fleuri. Au milieu des légumes, il y a de la sauge, de la camomille, des fleurs vivaces, plein d’herbes aromatiques, thym, romarin et compagnie. Les framboisiers sont une réussite, comme les fraisiers et la rhubarbe.
    Pour l’instant, cela me convient bien, car un jardin demande quand même du temps ou de l’aide, ce que je n’ai pas forcément. C’est petit, mais comme ça cela reste vraiment un plaisir.

  • Bravo, c’est très réussi !
    J’ai hâte de suivre les évolutions artistiques qui pourront m’inspirer dans mon jardin !
    Bon dimanche (je vais rejoindre le coin du feu pour continuer mes bricolages de Noël …)

  • Waouhhh ! Quelle EVOLUTION satisfaisante !

    Pour ma part je faisais carrément un blocage par rapport au jardinage. Pas assez de place dans le jardin ? Peur d’être envahie par les plantes alors que je préfère les jardins zen ? Certaine que je n’avais pas la main verte ? Jusqu’au jour d’aujourd’hui, je ne me suis jamais penchée vraiment sur le pourquoi du comment de cette résistance.
    Et puis j’ai un copain qui a changé complètement de vie. Il est passé de constructeur de maison à agriculteur et pas n’importe lequel, puisqu’il est parti sur l’idée d’une ferme agro-écologique. Et on a suivi son évolution. La première année il a eu des échecs, plein. Il n’a pas lâché l’affaire, s’est informé, documenté, a fait des stages, a rencontré Pierre Rabhi … et aujourd’hui, 3 ou 4 ans plus tard, ça marche !
    Je crois que cette aventure, mon évolution personnelle et le contexte écolo actuel ont fait sonner quelque chose dans ma petite tête.

    Le potager, je l’ai à l’école. Je me suis lancée dans cette aventure il y a 4 ans. J’y vais tous les matins avec un groupe d’élèves. Et c’est extraordinaire. Nous avons bénéficié des conseils de mon copain. Nous avons fait un potager en lasagnes ,nous paillons etc … Et cette semaine, n’ayant plus de place dans le potager qui m’étais dédié j’ai réussi à en avoir un autre espace, délimité par des bois de coffrage, comme le tien !
    A la maison, on n’a pas de place et je n’ai pas de temps à y consacrer. J’ai donc quelques plantes, basilic, patate douce, romarin, citronnelle etc … qui poussent seules mais que j’adore.

    Voilà pour mon expérience !

    • Rololoooo ! Je n’aime pas les fautes et je n’aime pas me relire … Ca ne fait pas bon ménage !

      Qui m’étaiT dédié …

      J’ai réussi à avoir un autre espace

      Désolée

  • Bon, j’ai vu que tu adooooores qu’on commente ici alors un petit comm, les yeux embrumés de fatigue, pour te dire que j’aime beaucoup les potagers, j’ai toujours pu parcourir celui de mes parents, petite il y avait aussi celui de mes grands-parents… Malheureusement je n’en ai pas chez moi, pourtant j’ai un jardin mais pas les bras, pas le matériel, pas le temps, pas l’énergie… alors pas de potager. Mais j’aimerais ! un jour peut-être… En tout cas le tien fait envie et je sens toute la joie qu’il te procure. Ca ne m’étonne pas qu’il te fasse cet effet, il condense tout ce que tu as en toi d’énergie, de réflexion, d’observation… Le terrain de jeu idéal pour ton esprit créatif. Quant à changer/évoluer, ça me parle beaucoup mais c’est une autre histoire…

  • Alors pas pour moi, des contraintes qui me gonflent (j ai lu sur un blog qu il fallait gérer le potager pdt les vacances d été !!) Je peux assumer des contraintes de ce type sans soucis pour une bestiole vivante qui fait des câlins (enfant, chat, chien 😁) mais pour des tomates… aujourd’hui non..et j ai une vraie phobie des bestioles… C est plus fort que moi… Donc bon le jardin, pas mon truc aujourd’hui… Mais j’adore suivre les réflexions, évolutions, succès etc des autres 😊

  • J’ai fait un potager pendant des années, toute seule, comme une grande, et j’adorais aller cueillir ma salade juste avant de la manger, les tomates et les courgettes avaient un goût qui me semblait le meilleur du monde. Et puis les problèmes de dos arrivant j’ai dû arrêter de jardiner, de m’occuper des rosiers et autres fleurs que je chérissais et mon jardin est en train de dépérir. Je vais devoir quitter la maison et son jardin, donc j’espère que ceux qui viendront m’y remplacer auront autant d’énergie que toi pour en refaire quelque chose de plaisant.

  • Ton article me fait culpabiliser, tu as tellement d’énergie, on a l’impression que tout ce que tu fais est facile, alors que c’est un vrai boulot de s’occuper d’un lopin de terre, même tout petit. Bravo pour avoir réveillé mon envie de préparer mon potager à hiverner dans de bonnes conditions … demain, je paille !
    Peut-être est-ce dit quelque part mais je suis nouvelle sur ce blog et je n’ai pas encore tout découvert. Tu vis dans quelle région ?

  • Bel article sur le jardinage et ses aléas…
    La base c’est de bien couvrir sa terre pour qu’elle se régénère tranquillement l’hiver. En automne,on la recouvre de cartons étalés sur laquelle on dépose de la tonte d’herbe, des feuilles de tilleul,de la cendre de cheminée, encore des feuilles d’érable (ne pas mettre de noisetier) et quelques grosses pierres pour maintenir le tout.
    Cela fait une petite couverture agréable pour l’habitat des vers de terre qui travaillent bien à l’abri !
    Au printemps (selon les régions) le carton mouillé et disloqué aura été absorbé par la terre,et viendra le temps de la grelinette qui aère la terre mais sans la retourner surtout car tout le travail des vers de terre serait nul.
    Alors on aère, c’est rigolo et j’aime bien voir apparaitre les vers que je remets en place dans leurs demeures.
    Puis viennent les plantations qui vont vite nous remercier de ce beau cadre de vie ! Assumer ses erreurs et aller de l’avant pour l’année suivante…

  • C’est très chouette de voir de la réussite “potagère”. Ca motive.
    L’image du jardin gravée dans ma tête est celle de mon père. Pas de fioriture, tout en rang d’oignons (désolée pour le mauvais jeu de mot), la terre bêchée 2 fois dans l’année, pas un brin d’herbe qui traine et surtout pas de paillage. Il faut reconnaitre que sa production est bonne, ses légumes tous naturels et du genre monstroplante.
    Alors lorsque je me suis lancée à l’achat de notre maison il y a 10 ans, je n’ai pas trop réfléchi et j’ai reproduit les gestes. Et ça n’a pas été une bonne idée : d’une part, c’était un boulot de fou de retourner cette terre tous les ans même si le potager est riquiqui. Bilan : pas de plaisir. Et d’autre part, la terre à cet endroit du terrain est une mauvaise terre de remblai. Un comble sur une zone qui était dédiée auparavant à du maraichage… Du coup : zéro rendement. Et ce n’est pas faute d’avoir amendé…
    Cette année changement de décor : j’ai pris le temps de me documenter et je me suis lancée dans des sortes de lasagnes. Je dis sortes car je ne peux rien faire d’académique. Il faut que je mette mon grain de sel… J’ai donc creusé des petites fosses, placé du bois en décomposition, des feuilles, remis la terre, amendé puis recouvert de feuilles mortes pour l’hiver. Si rien ne donne au printemps et à l’été prochain, je me mets à l’horticulture !
    J’ai tout de même 2 pieds d’artichauds qui ont l’air de bien se plaire, des topinambours mais ça c’est la mauvaise bonne idée car ça s’étend partout. Des framboisiers, cassis et groseilles qui font un genre de haie. Des aromatiques, tout plein. Des fraisiers dans des gouttières en inox pour ne pas trop prendre de surface au sol (ça donne sans doute moins mais c’est joli ! ).
    J’aime fouinasser dans la terre, observer les plantes, voir pousser les semis (je gère cette étape !). Ca vaut quelques heures de méditation !!!
    Rendez-vous au printemps alors.
    Et merci pour tous ces chouettes articles

  • J’ai enfin obtenu une parcelle de jardin partagé cet été. On a dû amendée la terre (cartons mouillés, terre, mulch) et j’ai planté de la phacelie pour couvrir la parcelle et aérée le sol cet hiver (c’est un morceau de square donc dur comme pas possible) et pailler. J’ai envie de m’inspirer du potager d’Arthur pour planter et je fait des plans dans ma tête 🙃. Merci pour cet article qui montre l’évolution et nous permet de ne pas se décourager.

  • chouette article, encore une fois ! je suis a peu pres a la meme progression que toi ! A la difference pres que moi j’ai toujours eu ‘envie’ d’avoir un potager, mais je n’avais pas le terrain pour. J’ai acheté la maison il y a bientot 3 ans, gros travaux, et cet été la, pas le temps d’autre chose, j’ai juste planté 2 ou 3 pieds de tomates et de potimarrons, juste pour dire que …. Coup de bol, j’avais choisi pour le faire un coin du jardin ou la Mamie d’avant jetait ses epluchures, ses cendres de cheminée, etc etc. Du coup, je me suis retrouvé avec un tresor de fertilité, accumulée la depuis des dizaines d’années !!! je me suis retrouvée avec des potimonsters, des trucs qui faisaient des kilometres de long, une production de dingue. Comme encouragement, on ne fait pas mieux ! Cette année, c’etait la 2eme vraie année de jardinage, et ca marche du tonnerre, alors qu’en vrai, je ne fais aps grand chose. Je laisse faire, surtout ! Je suis tellement reconnaissante a la vie et la Mamie d’avant, la dame qui vivait ici avant. Je ne l’ai jamais connue, et pourtant je pense a elle chaque fois que je vais ds mon jardin, et j’aime bien ce passage de relais aussi, entre 2 inconnues, qui travaillent et admirent le meme petit coin de terre.
    J’avais bcp aimé ton article sur l’atelier permaculture, le parallele avec la permaculture humaine, tout ca…. je pratique aussi, a mon petit niveau….
    Ah et puis un truc qui pourrait t’interesser : les patates ds la pelouse ! tu les poses sur le sol, pas besoin de faire des trous, et tu recouvres avec de la pelouse tondue, du compostage de surface, etc. tu rajoutes regulierement. Ca marche bien,e t ca permet de recolter facilement. Je vais faire ca l’année prochaine !
    bon jardinage !

  • C’est un article passionnant et j’aime particulièrement les graines qui germent pour dans 10 ans…
    Mon rapport aux plantes est assez alambiqué, je me suis auto-déclarée “main jaune” il y a plusieurs années, mais je me sens verdir en mûrissant…

  • Chouette article qui revient sur 2 ans de photos et commentaires partagés, ça fait une belle synthèse et ça te permet de voir toi-même toutes ces espèces plantées/semées.
    Pour la réussite ou l’échec cela peut dépendre bien sûr de la météo et des ravageurs de l’année (typiquement mes potirons ont eu beaucoup de mal avec le froid et ton potimarron est géant par rapport aux potirons de mon balcon) et puis je pense qu’on a aussi des affinités avec certaines espèces, on repère mieux leurs besoins et du coup on s’en sort mieux. Tu as raison, le principe ce n’est pas de devenir auto-suffisant mais d’avoir du plaisir à s’occuper de son jardin et à en récolter les “fruits”. Prochaine étape aussi peut-être le récupérateur d’eau de pluie? Je suis sûre que vous auriez tous des idées pour le décorer en plus!!

  • Hello,
    Concernant serre et semis, le pro du jardinage chez nous a fabriqué une mini serre en bois et plexiglas sur roulettes.
    Ça nous permet de réaliser nos semis.
    Si ça t’intéresse je pourrais te montrer

  • Le potager végétait depuis plusieurs années ( essentiellement des fraisiers et des topinambours, parce que ça pousse seul…). j’ai commandé mes graines chez la Ferme sainte Marthe ( c’est dans ma commune !) juste avant le premier confinement. Pas un gros rendement parce que je teste ce qu’on aime pour l’instant, mais quel plaisir pour les enfants et moi de récolter ! d’ailleurs, les petits pois n’ont pas le temps d’arriver jusqu’à la casserole, ils sont mangés crus dans le potager…
    Nous avons installé 4 carrés à un endroit plus adéquat, déménagé les fraisiers, semé quelques radis, carottes, choux, ails et oignons. Un carré sera réservé aux aromatiques, avec des grimpants ( petits pois et haricots). Il faut persévérer !

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